jeudi 22 mai 2025
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 498986 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2025:498986.20250522 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 4ème chambre jugeant seule |
Vu la procédure suivante :
Mme A B a demandé au tribunal administratif de Lyon d'annuler pour excès de pouvoir, d'une part, l'arrêté du 17 juin 2021 par lequel le directeur académique des services de l'éducation nationale de la Loire l'a suspendue de ses fonctions de directrice de l'école élémentaire Chemin rouge à Montbrison à titre conservatoire du 17 juin 2021 au 1er juillet 2021 inclus, ainsi que l'arrêté du 28 juin 2021 par lequel il lui a retiré son emploi de directrice de cette école à compter du 29 juin 2021, et, d'autre part, l'arrêté du 2 juillet 2021 par lequel ce même directeur, après avoir retiré l'arrêté du 28 juin 2021, lui a retiré son emploi de directrice de cette école, l'arrêté du 8 juillet 2021 par lequel il l'a affectée en qualité de titulaire remplaçante du 7 juillet au 31 août 2021, sur zone de remplacement avec rattachement à la circonscription de Feurs, et, enfin, l'arrêté du 1er septembre 2021 par lequel il l'a affectée, à titre provisoire, en qualité de titulaire remplaçante, sur zone de remplacement avec rattachement administratif à l'école de Le Bourg Primaire à Epercieux-Saint Paul, du 1er septembre 2021 au 31 août 2022. Par un jugement n°s 2105374, 2107424 du 27 janvier 2023, le tribunal administratif a rejeté ces demandes.
Par un arrêt n° 23LY01036 du 19 septembre 2024, la cour administrative d'appel de Lyon a, sur appel de Mme B, d'une part, constaté qu'il n'y avait pas lieu à statuer sur les conclusions de l'intéressée tendant à l'annulation de l'arrêté du 28 juin 2021, d'autre part, annulé l'arrêté du 17 juin 2021 prononçant la suspension à caractère conservatoire de Mme B, et réformé, dans cette mesure, le jugement du tribunal administratif de Lyon du 27 janvier 2023.
Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés le 19 novembre 2024 et le 18 février 2025 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, Mme B demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler cet arrêt ;
2°) réglant l'affaire au fond, de faire droit à son appel ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'éducation ;
- la loi du 22 avril 1905 ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 ;
- le décret n° 89-122 du 24 février 1989 ;
- le décret n° 90-680 du 1er août 1990 ;
- le code de justice administrative.
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de M. Laurent Cabrera, conseiller d'Etat,
- les conclusions de M. Jean-François de Montgolfier, rapporteur public ;
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SARL Thouvenin, Coudray, Grevy, avocat de Mme B ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux. "
2. Pour demander l'annulation de l'arrêt de la cour administrative d'appel de Lyon qu'elle attaque, Mme B soutient qu'il est entaché :
- d'erreur de droit, de dénaturation des pièces du dossier et de méconnaissance des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative en ce que, s'agissant de l'arrêté du 2 juillet 2021 lui retirant son emploi de directrice d'école, la cour écarte le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure suivie fondé sur la méconnaissance de l'article 65 de la loi du 22 avril 1905 ;
- de dénaturation des pièces du dossier en ce que la cour, par adoption des motifs du jugement du tribunal administratif de Lyon, écarte le moyen tiré de ce que le rapport d'enquête était entaché d'irrégularité ;
- de dénaturation des pièces du dossier en ce que la cour relève que l'intérêt du service justifiait la mesure du 2 juillet 2021 ;
- d'inexactequalification juridique des faits en ce que la cour juge que la décision du 2 juillet 2021 n'a pas été prise en méconnaissance de l'article 6 quinquies de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires ;
- d'inexacte qualification juridique des faits en ce que, s'agissant des arrêtés des 8 juillet et 1er septembre 2021 l'affectant comme titulaire remplaçante, la cour écarte le moyen tiré de ce que ces arrêtés caractérisent des sanctions disciplinaires déguisées, et sont donc entachés d'irrégularité pour ne pas avoir été précédés d'une procédure disciplinaire.
3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
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Article 1er : Le pourvoi de Mme B n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à Mme A B Mme B et au Ministre D'etat, Ministre De L'éducation Nationale, De L'enseignement Supérieur Et De La Recherche.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026