vendredi 2 mai 2025
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 499397 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2025:499397.20250502 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 1ère chambre jugeant seule |
Vu la procédure suivante :
M. A B a demandé au tribunal administratif de Melun, d'une part, d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du 13 janvier 2021 par lequel le maire de Nanteuil-lès-Meaux (Seine-et-Marne) s'est opposé à sa déclaration préalable à fin d'aménagement de deux logements dans une construction existante, ensemble la décision implicite de rejet de son recours gracieux, et, d'autre part, d'enjoindre au maire de Nanteuil-lès-Meaux de lui délivrer une décision de non-opposition à sa déclaration déposée le 24 décembre 2020 dans le délai d'un mois. Par un jugement n° 2106610 du 12 mai 2023, le tribunal administratif de Melun a fait droit à cette demande.
Par un arrêt n° 23PA03101 du 2 octobre 2024, la cour administrative d'appel de Paris a rejeté l'appel formé par la commune de Nanteuil-lès-Meaux contre ce jugement.
Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés le 3 décembre 2024 et le 3 mars 2025 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, la commune de Nanteuil-lès-Meaux demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler cet arrêt ;
2°) réglant l'affaire au fond, de faire droit à son appel ;
3°) de mettre à la charge de M. B la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de Mme Ariane Piana-Rogez, maîtresse des requêtes,
- les conclusions de M. Thomas Janicot, rapporteur public ;
La parole ayant été donnée, après les conclusions, au Cabinet Rousseau, Tapie, avocat de la commune de Nanteuil-lès-Meaux ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2. Pour demander l'annulation de l'arrêt qu'elle attaque, la commune de Nanteuil-lès-Meaux soutient que :
- la cour administrative d'appel a commis une erreur de droit et a dénaturé les pièces du dossier qui lui était soumis en jugeant que la demande de M. B n'était pas entachée de fraude ;
- elle a insuffisamment motivé son arrêt, faute d'avoir répondu au moyen tiré de ce que les dispositions de l'article UA3 du règlement du plan local d'urbanisme étaient méconnues dès lors que les dimensions de la place de stationnement n° 2 créée n'étaient pas conformes aux dimensions requises par ces dispositions, et elle s'est, à titre subsidiaire, méprise sur la portée de ses écritures en ne s'estimant pas saisie d'un moyen tiré de la méconnaissance des règles du plan local d'urbanisme relatives aux dimensions de chaque place de parking nouvellement créée ;
- elle a commis une erreur de droit et a dénaturé les pièces du dossier qui lui était soumis en écartant le moyen tiré de la méconnaissance de l'article UA12 du règlement du plan local d'urbanisme, dans la mesure où il résultait de la configuration des lieux, ainsi que du non-respect des normes AFNOR, que ces dispositions étaient méconnues, notamment du fait de la dimension insuffisante des places de stationnement et de leur caractère impraticable ;
- elle a commis une erreur de droit et a dénaturé les pièces du dossier qui lui était soumis en jugeant que la décision d'opposition à travaux ne pouvait se fonder sur les dispositions de l'article UA3 du règlement du plan local d'urbanisme aux motifs que celles-ci ne comportaient pas d'autres prescriptions relatives aux places de stationnement et ne fixaient notamment pas de consignes sur la distance minimale entre les différentes places, sur leur disposition les unes par rapport aux autres ou sur la taille et la configuration de l'aire de manœuvre des véhicules.
3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
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Article 1er : Le pourvoi de la commune de Nanteuil-lès-Meaux n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à la commune de Nanteuil-lès-Meaux.
Copie en sera adressée à M. A B.
Délibéré à l'issue de la séance du 2 avril 2025 où siégeaient : Mme Gaëlle Dumortier, présidente de chambre, présidant ; M. Édouard Geffray, conseiller d'Etat et Mme Ariane Piana-Rogez, maîtresse des requêtes-rapporteure.
Rendu le 2 mai 2025.
La présidente :
Signé : Mme Gaëlle Dumortier
La rapporteure :
Signé : Mme Ariane Piana-Rogez
La secrétaire :
Signé : Mme Paule Troly
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026