LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° 503414

Conseil d'État — Décision N° 503414

mercredi 16 avril 2025

JuridictionConseil d'État
SectionSection du Contentieux
N° Dossier503414
ECLIECLI:FR:CEORD:2025:503414.20250416
TypeDécision
PublicationC
FormationJuge des référés

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Mme B a demandé au juge des référés du tribunal administratif de Nantes, statuant sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, d'une part, de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et, d'autre part, d'enjoindre, à titre principal, à l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII), et, à titre subsidiaire, au préfet de la Loire-Atlantique, de lui proposer une solution d'hébergement pérenne dans un délai de 48 heures à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, ou, à défaut, de réexaminer ses droits aux conditions matérielles d'accueil, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. Par une ordonnance n° 2505630 du 4 avril 2025, le juge des référés du tribunal administratif de Nantes a, d'une part, dit qu'il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête tendant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et, d'autre part, rejeté le surplus de la demande.

Par une requête, enregistrée le 11 avril 2025 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, Mme A demande au juge des référés du Conseil d'Etat, statuant sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative :

1°) d'annuler l'ordonnance du 4 avril 2025 du juge des référés du tribunal administratif de Nantes ;

2°) d'enjoindre, à titre principal, à l'OFII, et, à titre subsidiaire, au préfet de Loire-Atlantique, de lui proposer une solution d'hébergement pérenne dans un délai de 48 heures à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, ou, à défaut, de réexaminer ses droits aux conditions matérielles d'accueil, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.

Elle soutient que :

- la condition d'urgence est satisfaite dès lors qu'elle ne bénéficie pas d'un hébergement stable et continu, malgré sa vulnérabilité médicale et sa situation de femme isolée sans abri, ce qui l'expose à un risque de violences physiques et sexuelles ainsi qu'à un risque d'exploitation et de prostitution ;

- il est porté une atteinte grave et manifestement illégale à son droit d'asile et à son droit à des conditions matérielles d'accueil décentes en ce que son retour à la rue aggrave son état psychique, impactant sa capacité à formuler son récit lors de sa procédure d'asile, en méconnaissance des dispositions de l'article 20 de la directive 2013/33/UE du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 ;

- il est porté une atteinte grave et manifestement illégale à son droit de ne pas être soumise à des traitements inhumains ou dégradants dès lors que la privation des conditions matérielles d'accueil l'expose, en tant que femme isolée sans abri, à un risque majeur de violences physiques, sexuelles et d'exploitation ;

- la carence de l'autorité préfectorale à lui proposer un hébergement porte une atteinte grave et manifestement illégale à son droit à l'hébergement d'urgence.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu le code de justice administrative ;

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. () ". En vertu de l'article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction ni audience lorsque la condition d'urgence n'est pas remplie ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée.

2. Mme A, ressortissante angolaise ayant déposé une demande d'asile, a saisi le juge des référés du tribunal administratif de Nantes, sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, afin qu'il enjoigne à l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) ou, à défaut, au préfet de la Loire-Atlantique de lui proposer une solution d'hébergement. Mme A relève appel de l'ordonnance du 4 avril 2025 par laquelle ce juge des référés a rejeté sa demande.

3. Il appartient à la personne qui saisit le juge des référés sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative de justifier de circonstances particulières caractérisant la nécessité de bénéficier, dans le très bref délai prévu par les dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, d'une mesure provisoire visant à sauvegarder une liberté fondamentale.

4. Pour rejeter la demande dont l'a saisi Mme A, le juge des référés du tribunal administratif de Nantes a relevé que si cette dernière a subi en février 2025 une intervention chirurgicale suivie d'une prescription d'un mois de repos, elle ne justifie pas pour autant d'une vulnérabilité particulière en lien avec un besoin de suivi médical ou l'évolution de son état de santé depuis cette intervention, alors que sa vulnérabilité a été évaluée avant l'intervention à 1 sur une échelle de 0 à 3 par le médecin de l'OFII, correspondant à une priorité pour l'hébergement mais sans caractère d'urgence, qu'elle est sans charge de famille, que dans l'attente d'une orientation vers un hébergement, l'OFII lui verse une allocation mensuelle pour demandeur d'asile majorée d'un montant additionnel destiné à couvrir ses frais d'hébergement ou de logement en application de l'article D. 553-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et, enfin, qu'elle a pu bénéficier à plusieurs reprises d'un hébergement d'urgence en s'adressant au 115. Le juge des référés en a déduit que la condition d'urgence particulière requise par les dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative n'était pas remplie.

5. A l'appui de sa requête d'appel, la requérante se borne à faire valoir les circonstances déjà alléguées et à invoquer, de manière générale, les dangers auxquels sont exposées les femmes isolées sans abri, sans fournir sur sa situation des éléments suffisamment précis qui permettraient de remettre en cause l'appréciation portée par le juge des référés du tribunal administratif de Nantes.

6. Il résulte de ce qui précède qu'il est manifeste que l'appel de Mme A ne peut être accueilli. Sa requête ne peut dès lors qu'être rejetée selon la procédure prévue par l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

------------------

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B.

Fait à Paris, le 16 avril 2025

Signé : Philippe Ranquet

Décisions similaires

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 516229

Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.

01/06/2026

CAA78plein contentieux

Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336

La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA75excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997

Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.

01/06/2026

← Retour aux décisions