mardi 23 juillet 2024
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 493586 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2024:493586.20240723 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 1ère chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | SCP BUK LAMENT - ROBILLOT;PEISSE DUPICHOT LAGARDE BOTHOREL ET ASSOCIÉS |
Vu les procédures suivantes :
1° La société civile immobilière Closaf a demandé au tribunal administratif de Grenoble d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du 21 octobre 2019 par lequel le maire de Chamonix Mont-Blanc a délivré à la société à responsabilité limitée L'Administration immobilière (ADIM) un permis de démolir un chalet et un permis de construire deux chalets individuels et un garage enterré, ainsi que la décision du 10 février 2020 rejetant son recours gracieux. Par un jugement n° 2001770 du 29 janvier 2024, le tribunal administratif de Grenoble a rejeté cette demande.
Par une ordonnance n° 24LY00736 du 18 avril 2024, enregistrée le 19 avril 2024 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, le président de la cour administrative d'appel de Lyon a transmis au Conseil d'Etat, en application de l'article R. 351-2 du code de justice administrative, le pourvoi, enregistré le 14 mars 2024 au greffe de cette cour, présenté par la société Closaf.
Sous le n° 493586, par ce pourvoi et par un nouveau mémoire, enregistré le 6 mai 2024, la société Closaf demande au Conseil d'Etat :
1°) à titre principal, d'attribuer l'affaire à la cour administrative d'appel de Lyon ;
2°) à titre subsidiaire, d'annuler ce jugement et de renvoyer l'affaire au tribunal administratif de Grenoble ou, à défaut, réglant l'affaire au fond, de faire droit à sa demande ;
3°) de mettre à la charge de la société L'Administration immobilière la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
2° La société Closaf a demandé au tribunal administratif de Grenoble d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du 27 avril 2021 par lequel le maire de Chamonix Mont-Blanc a délivré à la société L'Administration immobilière (ADIM) un permis de démolir un chalet et un permis de construire deux chalets individuels et un garage enterré. Par un jugement n° 2105876 du 29 janvier 2024, le tribunal administratif de Grenoble a rejeté cette demande.
Par une ordonnance n° 24LY00737 du 18 avril 2024, enregistrée le 19 avril 2024 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, le président de la cour administrative d'appel de Lyon a transmis au Conseil d'Etat, en application de l'article R. 351-2 du code de justice administrative, le pourvoi, enregistré le 15 mars 2024 au greffe de cette cour, présenté par la société Closaf.
Sous le n° 493589, par ce pourvoi et par un nouveau mémoire, enregistré le 6 mai 2024, la société Closaf demande au Conseil d'Etat :
1°) à titre principal, d'attribuer l'affaire à la cour administrative d'appel de Lyon ;
2°) à titre subsidiaire, d'annuler ce jugement et de renvoyer l'affaire au tribunal administratif de Grenoble ou, à titre subsidiaire, réglant l'affaire au fond, de faire droit à sa demande ;
3°) de mettre à la charge de la société L'Administration immobilière la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces des dossiers ;
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de Mme Isabelle Tison, conseillère d'Etat,
- les conclusions de M. Thomas Janicot, rapporteur public ;
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Buk Lament, Robillot, avocat de la société Closaf ;
Considérant ce qui suit :
1. Les pourvois de la société Closaf contre les jugements du 29 janvier 2024 du tribunal administratif de Grenoble visés ci-dessus présentent à juger les mêmes questions. Il y a lieu de les joindre pour statuer par une seule décision.
2. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
3. Pour demander l'annulation des jugements qu'elle attaque, la société Closaf soutient que :
- à titre principal, le tribunal administratif n'ayant pas statué en premier et dernier ressort sur la légalité des décisions litigieuses, ses conclusions tendant à l'annulation de ces jugements revêtent le caractère d'un appel, qu'il y a lieu d'attribuer à la cour administrative d'appel de Lyon ;
- à titre subsidiaire, le tribunal administratif a, dans chacun de ces jugements, commis une erreur de droit au regard des articles L. 600-1-2 et L. 600-1-3 du code de l'urbanisme et a inexactement qualifié les faits de l'espèce, qu'elle a dénaturés, en jugeant qu'elle n'avait pas intérêt à agir contre les permis de démolir et les permis de construire délivrés à la société L'Administration immobilière, propriétaire du chalet dont la destruction a été autorisée, du terrain d'assiette des chalets en projet et des chalets voisins, alors, en premier lieu, qu'en tant qu'associée de cette société, elle a la qualité de propriétaire indivise des actifs immobiliers appartenant à celle-ci, en deuxième lieu, qu'elle a vocation à se voir attribuer un chalet par voie successorale et, en troisième lieu, qu'elle a la qualité d'occupante " par roulement familial " du chalet dont la démolition a été autorisée et de certains des chalets voisins.
4. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission des pourvois.
D E C I D E :
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Article 1er : Les pourvois de la société Closaf ne sont pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à la société civile immobilière Closaf.
Copie en sera adressée à la société à responsabilité limitée L'Administration immobilière et à la commune de Chamonix Mont-Blanc.
Délibéré à l'issue de la séance du 27 juin 2024 où siégeaient : Mme Gaëlle Dumortier, présidente de chambre, présidant ; M. Jean-Luc Nevache, conseiller d'Etat et Mme Isabelle Tison, conseillère d'Etat-rapporteure.
Rendu le 23 juillet 2024.
La présidente :
Signé : Mme Gaëlle Dumortier
La rapporteure :
Signé : Mme Isabelle Tison
Le secrétaire :
Signé : M. Mickaël Lemasson
N°s 493586, 493589
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026