LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° 503220

Conseil d'État — Décision N° 503220

vendredi 24 octobre 2025

JuridictionConseil d'État
SectionSection du Contentieux
N° Dossier503220
ECLIECLI:FR:CECHS:2025:503220.20251024
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Formation3ème chambre jugeant seule
Avocat requérantSARL DELVOLVE ET TRICHET

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

M. A... B... a demandé au tribunal administratif de Grenoble, d’une part, d’annuler l’arrêté du 10 novembre 2021 par lequel la présidente du conseil d’administration du service départemental de secours et d’incendie (SDIS) de la Drôme a refusé de reconnaître l’imputabilité au service de sa pathologie lombaire et, d’autre part, d’enjoindre au SDIS de la Drôme de reconnaître cette imputabilité. Par un jugement n° 2201261 du 25 avril 2023, ce tribunal a rejeté sa demande.

Par un arrêt n° 23LY02165 du 5 février 2025, la cour administrative d’appel de Lyon a, sur appel de M. B..., annulé le jugement du 25 avril 2023 du tribunal administratif de Grenoble et l’arrêté du 10 novembre 2021 de la présidente du SDIS de la Drôme et enjoint à cette dernière de reconnaître l’imputabilité au service de la pathologie de M. B....

Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 7 avril et 7 juillet 2025 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, le SDIS de la Drôme demande au Conseil d'Etat :

1°) d’annuler cet arrêt ;

2°) réglant l’affaire au fond, de rejeter l’appel de M. B... ;

3°) de mettre à la charge de M. B... la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.



Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;
- le code de justice administrative ;



Après avoir entendu en séance publique :

- le rapport de Mme Nicole da Costa, conseillère d'Etat,


- les conclusions de M. Arnaud Skzryerbak, rapporteur public ;

La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SARL Delvolvé et Trichet, avocat du service départemental d'incendie et de secours de la Drôme ;





Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article L. 822-1 du code de justice administrative : « Le pourvoi en cassation devant le Conseil d’Etat fait l’objet d’une procédure préalable d’admission. L’admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n’est fondé sur aucun moyen sérieux ».

2. Pour demander l’annulation de l’arrêt qu’il attaque, le SDIS de la Drôme soutient que la cour administrative d’appel de Lyon :
- l’a rendu aux termes d’une procédure irrégulière dès lors que le sens des conclusions du rapporteur public n’a pas été mis en ligne dans un délai raisonnable et que les mentions relatives à celui-ci ne permettaient pas de connaître sa position ;
- a commis une erreur de droit et dénaturé les pièces du dossier en jugeant que la demande de première instance de M. B... était recevable alors qu’elle méconnaissait les dispositions de l’article R. 411-1 du code de justice administrative relative à la motivation des requêtes ;
- a commis une erreur de droit, dénaturé les pièces du dossier et omis de répondre à un moyen en jugeant que la décision du 10 novembre 2021 était fondée sur le deuxième alinéa de l’article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983, alors qu’il avait demandé dans ses écritures d’appel qu’y soit substitué, comme fondement de la décision, le 3ème alinéa du même article ;
- l’a insuffisamment motivé et a dénaturé les pièces du dossier en retenant que M. B... était, à raison de ses fonctions, exposé au port de charges lourdes.

3. Aucun de ces moyens n’est de nature à permettre l’admission du pourvoi.





D E C I D E :
--------------

Article 1er : Le pourvoi du SDIS de la Drôme n’est pas admis.

Article 2 : La présente décision sera notifiée au service départemental d’incendie et de secours de la Drôme.
Copie en sera adressée à M. A... B....



Délibéré à l'issue de la séance du 9 octobre 2025 où siégeaient : M. Stéphane Verclytte, président de chambre, présidant ; M. Philippe Ranquet, conseiller d'Etat et Mme Nicole da Costa, conseillère d'Etat-rapporteure.

Rendu le 24 octobre 2025.


Le président :
Signé : M. Stéphane Verclytte



La rapporteure :
Signé : Mme Nicole da Costa


La secrétaire :
Signé : Mme Nathalie Martinez-Casanova




Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions