jeudi 26 juin 2025
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 498056 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2025:498056.20250626 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 2ème chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | SCP GUÉRIN - GOUGEON |
Vu la procédure suivante :
Par un jugement n° 2108896 du 26 juillet 2022, le tribunal administratif de Strasbourg a annulé la décision du 6 juillet 2021 par laquelle la préfète du Bas-Rhin a opposé un refus à la demande d'agrément présentée par la société Jet 51 relatif à l'initiation et à la randonnée encadrée en véhicule nautique à moteur sur le Rhin, entre les points kilométriques 171,00 et 352,07.
Par un arrêt n° 22NC02447 du 23 juillet 2024, la cour administrative d'appel de Nancy a annulé ce jugement et rejeté la demande d'annulation de la décision préfectorale.
Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 23 septembre et 18 décembre 2024 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, la société Jet 51 demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler cet arrêt ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la convention révisée pour la navigation sur le Rhin du 17 octobre 1868 ;
- le code des transports ;
- le règlement de police pour la navigation sur le Rhin ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de Mme Sophie-Caroline de Margerie, conseillère d'Etat,
- les conclusions de M. Clément Malverti, rapporteur public,
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Guérin - Gougeon, avocat de la société Jet 51 ;
Considérant ce qui suit :
1.Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2.Pour demander l'annulation de l'arrêt qu'elle attaque, la société Jet 51 soutient que la cour administrative d'appel de Nancy a :
- dénaturé la décision de la préfète du Bas-Rhin en estimant que son refus était fondé sur la circonstance que son dirigeant ne disposait pas d'une patente du Rhin ou d'un certificat équivalent pour accompagner des élèves en situation d'apprentissage ;
- statué selon une procédure irrégulière et commis une erreur de droit en soulevant d'office, et sans la mettre en mesure de présenter ses observations, le moyen, qui n'était pas d'ordre public, tiré de ce que le titre français de moniteur ne pouvait être regardé comme un certificat de conduite au sens de l'article 1.02 du règlement relatif au personnel de la navigation sur le Rhin ;
- commis une erreur de droit ou, à tout le moins, dénaturé les faits et pièces du dossier en estimant que le titre de son dirigeant ne pouvait être regardé comme un certificat de conduite au sens de l'article 1.02 de ce règlement, alors même qu'il était constant que ce diplôme l'autorisait, en tant que moniteur, à accompagner un maximum de quatre véhicules nautiques à moteur ;
- commis une erreur de droit en écartant le moyen tiré de ce que la préfète du Bas-Rhin avait méconnu les dispositions de l'article 10 du décret du 2 août 2007 relatif au permis de conduire des bateaux de plaisance à moteur et l'arrêté du 1er avril 2008 relatif à l'initiation et à la randonnée encadrées en véhicule nautique à moteur en fondant son refus d'agrément sur l'absence d'aptitude à la navigation des clients de la société et, par surcroît, en se fondant par référence à d'autres motifs, qui concernaient exclusivement le titre de son dirigeant ;
- omis de répondre à ce moyen, soulevé en première instance, et méconnu les dispositions de l'article R. 741-2 du code de justice administrative en ne visant pas le décret et l'arrêté précités.
3.Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
--------------
Article 1er : Le pourvoi de la société Jet 51 n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à la société Jet 51.
Copie en sera adressée au ministre de l'aménagement du territoire et de la décentralisation.
Délibéré à l'issue de la séance du 5 juin 2025 où siégeaient : M. Nicolas Boulouis, président de chambre, présidant ; M. Jean-Yves Ollier, conseiller d'Etat et Mme Sophie-Caroline de Margerie, conseillère d'Etat-rapporteure.
Rendu le 26 juin 2025.
Le président :
Signé : M. Nicolas Boulouis
La rapporteure :
Signé : Mme Sophie-Caroline de Margerie
La secrétaire :
Signé : Mme Sandrine Mendy
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026