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AccueilJurisprudence administrativeN° 505292

Conseil d'État — Décision N° 505292

vendredi 19 décembre 2025

JuridictionConseil d'État
SectionSection du Contentieux
N° Dossier505292
ECLIECLI:FR:CECHS:2025:505292.20251219
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Formation1ère chambre jugeant seule
Avocat requérantSCP BORE, SALVE DE BRUNETON, MEGRET

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

M. D... C... et M. B... A... ont demandé au tribunal administratif de Grenoble de condamner l’Etat à leur verser la somme de 5 000 000 euros en réparation du préjudice qu’ils estiment avoir subi du fait de l’illégalité du plan local d’urbanisme de la commune de Menthon-Saint-Bernard (Haute-Savoie) approuvé le 14 novembre 2011, en tant que ce plan classe en zone 1AU un terrain dont ils ont, comme notaires, instrumenté la cession. Par un jugement n° 1902013 du 7 mars 2022, le tribunal administratif de Grenoble a rejeté cette demande.

Par un arrêt n° 22LY01392 du 17 avril 2025, la cour administrative d’appel de Lyon a rejeté l’appel formé par M. C... et M. A... contre ce jugement.

Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 17 juin et 17 septembre 2025 au secrétariat du contentieux du Conseil d’Etat, M. C... et M. A... demandent au Conseil d’Etat

1°) d’annuler cet arrêt ;

2°) réglant l’affaire au fond, de faire droit à leur appel ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 4 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.



Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :
- le code de l’urbanisme ;
- le code de justice administrative ;




Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de M. Jean-Luc Matt, conseiller d’Etat,
- les conclusions de M. Thomas Janicot, rapporteur public ;

La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Boré, Salve de Bruneton, Mégret, avocat de M. C... et autre ;





Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article L. 822-1 du code de justice administrative : « Le pourvoi en cassation devant le Conseil d’Etat fait l’objet d’une procédure préalable d’admission. L’admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n’est fondé sur aucun moyen sérieux ».

2. Pour demander l’annulation de l’arrêt qu’ils attaquent, M. C... et M. A... soutiennent que :
- la cour administrative d’appel a commis une erreur de droit et méconnu son office en se fondant, pour rejeter leur requête tendant à l’engagement de la responsabilité de l’Etat, sur le fait qu’à la date de son arrêt, le préjudice qu’ils invoquent n’était pas certain, faute qu’ils aient été condamnés par le juge judiciaire ;
- elle s’est méprise sur la portée de leurs écritures, qui demandaient également la réparation du préjudice moral causé par leur assignation devant le juge judiciaire et indépendant de la condamnation dont ils pourraient faire l’objet à l’issue de la procédure engagée devant celui-ci par l’acquéreur du terrain, et a ce faisant entaché son arrêt d’erreur de droit et de dénaturation.

3. Aucun de ces moyens n’est de nature à permettre l’admission du pourvoi.




D E C I D E :
--------------

Article 1er : Le pourvoi de M. C... et M. A... n’est pas admis.

Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. D... C..., premier dénommé, pour les deux requérants.
Copie en sera adressée au ministre de la ville et du logement.

Délibéré à l’issue de la séance du 6 novembre 2025 où siégeaient : Mme Gaëlle Dumortier, présidente de chambre, présidant ; M. Jean-Luc Nevache, conseiller d’Etat et M. Jean-Luc Matt, conseiller d’Etat-rapporteur.

Rendu le 19 décembre 2025.



La présidente :
Signé : Mme Gaëlle Dumortier


Le rapporteur :
Signé : M. Jean-Luc Matt

La secrétaire :
Signé : Mme Paule Troly



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