mercredi 11 septembre 2024
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 493775 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2024:493775.20240911 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | Z |
| Formation | 3ème chambre |
Vu la procédure suivante :
M. B A a demandé au juge des référés du tribunal administratif de Montreuil, d'une part, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution des décisions du 8 novembre 2023 par lesquelles l'Office public de l'habitat (OPH) d'Aubervilliers l'a placé, en premier lieu, en congé pour maladie ordinaire à compter du 1er décembre 2022 avec demi-traitement en octobre et novembre 2023 et, en deuxième lieu, en disponibilité d'office pour raisons de santé avec demi-traitement à compter du 1er décembre 2023, d'autre part, d'enjoindre à l'Office de le placer en congé pour invalidité temporaire imputable au service à compter du 1er décembre 2022 avec toutes les conséquences y afférentes en matière de traitement et de prise en charge des frais de santé, sous astreinte de 100 euros par jours de retard à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir. Par une ordonnance n° 2314560 du 29 décembre 2023, la juge des référés du tribunal administratif de Montreuil a fait droit à sa demande.
Par une requête, enregistrée le 13 mars 2024, M. B A a demandé au même juge, au titre de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, d'enjoindre à l'OPH d'Aubervilliers de procéder au réexamen de sa situation dans un délai de trois jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 300 euros par jour de retard. Par une ordonnance n° 2403588 du 11 avril 2024, la juge des référés de ce tribunal a rejeté sa demande.
Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 25 avril et 7 mai 2024 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. A demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler cette ordonnance ;
2°) statuant en référé, de faire droit à sa demande ;
3°) de mettre à la charge de l'Office public de l'habitat (OPH) d'Aubervilliers la somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
En application des dispositions de l'article R. 822-5-1 du code de justice administrative, l'avocat de M. A a été informé par un courrier du 26 août 2024, notifié le 27 août 2024, que la décision du Conseil d'Etat était susceptible d'être prise en application de l'article R. 822-5 du même code.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux. ". Aux termes de l'article R. 822-5 du code : " () Lorsqu'ils sont dirigés contre une décision rendue en premier et dernier ressort, le président de la chambre peut décider par ordonnance de ne pas admettre : / () 3° Les pourvois manifestement dépourvus de fondement dirigés contre les ordonnances prises en application du livre V ".
2. Pour demander l'annulation de l'ordonnance qu'il attaque, M. A soutient que la juge des référés du tribunal administratif de Montreuil a commis une erreur de droit et dénaturé les pièces du dossier en jugeant qu'il n'avait pas fait état d'un élément nouveau, au sens de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, justifiant qu'il soit ordonné à l'OPH d'Aubervilliers d'exécuter l'ordonnance du 29 décembre 2023.
3. Il est manifeste que les moyens du pourvoi de M. A ne sont pas fondés. Dès lors, ce pourvoi, manifestement dépourvu de fondement au sens de l'article R. 822-5 du code de justice administrative, ne peut être admis.
O R D O N N E :
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Article 1er : Le pourvoi de M. A n'est pas admis.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.
Copie en sera adressée à l'Office public de l'habitat (OPH) d'Aubervilliers.
Fait à Paris, le 11 septembre 2024
Le Président : B VERCLYTTE
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le secrétaire du contentieux, par délégation :
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798
03/08/2026
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201
03/08/2026
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562
03/08/2026
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484
03/08/2026