LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° 502458

Conseil d'État — Décision N° 502458

mardi 30 septembre 2025

JuridictionConseil d'État
SectionSection du Contentieux
N° Dossier502458
ECLIECLI:FR:CECHS:2025:502458.20250930
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Formation1ère chambre jugeant seule
Avocat requérantSARL MEIER-BOURDEAU, LECUYER ET ASSOCIES

Texte intégral

Vu les procédures suivantes :

M. B... C..., Mme D... F... et Mme E... A..., le syndicat des copropriétaires du Clos des Vanneaux III, le syndicat des copropriétaires du Clos des Vanneaux IV et le syndicat des copropriétaires du Clos des Vanneaux V ont demandé au tribunal administratif de Strasbourg d’annuler pour excès de pouvoir d’une part, l’arrêté du 17 octobre 2023 par lequel le maire de Strasbourg (Bas-Rhin) a accordé à la société Nexxt-Immo un permis de construire pour la réalisation d’un immeuble collectif, ainsi que la décision rejetant leurs recours gracieux, d’autre part, l’arrêté du 23 mai 2024 par lequel ce maire a délivré un permis de construire modificatif à cette même société pour la réalisation du même projet. Par un jugement nos 2401679, 2401680, 2401681, 2401682 du 16 janvier 2025, le tribunal administratif de Strasbourg a rejeté ces demandes.

Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 17 mars et 17 juin 2025 au secrétariat du contentieux du Conseil d’Etat, le syndicat des copropriétaires du Clos des Vanneaux III, le syndicat des copropriétaires du Clos des Vanneaux IV, le syndicat des copropriétaires du Clos des Vanneaux V, M. C... et Mme F... demandent au Conseil d’Etat :

1°) d’annuler ce jugement ;

2°) réglant l’affaire au fond, de faire droit à leurs demandes ;

3°) de mettre à la charge de la commune de Strasbourg et de la société Nexxt-Immo la somme de 5 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ;




Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :
- le code de l’urbanisme ;
- le code de justice administrative ;




Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de M. Pierre Boussaroque, conseiller d’Etat,
- les conclusions de M. Mathieu Le Coq, rapporteur public ;

La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Bauer-Violas, Feschotte-Desbois, Sebagh, avocat du syndicat ses coproprietaires du Clos des Vanneaux III et autres ;





Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article L. 822-1 du code de justice administrative : « Le pourvoi en cassation devant le Conseil d’Etat fait l’objet d’une procédure préalable d’admission. L’admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n’est fondé sur aucun moyen sérieux ».

2. Pour demander l’annulation du jugement qu’ils attaquent le syndicat des copropriétaires du Clos des Vanneaux III et autres soutiennent que :
- le tribunal l’a entaché d’erreur de droit et a dénaturé les pièces du dossier qui lui était soumis et les faits de l’espèce en écartant le moyen tiré de ce que la voie d’accès au projet méconnaît les exigences de l’article 3 du règlement du plan local d’urbanisme intercommunal ;
- il l’a entaché d’erreur de droit et de dénaturation en se limitant, pour écarter le moyen tiré de ce que le projet porte atteinte au caractère des lieux avoisinants en méconnaissance de l’article 11 du règlement du plan local d’urbanisme intercommunal, à un contrôle de l’erreur manifeste d’appréciation ;
- il l’a entaché d’erreur de droit et de dénaturation en écartant, pour juger que le moyen tiré de ce que le projet méconnaît la hauteur maximale des constructions fixée par l’article 10 UCB du règlement du plan local d’urbanisme intercommunal n’était pas fondé, que le remblaiement du terrain n’avait pas à être pris en compte en raison de son ancienneté ;
- il l’a entaché d’erreur de droit et de dénaturation en jugeant que le projet ne porte pas atteinte à la sécurité publique en méconnaissance de l’article R.111-2 du code de l’urbanisme en raison du risque d’inondation auquel il est exposé, faute notamment d’avoir pris en compte un mur de clôture préexistant ne permettant pas l’écoulement des eaux et que le permis attaqué n’avait pas à être assorti de prescriptions pour ce motif.

3. Aucun de ces moyens n’est de nature à permettre l’admission du pourvoi.





D E C I D E :
--------------

Article 1er : Le pourvoi du syndicat des copropriétaires du Clos des Vanneaux III et autres n’est pas admis.

Article 2 : La présente décision sera notifiée au syndicat des copropriétaires du Clos des Vanneaux III, premier requérant dénommé pour tous les requérants.
Copie en sera adressée à la commune de Strasbourg et à la société Nexxt-Immo.



Délibéré à l’issue de la séance du 4 septembre 2025 où siégeaient : M. Jean-Luc Nevache, conseiller d’Etat, présidant ; M. Edouard Geffray, conseiller d’Etat et M. Pierre Boussaroque, conseiller d’Etat-rapporteur.

Rendu le 30 septembre 2025.


Le président :
Signé : M. Jean-Luc Nevache


Le rapporteur :
Signé : M. Pierre Boussaroque

La secrétaire :
Signé : Mme Paule Troly



Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions