jeudi 28 août 2025
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 504925 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2025:504925.20250828 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | Z |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | SCP L. POULET-ODENT |
Vu la procédure suivante :
L'association Familles associées pour la résidence accompagnée (FARA), Mme J G, M. F D, Mme H I, M. B C et Mme A E ont demandé au juge des référés du tribunal administratif de Nantes de suspendre, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, l'exécution de la décision du 26 mars 2025 par laquelle le président du conseil départemental de la Loire-Atlantique a organisé le déménagement de l'ensemble des résidents de la résidence FARADOR vers le foyer Colibri avant le 17 mai 2025 et d'enjoindre à cette autorité de leur notifier, ainsi qu'à l'association ADAPEILA, que l'ensemble des moyens budgétaires et des ressources humaines dont dispose la résidence FARADOR lui resteront affectés après cette date. Par une ordonnance n° 2507640 du 21 mai 2025, le juge des référés du tribunal administratif de Nantes a suspendu l'exécution de la décision du 26 mars 2025.
Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 4 et 13 juin 2025 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, le département de la Loire-Atlantique, représenté par la SCP Poulet, Odent, demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler cette ordonnance ;
2°) statuant en référé, de rejeter la demande de l'association FARA et autres ;
3°) de mettre à la charge solidaire de l'association FARA, Mme G, M. D, Mme I, M. C et Mme E la somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un courrier du 11 août 2025, notifié le même jour, l'avocat du département de la Loire-Atlantique a été informé, en application des dispositions de l'article R. 822-5-1 du code de justice administrative, que la décision du Conseil d'Etat était susceptible d'être prise en application de l'article R. 822-5 du même code.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code civil ;
- le code de justice administrative ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2. Aux termes des cinquième et huitième alinéas de l'article R. 822-5 de ce code : " Lorsqu'ils sont dirigés contre une décision rendue en premier et dernier ressort, le président de la chambre peut décider par ordonnance de ne pas admettre : () 3° Les pourvois manifestement dépourvus de fondement dirigés contre les ordonnances prises en application du livre V ". Cette procédure ne nécessite ni instruction contradictoire préalable, ni audience publique.
3. Pour demander l'annulation de l'ordonnance qu'il attaque, le département de la Loire-Atlantique soutient que :
- le juge des référés du tribunal administratif a commis une erreur de droit, entaché son ordonnance d'une contradiction de motifs et dénaturé les pièces du dossier qui lui était soumis en jugeant que le courrier du 26 mars 2025 n'avait pas une simple visée informative mais contenait une décision portant déménagement des résidents et transfert des moyens budgétaires et des ressources humaines du foyer FARADOR vers le nouveau foyer Colibri ;
- il a insuffisamment motivé son ordonnance, commis une erreur de droit et dénaturé les pièces du dossier qui lui était soumis en jugeant que la condition d'urgence était remplie, les résidents du foyer FARADOR ayant pourtant la possibilité de continuer à y résider, des places leur étant réservées au sein du foyer Colibri et l'accompagnement assuré par l'association ADAPEILA étant maintenu ;
- il a commis une erreur de droit en jugeant que les moyens tirés de ce que le courrier litigieux méconnaissait les dispositions des articles 426 et 459-2 du code civil et portait atteinte au droit de propriété des résidents étaient propres à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à sa légalité ;
- il a commis une erreur de droit en jugeant que les moyens tirés de ce que le courrier litigieux méconnaissait les dispositions des articles L. 312-1, L. 313-16 et suivants du code de l'action sociale et des familles étaient propres à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à sa légalité.
4. Il est manifeste qu'aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
O R D O N N E :
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Article 1er : Le pourvoi du département de la Loire-Atlantique n'est pas admis.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée au département de la Loire-Atlantique.
Copie en sera adressée à l'association Familles associées pour la résidence accompagnée, première dénommée, pour l'ensemble des requérants de première instance.
Fait à Paris, le 28 août 2025
La présidente :
Gaëlle Dumortier
La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé, de solidarités et des familles, en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
Pour la secrétaire du contentieux, par délégation :
Hervé Herber
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026