LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° 496142

Conseil d'État — Décision N° 496142

mardi 8 octobre 2024

JuridictionConseil d'État
SectionSection du Contentieux
N° Dossier496142
ECLIECLI:FR:CECHS:2024:496142.20241008
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Formation7ème chambre jugeant seule
Avocat requérantSCP GASCHIGNARD, LOISEAU, MASSIGNON

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

M. A B a demandé au juge des référés du tribunal administratif de Pau d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision du 29 avril 2024 par laquelle le président de la chambre des métiers et de l'artisanat de Nouvelle-Aquitaine l'a révoqué.

Par une ordonnance n° 2401536 du 4 juillet 2024, la juge des référés du tribunal administratif de Pau a fait droit à sa demande.

Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 19 juillet et 5 août 2024 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, la chambre des métiers et de l'artisanat de Nouvelle-Aquitaine demande au Conseil d'Etat :

1°) d'annuler cette ordonnance ;

2°) de mettre à la charge de M. B la somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code général de la fonction publique ;

- la loi n° 52-1311 du 10 décembre 1953 ;

- le statut du personnel des chambres des métiers et de l'artisanat ;

- le code de justice administrative ;

Après avoir entendu en séance publique :

- le rapport de Mme Céline Boniface, maîtresse des requêtes en service extraordinaire,

- les conclusions de M. Marc Pichon de Vendeuil, rapporteur public ;

La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Gaschignard, Loiseau, Massignon, avocat de la chambre des métiers et de l'artisanat de Nouvelle-Aquitaine ;

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".

2. Pour demander l'annulation de l'ordonnance qu'elle attaque, la chambre des métiers et de l'artisanat de Nouvelle-Aquitaine soutient que la juge des référés du tribunal administratif de Pau a :

- entaché son ordonnance d'irrégularité en omettant de mentionner la date de l'audience publique au terme de laquelle elle a été rendue en méconnaissance de l'article R. 741 2 du code de justice administrative ;

- commis une erreur de droit, insuffisamment motivé son ordonnance et dénaturé les faits de l'espèce en jugeant que les conséquences de la décision attaquée sur la situation de M. B étaient de nature à regarder la condition d'urgence prévue par l'article L. 521-1 du code de justice administrative comme remplie ;

- commis une erreur de droit et dénaturé les faits de l'espèce en estimant, pour juger que la condition d'urgence était remplie, que l'administration disposait d'un éventail de mesures autres que la révocation pour s'opposer à ce que M. B reprenne ses fonctions ;

- commis une erreur de droit en se fondant sur les dispositions de l'article L. 533-1 du code général de la fonction publique, qui lui sont inapplicables, pour estimer que son directeur disposait d'un éventail de sanctions de nature et de portée différentes de celles de la révocation ;

- commis une erreur de droit en prenant en compte une difficulté organisationnelle pour apprécier le caractère fautif du comportement de M. B à l'égard d'autres agents ;

- commis une erreur de droit et insuffisamment motivé son ordonnance en jugeant que le moyen tiré du caractère disproportionné de la sanction de révocation était de nature à faire naitre un doute sérieux sur la légalité de la décision litigieuse ;

- dénaturé les faits de l'espèce en estimant que l'enquête interne n'avait porté que sur les cinq personnes s'étant plaintes du comportement de M. B.

- dénaturé les faits de l'espèce en estimant que la difficulté relationnelle de M. B avec plusieurs agents provenait de l'organisation des services ;

- dénaturé les faits de l'espèce en estimant qu'il ne résultait pas de l'instruction que le comportement de M. B soit constitutif d'un harcèlement ciblé et répétitif ;

- dénaturé les faits de l'espèce en estimant que le moyen tiré du caractère disproportionné de la sanction infligée à M. B était de nature à faire naitre un doute sérieux sur la légalité de la décision litigieuse.

3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.

D E C I D E :

--------------

Article 1er : La requête de la chambre des métiers et de l'artisanat de Nouvelle-Aquitaine.

Article 2 : La présente décision sera notifiée à la chambre des métiers et de l'artisanat de Nouvelle-Aquitaine.

Copie en sera adressée à M. A B.

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions