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AccueilJurisprudence administrativeN° 497884

Conseil d'État — Décision N° 497884

mardi 19 novembre 2024

JuridictionConseil d'État
SectionSection du Contentieux
N° Dossier497884
ECLIECLI:FR:CECHS:2024:497884.20241119
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationZ
Formation3ème chambre

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

M. A B a demandé au juge des référés du tribunal administratif de Mayotte, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, d'une part, de suspendre la décision du maire de Mamoudzou du 15 mai 2024 prononçant son licenciement pour insuffisance professionnelle, d'autre part, d'enjoindre à la commune de Mamoudzou de le réintégrer et de régulariser sa situation, enfin, de condamner la commune de Mamoudzou à lui verser la somme de 30 000 euros en réparation du préjudice subi. Par une ordonnance n° 2401423 du 29 août 2024, le juge des référés du tribunal administratif de Mayotte a rejeté sa demande.

Par un pourvoi et un nouveau mémoire, enregistrés les 13 et 19 septembre 2024 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. B demande au Conseil d'Etat :

1°) d'annuler cette ordonnance ;

2°) statuant en référé, de faire droit à sa demande.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu le code de justice administrative ;

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ". Aux termes du troisième alinéa de l'article R. 822-5 de ce même code : " Lorsque le pourvoi est irrecevable pour défaut de ministère d'avocat (), le président de la chambre peut décider par ordonnance de ne pas l'admettre ".

2. Aux termes de l'article R. 821-3 de ce même code : " Le ministère d'un avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation est obligatoire pour l'introduction, devant le Conseil d'Etat, des recours en cassation, à l'exception de ceux dirigés contre les décisions des juridictions de pension ". En vertu du deuxième alinéa de l'article R. 612-1 de ce même code, des conclusions présentées en méconnaissance de cette obligation, lorsqu'elle a été mentionnée dans la notification de la décision contestée, peuvent être rejetées sans demande de régularisation préalable.

3. Le pourvoi de M. B tend à l'annulation de l'ordonnance n° 2401423 du 29 août 2024 par laquelle le juge des référés du tribunal administratif de Mayotte a rejeté sa demande tendant, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, d'une part, à la suspension de l'exécution de la décision du maire de Mamoudzou du 15 mai 2024 prononçant son licenciement pour insuffisance professionnelle, d'autre part, à ce qu'il soit enjoint à la commune de Mamoudzou de le réintégrer et de régulariser sa situation et, enfin, à ce que la commune de Mamoudzou soit condamnée à lui verser la somme de 30 000 euros en réparation du préjudice subi. Aucun texte ne dispense un tel pourvoi en cassation de l'obligation du ministère d'avocat. Or, le pourvoi de M. B n'a pas été présenté par un avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation, alors que la notification de la décision attaquée faisait mention de cette obligation. Dès lors, son pourvoi n'est pas recevable et ne peut être admis.

O R D O N N E :

--------------------

Article 1er : Le pourvoi de M. B n'est pas admis.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Copie en sera adressée à la commune de Mamoudzou.

Fait à Paris, le 19 novembre 2024

Le Président : Stéphane VERCLYTTE

La République mande et ordonne à la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour le secrétaire du contentieux, par délégation :

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