LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° 499301

Conseil d'État — Décision N° 499301

mercredi 26 novembre 2025

JuridictionConseil d'État
SectionSection du Contentieux
N° Dossier499301
ECLIECLI:FR:CECHS:2025:499301.20251126
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation4ème chambre jugeant seule
Avocat requérantAARPI ANDOTTE AVOCATS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés le 29 novembre 2024 et le 15 janvier 2025 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, l’association « Union étudiante Sciences Po » demande au Conseil d'Etat :

1°) d’annuler pour excès de pouvoir le décret du Président de la République du 28 septembre 2024 nommant M. A... B... dans les fonctions de directeur de l’Institut d’études politiques (IEP) de Paris ;

2°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.




Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :
- le code de l’éducation ;
- le décret n° 2016-24 du 18 janvier 2016 ;
- le code de justice administrative ;



Après avoir entendu en séance publique :

- le rapport de Mme Yacine Seck, auditrice,


- les conclusions de M. Jean-François de Montgolfier, rapporteur public ;





Considérant ce qui suit :

1. Par décret du Président de la République du 28 septembre 2024, pris sur la proposition du conseil de l’Institut d’études politiques de Paris (IEP), M. B... a été nommé dans les fonctions de directeur de cet institut pour une durée de cinq ans. L’association « Union étudiante Sciences Po » demande l’annulation pour excès de pouvoir de ce décret.

2. D’une part, aux termes du premier alinéa de l’article 3 du décret du 18janvier 2016 relatif à l’Institut d’études politiques de Paris : « L'Institut d'études politiques de Paris est dirigé par un directeur et administré par un conseil. » Aux termes du I de l’article 5 de ce même décret : « Le directeur de l'institut est nommé, pour une durée de cinq ans renouvelable deux fois, par décret du Président de la République pris sur le rapport du ministre chargé de l'enseignement supérieur, sur proposition du conseil de l'institut (…) ». Aux termes de l’article 7 de ce décret : « Le Conseil de l’Institut comprend trente-deux membres : (…) / 8° Cinq personnalités extérieures désignées par les autres membres du Conseil de l’Institut (…) ».

3. D’autre part, aux termes du I de l’article 22 du décret du 18 janvier 2016 : « Le règlement intérieur de l'Institut d'études politiques de Paris précise les règles relatives à la composition et au fonctionnement des conseils. / Il fixe notamment : / (…) 3° Les règles de publicité des délibérations (…) ». Aux termes du dernier alinéa de l’article 35 du règlement intérieur de l’IEP de Paris : « Les procès-verbaux des délibérations des conseils sont publiés sur le site internet de l’Institut au plus tard sept jours après leur adoption par les membres du conseil intéressé. »

4. A l’appui de ses conclusions dirigées contre le décret du 28 septembre 2024, l’association requérante soutient que le conseil de l’IEP de Paris, réuni le 19 septembre 2024 en vue de proposer un candidat aux fonctions de directeur de l’institut, aurait délibéré dans une composition irrégulière du fait de la présence de M. C... dont la désignation comme membre du conseil en qualité de personnalité extérieure, par délibération du conseil de l’institut du 22 septembre 2020, serait illégale. Toutefois, l’association requérante n’est pas recevable à invoquer l’irrégularité de la désignation de M. C... au conseil de l’institut dès lors que le procès-verbal de la délibération du 22 septembre 2020, laquelle n’a pas de caractère règlementaire et n’a pas été prise spécialement en vue de la nomination du directeur de l’institut, a été mis en ligne sur le site internet de l’IEP de Paris le 27 novembre 2020 et que cette délibération est devenue définitive.

5. Il résulte de ce qui précède que la requête de l’association « Union étudiante Sciences Po » doit être rejetée, y compris ses conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.





D E C I D E :
--------------

Article 1er : La requête de l’association « Union étudiante Sciences Po » est rejetée.

Article 2 : La présente décision sera notifiée à l’association « Union étudiante Sciences Po », à M. A... B..., au Premier ministre et au ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’espace.
Copie en sera adressée à l’Institut d’études politiques de Paris.




Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions