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AccueilJurisprudence administrativeN° 498806

Conseil d'État — Décision N° 498806

lundi 28 avril 2025

JuridictionConseil d'État
SectionSection du Contentieux
N° Dossier498806
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationZ
FormationFormation spécialisée

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 8 novembre 2024 au secrétariat du contentieux du Conseil d’Etat, M. A... B... demande au Conseil d’Etat de vérifier si des techniques de renseignement ont été irrégulièrement mises en œuvre à son égard.

Par une lettre du 27 novembre 2024, M. B... a été invité à régulariser sa requête dans un délai de 15 jours à compter de la réception de cette lettre.


Vu les autres pièces du dossier ;


Vu :
- le code de la sécurité intérieure ;
- le code de justice administrative ;


Considérant ce qui suit :

En vertu des dispositions combinées des articles R. 122-12 et R. 773-19 du code de justice administrative, le président de la formation spécialisée de la section du contentieux du Conseil d’Etat peut rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens. Aux termes de l’article R. 773-31 du même code : « Dans les cas visés par l'article R. 773-30, le Conseil d'Etat est saisi par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et les demandes de vérification de mise en œuvre de techniques de renseignement sollicitées. Elle contient également soit la notification de l'information prévue à l'article L. 833-4 du code de la sécurité intérieure soit la justification de la mise en œuvre préalable de la procédure prévue à ce même article. ». Aux termes du dernier alinéa de l’article R. 612-1 : « La demande de régularisation mentionne que, à défaut de régularisation, les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l’expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l’information prévue à l’article R. 611-7 ».

Il ressort des pièces du dossier que M. B..., bien qu’invité, par lettre du 27 novembre 2024 régulièrement notifiée à la date du 30 novembre 2024, à régulariser sa requête en produisant soit la notification de l'information prévue à l'article L. 833-4 du code de la sécurité intérieure soit la justification de la mise en œuvre préalable de la procédure prévue à ce même article, n’a pas répondu à cette demande dans le délai de 15 jours qui lui était imparti. Il s’en suit que sa requête est manifestement irrecevable et doit, à ce titre, être rejetée.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....


Fait à Paris, le 28 avril 2025


Signé : R. SCHWARTZ


La République mande et ordonne au Premier ministre, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
Pour la secrétaire du contentieux,
par délégation :




V. CERANDON-MERLOT

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