mercredi 30 juillet 2025
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 498167 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2025:498167.20250730 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4ème chambre jugeant seule |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire en réplique, enregistrés les 28 septembre et 29 novembre 2024 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, l'Association pour l'égal accès aux emplois publics et la défense de la méritocratie républicaine demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler pour excès de pouvoir les articles 4 à 23 du décret n° 2021-239 du 3 mars 2021 instituant des modalités d'accès à certaines écoles de service public et relatif aux cycles de formation y préparant ;
2°) d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du Premier ministre du 12 septembre 2024 autorisant l'ouverture des concours d'entrée à l'Institut national du service public pour la voie générale et pour la voie " Orient " pour l'année 2025, en tant qu'il autorise l'ouverture d'un deuxième concours externe.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- l'ordonnance n° 2021-238 du 3 mars 2021 ;
- la loi n° 2025-269 du 24 mars 2025 ;
- le décret n° 2023-30 du 25 janvier 2023 ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de M. Aurélien Gloux-Saliou, maître des requêtes,
- les conclusions de M. Jean-François de Montgolfier, rapporteur public ;
Considérant ce qui suit :
1. L'Association pour l'égal accès aux emplois publics et la défense de la méritocratie républicaine demande l'annulation pour excès de pouvoir des articles 4 à 23 du décret du 3 mars 2021 instituant des modalités d'accès à certaines écoles de service public et relatif aux cycles de formation y préparant, ainsi que de l'arrêté du 12 septembre 2024, pris en application de ce décret, autorisant l'ouverture des concours d'entrée à l'Institut national du service public pour la voie générale et pour la voie " Orient " pour l'année 2025, en tant qu'il ouvre un deuxième concours externe pour la voie générale.
Sur les conclusions à fin d'annulation des articles 4 à 23 du décret du 3 mars 2021 :
2. Le décret attaqué a été publié au Journal officiel de la République française du 4 mars 2021. Par suite, le Premier ministre est fondé à soutenir que les conclusions tendant à l'annulation de ses articles 4 à 23, présentées par l'association requérante le 28 septembre 2024, sont tardives et, par suite, irrecevables.
Sur les conclusions dirigées contre l'arrêté du 12 septembre 2024 en tant qu'il ouvre, au titre de la voie générale, un deuxième concours externe d'entrée à l'Institut national du service public pour l'année 2025 :
3. D'une part, aux termes du premier alinéa de l'article 1er de l'ordonnance du 3 mars 2021 favorisant l'égalité des chances pour l'accès à certaines écoles de service public, dans sa rédaction résultant de la loi du 24 mars 2025 visant à proroger le dispositif d'expérimentation favorisant l'égalité des chances pour l'accès à certaines écoles de service public : " A titre expérimental, jusqu'au 31 août 2028, un concours externe spécial est ouvert pour l'accès à certaines écoles ou certains organismes assurant la formation de fonctionnaires ou de militaires. " Conformément au II de l'article 1er de la même loi, ces dispositions ont été rendues applicables, à titre rétroactif, aux concours ouverts à compter du 1er août 2024.
4. D'autre part, aux termes du premier alinéa de l'article 6 du décret du 3 mars 2021 instituant des modalités d'accès à certaines écoles de service public et relatif aux cycles de formation y préparant, dans sa rédaction résultant du décret du 25 janvier 2023 relatif aux conditions d'accès et aux formations à l'Institut national du service public : " Pour l'entrée à l'Institut national du service public, le concours externe spécial mentionné à l'article 1er de l'ordonnance du 3 mars 2021 susvisée prend la forme d'un deuxième concours externe. " Aux termes du premier alinéa de l'article 8 de ce même décret : " Le nombre de places offertes au deuxième concours externe est fixé par l'arrêté prévu au premier alinéa de l'article 6 du décret n° 2023-30 du 25 janvier 2023 () ". Aux termes du premier alinéa de l'article 6 du décret du 25 janvier 2023 : " Un arrêté du Premier ministre ouvre chacun des concours mentionnés à l'article 2 () ", au nombre desquels figure le concours externe.
5. L'association requérante soutient que l'arrêté du 12 septembre 2024 attaqué ne peut, faute de base légale, autoriser l'ouverture, au titre de l'année 2025, d'un deuxième concours externe d'entrée à l'Institut national du service public, dont les épreuves doivent se dérouler en 2025, dès lors que l'organisation d'un tel concours, prévue à titre expérimental à l'article 1er de l'ordonnance du 3 mars 2021, ne pouvait avoir lieu, aux termes de cet article, après le 31 décembre 2024. Toutefois, ainsi qu'il a été rappelé au point 3, il résulte du II de l'article 1er de la loi du 24 mars 2025 que les concours ouverts, dans le cadre de l'expérimentation instituée par l'ordonnance du 3 mars 2021, à compter du 1er août 2024 se voient appliquer, à titre rétroactif, les dispositions de l'article 1er de cette ordonnance dans leur rédaction issue de cette loi, selon lesquelles des concours externes spéciaux pour l'accès à certaines écoles ou organismes assurant la formation de fonctionnaires ou de militaires sont, à titre expérimental, ouverts jusqu'au 31 août 2028. Ainsi, le moyen tiré de ce que l'ouverture pour l'année 2025 d'un deuxième concours externe d'entrée à l'Institut national du service public est dépourvue de base légale ne peut qu'être écarté.
6. Il résulte de ce qui précède que l'association requérante n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté qu'elle attaque.
D E C I D E :
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Article 1er : La requête de l'Association pour l'égal accès aux emplois publics et la défense de la méritocratie républicaine est rejetée.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à l'Association pour l'égal accès aux emplois publics et la défense de la méritocratie républicaine et au Premier ministre.
Copie en sera adressée au ministre de l'action publique, de la fonction publique et de la simplification et à l'Institut national du service public.MJK6UKI9
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026