LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° 497656

Conseil d'État — Décision N° 497656

mercredi 31 décembre 2025

JuridictionConseil d'État
SectionSection du Contentieux
N° Dossier497656
ECLIECLI:FR:CECHS:2025:497656.20251231
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation10ème chambre jugeant seule
Avocat requérantSARL THOUVENIN, COUDRAY, GREVY

Texte intégral

Vu les procédures suivantes :

1° M. D... J..., Mme K... J... et Mme G... J... ont demandé au tribunal administratif de Cergy-Pontoise, d’une part, d’annuler pour excès de pouvoir la décision implicite née le 30 juillet 2023 par laquelle le maire de Clamart (Hauts-de-Seine) a refusé de constater la caducité du permis de construire un immeuble de 9 logements, situé 9-11 sentier des Montquartiers, qu’il avait délivré le 21 septembre 2017 à la SCCV « Le Hameau des Montquartiers » et, d’autre part, d’enjoindre au maire de constater la caducité du permis de construire. Par un jugement n° 2313103 du 16 juillet 2024, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé cette décision et enjoint au maire de Clamart de constater la caducité du permis de construire.

Sous le n° 497656, par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire enregistrés les 9 septembre et 9 décembre 2024 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, la SCCV « Le Hameau des Montquartiers » demande au Conseil d'Etat :

1°) d’annuler ce jugement ;

2°) réglant l’affaire au fond, de rejeter la demande ;

3°) de mettre à la charge solidaire de M. J... et autres la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.


2°) Mme I... B..., M. F... B..., Mme A... C..., M. L... C..., Mme M... E... et M. H... E... ont demandé au tribunal administratif de Cergy-Pontoise, d’une part, d’annuler pour excès de pouvoir la décision implicite née le 30 juillet 2023 par laquelle le maire de Clamart (Hauts-de-Seine) a refusé de constater la caducité du permis de construire un immeuble de 9 logements, situé 9-11 sentier des Montquartiers, qu’il avait délivré le 21 septembre 2017 à la SCCV « Le Hameau des Montquartiers » et, d’autre part, d’enjoindre au maire de constater la caducité du permis de construire. Par un jugement n° 2313370 du 16 juillet 2024, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé cette décision et enjoint au maire de Clamart de constater la caducité du permis de construire.


Sous le n° 497658, par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire enregistrés les 9 septembre et 9 décembre 2024 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, la SCCV « Le Hameau des Montquartiers » demande au Conseil d'Etat :

1°) d’annuler ce jugement ;

2°) réglant l’affaire au fond, de rejeter la demande ;

3°) de mettre à la charge solidaire de Mme B... et autres la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.





…………………………………………………………………………




Vu les autres pièces des dossiers ;

Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative ;

Après avoir entendu en séance publique :

- le rapport de M. Renaud Vedel, conseiller d'Etat,


- les conclusions de M. Frédéric Puigserver, rapporteur public ;

La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Piwnica & Molinié, avocat de M. D... J..., de Mme G... J... et de Mme K... J... et à la SCP Piwnica & Molinié, avocat de M. F... B..., de Mme I... B..., de M. L... C..., de Mme A... C..., de M. H... pierre-André E... et de Mme M... E... ;




Considérant ce qui suit :

1.
Les pourvois visés ci-dessus présentent à juger les mêmes questions. Il y a lieu de les joindre pour statuer par une seule décision.

2.
Il ressort du dossier soumis aux juges du fond que, d’une part, Mme B... et autres et, d’autre part, M. J... et autres, ont demandé au tribunal administratif de Cergy-Pontoise d’annuler pour excès de pouvoir les décisions du 30 juillet 2023 par laquelle le maire de Clamart a implicitement refusé de constater la péremption du permis de construire délivré le 21 septembre 2017 à la SCCV "Le Hameau des Montquartiers". Cette dernière se pourvoit en cassation contre les jugements n° 2313103 et n° 2313370 du 16 juillet 2024 par lequel le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé ces décisions et a enjoint au maire de la commune de constater la caducité du permis de construire.

3.
D’une part, aux termes de l'article R.* 424-17 du code de l'urbanisme : « Le permis de construire, d'aménager ou de démolir est périmé si les travaux ne sont pas entrepris dans le délai de trois ans à compter de la notification mentionnée à l'article R. 424-10 ou de la date à laquelle la décision tacite est intervenue. / Il en est de même si, passé ce délai, les travaux sont interrompus pendant un délai supérieur à une année. / (…) ». La péremption instituée par ces dispositions est acquise par le laps du temps qu’elles prévoient lorsque les travaux autorisés n’ont pas été entrepris ou ont été interrompus, sans que soit nécessaire l’intervention d’une décision de l’autorité qui a délivré.

4.
Le délai prévu à l’article R.* 424-17 est interrompu lorsqu’un fait imputable à l’administration est de nature à empêcher la réalisation ou la poursuite des travaux. Ce dernier court à nouveau dans son intégralité à compter de la date à laquelle le fait de l’administration cesse de produire ses effets.

5.
D’autre part, selon le premier alinéa de l'article R.* 424-19 du même code : « En cas de recours devant la juridiction administrative contre le permis (…) ou de recours devant la juridiction civile en application de l'article L. 480-13, le délai de validité prévu à l'article R. 424-17 est suspendu jusqu'au prononcé d'une décision juridictionnelle irrévocable ». Il résulte de ces dispositions qu’en cas de recours contentieux contre un permis de construire, le délai à l'issue duquel le permis est périmé en l'absence d'engagement des travaux dans le délai prévu à l'article R.* 424-17 du même code, prorogé le cas échéant dans les conditions prévues aux articles R.* 424-21 et R.* 424-23 de ce code, est suspendu jusqu'à la date à laquelle la décision juridictionnelle rendue sur ce recours devient irrévocable.

6.
Il ressort des pièces du dossier soumis aux juges du fond que le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté, par un jugement du 19 juin 2020, devenu irrévocable, en l'absence de recours, les demandes d’annulation pour excès de pouvoir du permis de construire délivré à la société SCCV « Le Hameau des Montquartiers », d’une validité de trois ans, qui lui avait été notifié le 21 septembre 2017. Après la reprise du délai de péremption, le maire de la commune de Clamart a, par les décisions en litige, nées le 30 juillet 2023, refusé de constater la caducité de ce permis de construire.

7.
En jugeant que l’abrogation par l’arrêté du 7 février 2023 du président de l’établissement public territorial Vallée Sud Grand Paris de la permission de voirie, ayant pour objet d’autoriser le stationnement des bennes nécessaires à l’évacuation des terres excavées pour les besoins du chantier entrepris pour la société SCCV « Le Hameau des Montquartiers », que cet établissement public lui avait initialement délivrée, sur son domaine, pour la période du 2 janvier au 31 mars 2023, afin de lui permettre de poursuivre ses travaux en vue de la construction d’immeuble, constituait un simple aléa de chantier alors qu’il constituait un fait de l’administration susceptible d’interrompre le délai de péremption du permis de construire en litige, le tribunal a commis une erreur de droit.

8.
Il résulte de ce qui précède que la SCCV "Le Hameau des Montquartiers" est fondée à demander l’annulation du jugement qu’elle attaque.

9.
Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge solidaire, d’une part de M. J... et autres et, d’autre part, de Mme B... et autres, la somme de 1 500 euros à verser chacun à la SCCV "Le Hameau des Montquartiers", au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Ces mêmes dispositions font obstacle à ce qu’une somme soit mise à ce titre à la charge de la SCCV "Le Hameau des Montquartiers" qui n’est pas, dans la présente instance, la partie perdante.




D E C I D E :
--------------

Article 1er : Le jugement du tribunal administratif de Cergy-Pontoise du 16 juillet 2024 est annulé.

Article 2 : L’affaire est renvoyée au tribunal administratif de Cergy-Pontoise.

Article 3 : M. J... et autres, d’une part, et Mme B... et autres, d’autre part, verseront chacun solidairement à la SCCV "Le Hameau des Montquartiers" une somme de 1 500 euros, au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Les conclusions présentées, d’une part, par M. J... et autres et, d’autre part, par Mme B... et autres au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 5 : La présente décision sera notifiée à la SCCV "Le Hameau des Montquartiers", à la Commune de Clamart, à M. D... J..., premier défendeur dénommé, et à Mme I... B..., première défenderesse dénommée.
Délibéré à l'issue de la séance du 4 décembre 2025 où siégeaient : M. Bertrand Dacosta, président de chambre, présidant ; M. Olivier Yeznikian, conseiller d'Etat et M. Renaud Vedel, conseiller d'Etat-rapporteur.

Rendu le 31 décembre 2025.

Le président :
Signé : M. Bertrand Dacosta


Le rapporteur :
Signé : M. Renaud Vedel

La secrétaire :
Signé : Mme Marie-Léandre Monnerville



Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions