LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° 498875

Conseil d'État — Décision N° 498875

lundi 23 juin 2025

JuridictionConseil d'État
SectionSection du Contentieux
N° Dossier498875
ECLIECLI:FR:CECHS:2025:498875.20250623
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Formation6ème chambre jugeant seule
Avocat requérantSCP MARLANGE, DE LA BURGADE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Mme B C et MM. A, Joseph et Pascal C ont demandé au tribunal administratif de Nantes d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du 22 mai 2019 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique a déclaré d'utilité publique le projet de zone d'aménagement concerté dit D, situé sur le territoire de la commune d'Ancenis-Saint-Géréon, et a autorisé la société Loire-Atlantique Développement à acquérir, soit à l'amiable, soit par voie d'expropriation, les immeubles nécessaires à cette opération.

Par un jugement n° 1910393 du 9 février 2023, le tribunal administratif a rejeté leur demande.

Par un arrêt n° 23NT01092 du 13 septembre 2024, la cour administrative d'appel de Nantes, sur appel de M. A C et autres, a sursis à statuer sur les conclusions aux fins d'annulation jusqu'à l'expiration d'un délai de neuf mois, imparti à la commune et à la société Loire-Atlantique Développement pour produire un avis de l'autorité environnementale conforme aux modalités définies aux points 38 à 43 de son arrêt.

Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 13 novembre 2024 et 13 février 2025 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. A C et autres demandent au Conseil d'Etat :

1°) d'annuler cet arrêt en tant qu'il n'a que partiellement fait droit à leur demande ;

2°) réglant l'affaire au fond, de faire droit à leur appel ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code de l'environnement ;

- le code de l'expropriation pour cause d'utilité publique ;

- le code général de la propriété des personnes publiques ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative ;

Après avoir entendu en séance publique :

- le rapport de Mme Nathalie Destais, conseillère d'Etat,

- les conclusions de M. Nicolas Agnoux, rapporteur public ;

La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SARL Gury et Maître, avocat de M. C et autres ;

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".

2. Pour demander l'annulation de l'arrêt qu'ils attaquent, M. C et autres soutiennent qu'il est entaché :

- d'erreurs de droit en ce que, pour écarter leur moyen tiré de l'irrégularité de l'avis du directeur départemental des finances publiques du 2 juillet 2013, la cour administrative d'appel a jugé, d'une part, que l'absence de signature de cet avis ne pouvait être utilement invoquée au regard des dispositions de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration et, d'autre part, que l'article R. 1211-3 du code général de la propriété des personnes publiques n'imposait pas une seconde saisine du service des domaines en dépit du délai écoulé entre la production de cet avis et la tenue de l'enquête publique ;

- d'une erreur de droit et d'une dénaturation des pièces du dossier en ce que la cour administrative d'appel, en méconnaissance de l'article R. 112-4 du code de l'expropriation pour cause d'utilité publique, a écarté leur moyen tiré de la sous-évaluation manifeste de l'appréciation sommaire des dépenses, malgré l'omission du coût des mesures compensatoires, des ouvrages hydrauliques et des aménagements paysagers et malgré la sous-évaluation manifeste des acquisitions foncières projetées ;

- d'erreurs de droit en ce que la cour administrative d'appel, en méconnaissance des règles gouvernant la charge de la preuve, a jugé appropriées et suffisantes les mesures de compensation des atteintes portées par le projet aux zones humides, sans s'assurer que ces mesures garantissaient l'absence de perte nette de biodiversité exigée par l'article L. 110-1 du code de l'environnement et en considérant qu'était sans incidence sur leur effectivité la circonstance que ni la commune ni la société concessionnaire n'avaient la maîtrise foncière des terrains destinés à accueillir la nouvelle zone humide à créer ;

- d'une erreur de droit ou, à tout le moins, d'une dénaturation des pièces du dossier en n'ayant pas réservé l'examen des moyens tirés de l'insuffisance de l'étude d'impact, de l'incompatibilité du projet avec le schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux du bassin Loire-Bretagne et de l'absence d'utilité publique du projet, alors que le nouvel avis de l'autorité environnementale attendu à titre de régularisation est susceptible d'apporter des éléments utiles pour lui permettre d'apprécier le bien-fondé de ces griefs.

3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.

D E C I D E :

--------------

Article 1er : Le pourvoi de M. C et autres n'est pas admis.

Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. A C, premier dénommé, pour l'ensemble des requérants.

Copie en sera adressée à la société Loire-Atlantique Développement, à la commune d'Ancenis-Saint-Géréon, à la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche et au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur.

Délibéré à l'issue de la séance du 15 mai 2025 où siégeaient : M. Christophe Pourreau, assesseur, présidant ; M. Stéphane Hoynck, conseiller d'Etat et Mme Nathalie Destais, conseillère d'Etat-rapporteure.

Rendu le 23 juin 2025.

Le président :

Signé : M. Christophe Pourreau

La rapporteure :

Signé : Mme Nathalie Destais

La secrétaire :

Signé : Mme Angélique Rajaonarivelo

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions