LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° 501733

Conseil d'État — Décision N° 501733

vendredi 28 novembre 2025

JuridictionConseil d'État
SectionSection du Contentieux
N° Dossier501733
ECLIECLI:FR:CECHS:2025:501733.20251128
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Formation10ème chambre jugeant seule
Avocat requérantSARL GURY & MAITRE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

La société Vanhove a demandé au tribunal administratif de Bordeaux d’annuler l’arrêté du 29 juin 2020 par lequel le maire de la commune de Bordeaux (Gironde) s’est opposé à sa déclaration préalable en vue de surélever un conduit d’évacuation des fumées sur un immeuble situé au 53 rue Saint-Rémi ainsi que la décision du 16 octobre 2020 par laquelle la préfète de la région Nouvelle-Aquitaine a rejeté son recours gracieux et confirmé l’avis défavorable de l’architecte des Bâtiments de France du 17 juin 2020. Par un jugement n° 2005685 du 30 novembre 2022, le tribunal administratif a rejeté sa demande.

Par un arrêt n° 23BX00251 du 19 décembre 2024, la cour administrative d’appel de Bordeaux a rejeté l’appel formé par la société Vanhove contre ce jugement.

Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 19 février et 19 mai 2025 au secrétariat du contentieux du Conseil d’État, la société Vanhove demande au Conseil d’État :

1°) d’annuler cet arrêt ;

2°) réglant l’affaire au fond, de faire droit à son appel ;

3°) de mettre à la charge de la commune de Bordeaux la somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.


Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :
-
le code du patrimoine ;
-
le code de l’urbanisme ;
-
le code de justice administrative ;


Après avoir entendu en séance publique :

- le rapport de M. Thomas Odinot, maître des requêtes,


- les conclusions de Mme Leila Derouich, rapporteure publique ;

La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SARL Gury & Maître, avocat de la Société Vanhove ;




Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article L. 822-1 du code de justice administrative : « Le pourvoi en cassation devant le Conseil d’Etat fait l’objet d’une procédure préalable d’admission. L’admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n’est fondé sur aucun moyen sérieux ».

2. Pour demander l’annulation de l’arrêt qu’elle attaque, la société Vanhove soutient que la cour administrative d’appel de Bordeaux l’a entaché :
- d’erreur de droit et de dénaturation des pièces du dossier en jugeant, d’une part, que les travaux en cause faisaient obstacle, en augmentant le volume bâti, à l’application du plan de sauvegarde et de mise en valeur (PSMV) de la commune de Bordeaux et, d’autre part, que, dès lors que l’arrêté du 29 juin 2020 n’imposait pas de démolition mais s’opposait uniquement à toute nouvelle construction, elle ne pouvait utilement soutenir que ces travaux auraient pour objet de permettre une bonne extraction d’air des gaz des hottes des cuisines professionnelles dans un objectif de salubrité publique exigé par la commune et ne constitueraient pas en eux-mêmes une opération d’aménagement publique ou privée ;

- d’erreur de droit, en jugeant que la référence de l’arrêté en litige aux dispositions du PSMV de la commune de Bordeaux en cours de révision, non encore applicables à la date de son édiction, était sans incidence sur sa légalité dès lors qu’il résultait de l’instruction que le maire aurait pris la même décision s’il s’était fondé sur le seul motif tiré de la méconnaissance des dispositions applicables à l’article US.0 du PSMV en vigueur.


3. Aucun de ces moyens n’est de nature à permettre l’admission du pourvoi.










D E C I D E :
--------------

Article 1er : Le pourvoi de la société Vanhove n’est pas admis.

Article 2 : La présente décision sera notifiée à la société Vanhove.
Copie en sera adressée à la commune de Bordeaux.
Délibéré à l'issue de la séance du 7 octobre 2025 où siégeaient : M. Bertrand Dacosta, président de chambre, présidant ; M. Olivier Yeznikian, conseiller d'Etat et M. Thomas Odinot, maître des requêtes-rapporteur.

Rendu le 28 novembre 2025.

Le président :
Signé : M. Bertrand Dacosta


Le rapporteur :
Signé : M. Thomas Odinot

La secrétaire :
Signé : Mme Marie-Léandre Monnerville




Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions