mardi 22 juillet 2025
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 501525 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2025:501525.20250722 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 1ère chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | CABINET FRANÇOIS PINET |
Vu la procédure suivante :
La société par actions simplifiée TB Holding a demandé au tribunal administratif de Toulon d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du 25 août 2023 par lequel le maire de Six-Fours-les-Plages (Var) a refusé de lui délivrer un permis de construire quatre logements après démolition de l'immeuble existant sur un terrain situé 173, quai Saint-Pierre et d'enjoindre à la commune de lui délivrer le permis de construire sollicité. Par un jugement n° 2304208 du 26 novembre 2024, le tribunal administratif de Toulon a annulé l'arrêté du 25 août 2023 et enjoint au maire de Six-Fours-les-Plages de délivrer le permis de construire.
Par une ordonnance n° 25MA00179 du 11 février 2025, enregistrée le 13 février 2025 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, le président de la cour administrative d'appel de Marseille a transmis au Conseil d'Etat, en application de l'article R. 351-2 du code de justice administrative, le pourvoi, enregistré le 24 janvier 2025 au greffe de cette cour, présenté par la commune de Six-Fours-les-Plages.
Par ce pourvoi et un nouveau mémoire, enregistré le 18 avril 2025 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, la commune de Six-Fours-les-Plages demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler ce jugement ;
2°) réglant l'affaire au fond, de rejeter la demande de la société TB Holding ;
3°) de mettre à la charge de la société TB Holding la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de M. Cyril Noël, maître des requêtes,
- les conclusions de M. Thomas Janicot, rapporteur public ;
La parole ayant été donnée, après les conclusions, au cabinet François Pinet, avocat de la commune de Six-Fours-les-Plages ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2. Pour demander l'annulation du jugement qu'elle attaque, la commune de Six-Fours-les-Plages soutient que :
- le tribunal administratif a commis une erreur de droit et dénaturé les pièces du dossier qui lui était soumis en jugeant que le motif de refus figurant dans l'arrêté litigieux tenant à ce que la parcelle d'assiette du projet était susceptible de recéler des vestiges archéologiques était, en l'absence de mention de l'article R. 111-4 du code de l'urbanisme, insuffisamment motivé ;
- il s'est mépris sur la portée des écritures de la société TB Holding, a commis une erreur de droit et méconnu l'article R. 611-7 du code de justice administrative en censurant ce motif de refus de l'arrêté attaqué comme insuffisamment motivé faute de visa de l'article R.111-4 du code de l'urbanisme alors que ce moyen n'était pas soulevé ;
- il a commis une erreur de droit en se bornant, pour censurer le motif de refus retenu par l'arrêté, tenant à la méconnaissance de l'article UI 6 du règlement du plan local d'urbanisme par le projet, à censurer ce motif au regard de l'implantation envisagée au niveau de la partie nord du projet, sans examiner l'implantation envisagée au niveau de sa partie sud-ouest, qui fondait également ce motif ;
- il a dénaturé les pièces du dossier qui lui était soumis en retenant que l'implantation de la partie nord du projet, en retrait de sept mètres par rapport au quai Sain-Pierre, ne compromettait pas l'ordonnancement des constructions édifiées le long du quai.
3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
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Article 1er : Le pourvoi de la commune de Six-Fours-les-Plages n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à la commune de Six-Fours-les-Plages.
Copie en sera adressée à la société par actions simplifiée TB Holding.
Délibéré à l'issue de la séance du 3 juillet 2025 où siégeaient : Mme Gaëlle Dumortier, présidente de chambre, présidant ; M. Edouard Geffray, conseiller d'Etat et M. Cyril Noël, maître des requêtes-rapporteur.
Rendu le 22 juillet 2025.
La présidente :
Signé : Mme Gaëlle Dumortier
Le rapporteur :
Signé : M. Cyril Noël
La secrétaire :
Signé : Mme Paule Troly
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026