mardi 29 juillet 2025
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 501377 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2025:501377.20250729 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 10ème chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | SCP BAUER-VIOLAS - FESCHOTTE-DESBOIS - SEBAGH |
Vu la procédure suivante :
M. F N et Mme T N ont demandé au tribunal administratif de Poitiers d'annuler pour excès de pouvoir les arrêtés des 10 et 31 juillet 2020 par lesquels le maire de Saint-Yrieix-sur-Charente (Charente) a accordé à la société Loti 16 un permis d'aménager et un permis d'aménager modificatif en vue de la division d'une unité foncière en 28 lots à bâtir pour créer un lotissement, ainsi que les décisions du 3 novembre 2020 par laquelle le maire a rejeté leurs recours gracieux contre ces arrêtés. Par un jugement n°s 2100013 et 2100014 du 24 novembre 2022, le tribunal administratif de Poitiers a rejeté leurs demandes.
Par un arrêt n°23BX00234 du 10 décembre 2024, la cour administrative d'appel de Bordeaux a rejeté l'appel formé par M. et Mme N contre ce jugement.
Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 10 février et 12 mai 2025 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. et Mme N, Mme AB E, M. L I, M. O S, M. W J, Mmes A K, M. G K, Mme B Z, M. Q V, M. U H, Mme AA H, M. X P, M. W Y, M. M R, M. D C et l'association syndicale libre (ASL) Résidence Fontastier demandent au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler cet arrêt ;
2°) réglant l'affaire au fond, de faire droit à leur appel ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Saint-Yrieix-sur-Charente la somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de M. Emmanuel Weicheldinger, maître des requêtes en service extraordinaire,
- les conclusions de Mme Esther de Moustier, rapporteure publique ;
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Bauer-Violas - Feschotte-Desbois - Sebagh, avocat de M. et Mme N, Mme AB E, M. L I, M. O S, M. W J, Mmes A K, M. G K, Mme B Z, M. Q V, M. U H, Mme AA H, M. X P, M. W Y, M. M R, M. D C et l'association syndicale libre (ASL) Résidence Fontastier ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2. Pour demander l'annulation de l'arrêt de la cour administrative d'appel de Bordeaux qu'ils attaquent, M. et Mme N et autres soutiennent qu'il est entaché :
- d'erreur de droit et d'erreur de qualification juridique des faits en ce qu'il juge que l'orientation d'aménagement et de programmation du plan local d'urbanisme intercommunal partiel était compatible avec le document d'orientations et d'objectifs du schéma de cohérence territoriale en dépit de la méconnaissance de la prescription quantitative relative à la densité des extensions urbaines ;
- d'erreur de droit en ce qu'il retient qu'ils ne pouvaient utilement soutenir que l'autorisation délivrée était incompatible avec le document d'orientation et d'objectifs du schéma de cohérence territoriale ;
- d'erreur de droit et d'insuffisance de motivation en ce qu'il ne répond pas au moyen tiré de l'absence d'équipements à proximité de l'unité foncière, alors que cette condition figure dans le projet d'aménagement et de développement durables pour justifier son classement en zone constructible ;
- de dénaturation des pièces du dossier et d'insuffisance de motivation en ce qu'il écarte l'erreur manifeste d'appréciation entachant le classement du terrain d'assiette du projet en zone 1 AUb ;
- d'erreur de droit, de dénaturation des pièces du dossier et d'inexactitude matérielle en ce qu'il considère que les dispositions de l'article 1AU 3.1 du plan local d'urbanisme intercommunal partiel n'ont pas été méconnues en dépit de la dangerosité de la voie d'accès au lotissement ;
- de dénaturation des pièces du dossier en ce qu'il considère que le raccordement du lotissement aux réseaux publics ne méconnaît pas les prescriptions de l'article 1 AU 3.2 de ce plan.
3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
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Article 1er : Le pourvoi de M. et Mme N et autres n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. F N et Mme T N, premiers dénommés, pour l'ensemble des requérants.
Copie en sera adressée à la commune de Saint-Yrieix-sur-Charente.
Délibéré à l'issue de la séance du 11 juin 2025 où siégeaient : M. Olivier Yeznikian, conseiller d'Etat, présidant ; Mme Rozen Noguellou, conseillère d'Etat et M. Emmanuel Weicheldinger, maître des requêtes en service extraordinaire-rapporteur.
Rendu le 29 juillet 2025.
Le président :
Signé : M. Olivier Yeznikian
Le rapporteur :
Signé : M. Emmanuel Weicheldinger
La secrétaire :
Signé : Mme Marie-Léandre Monnerville
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026