mardi 11 mars 2025
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 494269 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2025:494269.20250311 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | Z |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | SELARL CHEYSSON MARCHADIER & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 15 mai 2024 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, l'association Agir pour l'environnement demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler la décision du 27 mars 2024 par laquelle le ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire a autorisé la mise sur le marché du produit phytopharmaceutique " MOVENTO " sur le fondement de l'article 53 du règlement (CE) N° 1107/2009 du 21 octobre 2009 ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 7 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par deux interventions, enregistrées les 1er octobre 2024 et 17 février 2025 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, la confédération générale des planteurs de betteraves, la fédération nationale des agriculteurs multiplicateurs de semences, l'union française des semenciers, le bureau national interprofessionnel du kiwi, l'union nationale des producteurs de pommes de terre, la fédération nationale des producteurs de plants de pommes de terre, la fédération nationale de producteurs de fruits, l'association nationale pommes poires, les producteurs de légumes de France et l'association nationale des producteurs de noisettes demandent que le Conseil d'Etat rejette la requête.
Par un mémoire en défense, enregistré le 15 janvier 2025 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, la ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire conclut au rejet de la requête.
Par un mémoire, enregistré le 4 février 2025 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, l'association Agir pour l'environnement déclare se désister purement et simplement de sa requête.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative ;
Considérant ce qui suit :
Sur la requête de l'association Agir pour l'environnement :
1. L'article R. 122-12 du code de justice administrative dispose que : " () les présidents de chambres peuvent () par ordonnance : 1°) Donner acte des désistements () ".
2. Le désistement de l'association Agir pour l'environnement est pur et simple et rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
Sur les interventions :
3. L'instance prenant fin par suite du désistement de l'association Agir pour l'environnement dont il est donné acte par la présente ordonnance, les interventions de la confédération générale des planteurs de betteraves, de la fédération nationale des agriculteurs multiplicateurs de semences, de l'union française des semenciers, du bureau national interprofessionnel du kiwi, de l'union nationale des producteurs de pommes de terre, de la fédération nationale des producteurs de plants de pommes de terre, de la fédération nationale de producteurs de fruits, de l'association nationale pommes poires, des producteurs de légumes de France et de l'association nationale des producteurs de noisettes sont devenues sans objet.
O R D O N N E :
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Article 1er : Il est donné acte du désistement de l'association Agir pour l'environnement.
Article 2 : Il n'y a pas lieu de statuer sur l'intervention de la confédération générale des planteurs de betteraves, de la fédération nationale des agriculteurs multiplicateurs de semences, de l'union française des semenciers, du bureau national interprofessionnel du kiwi, de l'union nationale des producteurs de pommes de terre, de la fédération nationale des producteurs de plants de pommes de terre, de la fédération nationale de producteurs de fruits, de l'association nationale pommes poires, des producteurs de légumes de France et de l'association nationale des producteurs de noisettes.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à l'association Agir pour l'environnement et à la confédération générale des planteurs de betteraves, à la fédération nationale des agriculteurs multiplicateurs de semences, à l'union française des semenciers, au bureau national interprofessionnel du kiwi, à l'union nationale des producteurs de pommes de terre, à la fédération nationale des producteurs de plants de pommes de terre, à la fédération nationale de producteurs de fruits, à l'association nationale pommes poires, aux producteurs de légumes de France et à l'association nationale des producteurs de noisettes.
Fait à Paris, le 11 mars 2025
Le Président : Stéphane VERCLYTTE
La République mande et ordonne à la ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le secrétaire du contentieux, par délégation :
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026