vendredi 25 juillet 2025
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 495523 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2025:495523.20250725 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 10ème chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | SAS BOULLOCHE, COLIN, STOCLET ET ASSOCIÉS |
Vu la procédure suivante :
M. C B et Mme A B ont demandé au tribunal administratif de Paris d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du 8 juillet 2022 par lequel la maire de Paris a délivré un permis de construire à M. D E pour la construction d'un immeuble d'habitation, après démolition totale des constructions existantes, sur une parcelle située dans le 13ème arrondissement de Paris, ensemble la décision implicite rejetant leur recours gracieux formé contre cet arrêté.
Par un jugement n° 2300421 du 20 décembre 2023, le tribunal administratif de Paris a rejeté leur demande.
Par une ordonnance n° 24PA00830 du 24 juin 2024, enregistrée le 27 juin 2024 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, la présidente de la cour administrative d'appel de Paris a transmis au Conseil d'Etat, en application de l'article R. 351-2 du code de justice administrative, le pourvoi, enregistré le 19 février 2024 au greffe de cette cour, présenté par M. et Mme B.
Par ce pourvoi et un nouveau mémoire, enregistré le 8 octobre 2024 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. et Mme B demandent au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler le jugement du 20 décembre 2023 du tribunal administratif de Paris ;
2°) réglant l'affaire au fond, de faire droit à leur demande ;
3°) de mettre à la charge de la ville de Paris et de M. E la somme de 4 000 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de M. Philippe Bachschmidt, maître des requêtes en service extraordinaire,
- les conclusions de M. Frédéric Puigserver, rapporteur public ;
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SAS Boulloche, Colin, Stoclet et associés, avocat de M. et Mme B ;
Une note en délibéré, enregistrée le 22 mai 2025, a été présentée par M. et Mme B.
Considérant ce qui suit :
1.Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2.Pour demander l'annulation du jugement du tribunal administratif de Paris qu'ils attaquent, M. et Mme B soutiennent qu'il est entaché :
- d'erreur de droit, de dénaturation de pièces du dossier et d'insuffisance de motivation en ce qu'il écarte le moyen tiré de ce que le dossier de demande était entaché d'insuffisances et d'incohérences susceptibles d'avoir faussé l'appréciation portée par l'autorité compétente sur la conformité du projet à la réglementation applicable, et en particulier à l'article UG.7.1 du règlement du plan local d'urbanisme (PLU) relatif à l'implantation des constructions par rapport aux limites séparatives ;
- d'erreur de droit en ce qu'il écarte le moyen tiré de l'existence d'une atteinte grave aux conditions d'éclairement, en méconnaissance du même article UG.7.1 du règlement du PLU ;
- de dénaturation des pièces du dossier en ce qu'il écarte le moyen tiré de la méconnaissance du deuxième alinéa du même article UG.7.1 du règlement du PLU, imposant une implantation en limite séparative des parties de construction à édifier en bordure de voie ;
- d'insuffisance de motivation en ce qu'il ne précise pas en quoi les modifications apportées au projet n'étaient pas susceptibles d'exercer une influence sur les avis recueillis en application de l'article R. 423-50 du code de l'urbanisme ;
- d'erreur de droit en ce qu'il juge que les modifications apportées au projet n'étaient pas susceptibles d'exercer une influence sur les avis ainsi recueillis alors que tous les plans avaient été modifiés ;
- de dénaturation des pièces du dossier en ce qu'il estime que le dossier de demande de permis était complet ;
- d'erreur de droit ce qu'il juge que le projet ne méconnaît pas les dispositions de l'article UG 6.1 du règlement du PLU.
3.Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
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Article 1er : Le pourvoi de M. et Mme B n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. C B et Mme A B.
Copie en sera adressée à M. D E et à la ville de Paris.
Délibéré à l'issue de la séance du 22 mai 2025 où siégeaient : M. Bertrand Dacosta, président de chambre, présidant ; Mme Rozen Noguellou, conseillère d'Etat et M. Philippe Bachschmidt, maître des requêtes en service extraordinaire-rapporteur.
Rendu le 25 juillet 2025.
Le président :
Signé : M. Bertrand Dacosta
Le rapporteur :
Signé : M. Philippe Bachschmidt
La secrétaire :
Signé : Mme Marie-Léandre Monnerville
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026