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AccueilJurisprudence administrativeN° 494392

Conseil d'État — Décision N° 494392

mardi 11 février 2025

JuridictionConseil d'État
SectionSection du Contentieux
N° Dossier494392
ECLIECLI:FR:CECHS:2025:494392.20250211
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Formation3ème chambre jugeant seule

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

M. A B a demandé au tribunal administratif de Pau de condamner la commune de Cambo-les-Bains à lui verser la somme de 60 000 euros en réparation des préjudices subis du fait de l'illégalité de son licenciement pour suppression de poste. Par un jugement n° 1901088 du 8 février 2022, le tribunal administratif de Pau a rejeté sa demande.

Par un arrêt n° 22BX00832 du 19 mars 2024, la cour administrative d'appel de Bordeaux a rejeté l'appel formé par M. B contre ce jugement.

Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 21 mai et 20 août 2024 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. B demande au Conseil d'Etat :

1°) d'annuler cet arrêt ;

2°) réglant l'affaire au fond, de faire droit à sa demande ;

3°) de mettre à la charge de la commune de Cambo-les-Bains la somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code général des collectivités territoriales ;

- le code du travail ;

- le code de justice administrative ;

Après avoir entendu en séance publique :

- le rapport de Mme Christine Allais, conseillère d'Etat en service extraordinaire,

- les conclusions de M. Thomas Pez-Lavergne, rapporteur public ;

La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SARL Thouvenin, Coudray, Grevy, avocat de M. A B ;

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".

2. Pour demander l'annulation de l'arrêt qu'il attaque, M. B soutient que la cour administrative d'appel de Bordeaux a :

- dénaturé les pièces du dossier et commis une erreur de droit en jugeant qu'il ne remplissait pas en totalité ses fonctions dans un service transféré à la communauté de communes d'Errobi et relevait ainsi du quatrième et non du deuxième alinéa de l'article L. 5211-4-1 du code général des collectivités territoriales, pour en déduire que le maire de Cambo-les-Bains avait compétence pour prononcer son licenciement ;

- dénaturé les pièces du dossier et commis une erreur de droit en jugeant que la communauté de communes d'Errobi et la commune de Cambo-les-Bains avaient pu légalement, toutes deux, lui proposer un contrat et que celui proposé par la communauté de communes se rapportant à l'enseignement musical avait repris les clauses substantielles de son ancien contrat à durée indéterminée conclu avec la commune, pour en déduire qu'il n'avait pas été privé de la possibilité de se prévaloir des dispositions de l'article L. 1224-3-1 du code du travail.

3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.

D E C I D E :

--------------

Article 1er : Le pourvoi de M. B n'est pas admis.

Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. A B.

Copie en sera adressée à la commune de Cambo-les-Bains.

Délibéré à l'issue de la séance du 30 janvier 2025 où siégeaient : M. Stéphane Verclytte, président de chambre, présidant ; Mme Sylvie Pellissier, conseillère d'Etat et Mme Christine Allais, conseillère d'Etat en service extraordinaire-rapporteure.

Rendu le 11 février 2025.

Le président :

Signé : M. Stéphane Verclytte

La rapporteure :

Signé : Mme Christine Allais

La secrétaire :

Signé : Mme Nathalie Martinez-Casanova

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