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AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2004370

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2004370

jeudi 7 décembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2004370
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère chambre
Avocat requérantPELGRIN

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

I- Par une requête, enregistrée le 28 octobre 2020 sous le n° 2004370, et deux mémoires, enregistrés les 18 mai 2023 et 2 octobre 2023, Mme A B, représentée par Me Pelgrin, doit être regardée comme demandant au tribunal :

1°) d'annuler la délibération du 1er juillet 2020 par laquelle le jury de l'examen du brevet professionnel de préparateur en pharmacie a refusé son admission à la session de juin 2020, ensemble la décision du 22 octobre 2020 par laquelle la rectrice de l'académie de Nice a rejeté son recours gracieux ;

2°) d'annuler, par voie de conséquence, la délibération du jury fixant la liste des candidats admis à la session de juin 2020 de l'examen du brevet professionnel de préparateur en pharmacie ;

3°) d'enjoindre à la rectrice de l'académie de Nice de procéder au réexamen de sa situation et de l'inscrire sur la liste des candidats admis à la session de juin 2020 de l'examen du brevet professionnel de préparateur en pharmacie ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la délibération du jury refusant son admission et la décision rejetant son recours gracieux sont entachées d'un vice de procédure dès lors qu'il n'est pas justifié de la régularité de la composition du jury ;

- ces décisions reposent sur des motifs erronés dès lors que le jury n'a pas examiné son dossier dans le respect du principe d'équité et de la règlementation applicable ;

- ces décisions sont entachées d'une erreur de droit dès lors que le jury n'a pas statué sur ses mérites ;

- ces décisions méconnaissent l'article D. 337-115 du code de l'éducation et les articles 2 et 6 du décret n° 2020-671 du 3 juin 2020 ;

- ces décisions méconnaissent le principe d'égalité de traitement entre les candidats ;

- ces décisions procèdent d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- la délibération du jury du 25 novembre 2020 n'est pas de nature à avoir régularisé les illégalités entachant la délibération du jury de la session de juin 2020 ;

- l'ordonnance n° 2004371 du juge des référés du tribunal administratif de Nice implique nécessairement qu'elle devait être admise à l'examen de préparateur en pharmacie de la session de juin 2020 ;

- la note de 12,5/20 qu'elle a obtenue lors de l'épreuve de QCM organisée le 11 juin 2020 devait être prise en compte par le jury et conduire à son admission au diplôme du brevet professionnel de préparateur en pharmacie.

Par un mémoire en défense, enregistré le 18 avril 2023, la rectrice de l'académie de Nice conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'annulation présentées par Mme B.

Elle soutient que la nouvelle délibération du 25 novembre 2020 a remplacé la délibération du jury de la session de juin 2020.

Par lettre du 31 octobre 2023, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur le moyen relevé d'office, tiré de ce que Mme B ne justifie d'aucun intérêt personnel, direct et certain à l'annulation de " la liste des candidats admis ", de telle sorte que les conclusions tendant à l'annulation d'une telle liste sont irrecevables.

II- Par une requête, enregistrée le 25 février 2021 sous le n° 2101073, et un mémoire enregistré le 2 octobre 2023, Mme A B, représentée par Me Pelgrin, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 2 décembre 2020 par laquelle la rectrice de l'académie de Nice l'a autorisée à se présenter aux épreuves ponctuelles de remplacement ;

2°) d'annuler la délibération du 25 novembre 2020 par laquelle le jury de l'examen du brevet professionnel de préparateur en pharmacie a refusé son admission à la session de juin 2020 ;

3°) d'annuler la décision par laquelle la rectrice a implicitement rejeté son recours gracieux présenté le 12 décembre 2020 à l'encontre de la décision du 2 décembre 2020 et de la délibération du 25 novembre 2020 ;

4°) d'enjoindre à la rectrice de l'académie de Nice de procéder au réexamen de sa situation administrative et de l'inscrire sur la liste des candidats admis à la session de juin 2020 de l'examen du brevet professionnel de préparateur en pharmacie ;

5°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- les décisions attaquées sont entachées d'un vice de procédure dès lors qu'il n'est pas justifié de la régularité de la composition du jury ;

- ces décisions reposent sur des motifs erronés ;

- l'ordonnance n° 2004371 du juge des référés du tribunal administratif de Nice implique nécessairement qu'elle devait être admise à l'examen de préparateur en pharmacie de la session de juin 2020 ;

- la note de 12,5/20 qu'elle a obtenue lors de l'épreuve de QCM organisée le 11 juin 2020 devait être prise en compte ;

- les décisions attaquées sont entachées d'une erreur de droit ;

- ces décisions méconnaissent l'article D. 337-115 du code de l'éducation et les articles 2 et 6 du décret n° 2020-671 du 3 juin 2020 ;

- ces décisions méconnaissent le principe d'égalité de traitement entre les candidats ;

- ces décisions procèdent d'une erreur manifeste d'appréciation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 19 septembre 2023, la rectrice de l'académie de Nice conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'éducation ;

- le décret n° 2020-671 du 3 juin 2020 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 13 novembre 2023 :

- le rapport de Mme Bergantz, rapporteure ;

- les conclusions de Mme Perez, rapporteure publique ;

- et les observations de Mme B.

Considérant ce qui suit :

1. Mme A B était inscrite, au titre de l'année 2019/2020, à l'institut de formation pharmacie santé (IFPS) pour préparer, pour la seconde fois, par la voie de l'apprentissage, le brevet professionnel de préparateur en pharmacie. Le 1er juillet 2020, le jury d'examen de la session de juin 2020 l'a cependant déclarée refusée avec une moyenne générale de 9,14/20. Par un courrier du 24 septembre 2020, reçu le 6 octobre 2020, Mme B a introduit un recours gracieux auprès des services du rectorat de l'académie de Nice tendant à la révision de la décision du jury d'examen, qui a été rejeté par une décision du 22 octobre 2020. Par une ordonnance n° 2004371 du 12 novembre 2020, le juge des référés du tribunal administratif de Nice a suspendu l'exécution de la délibération du jury du 1er juillet 2020 et la décision du 22 octobre 2020 et a enjoint au jury d'examen du brevet professionnel de préparateur en pharmacie de réexaminer la situation de Mme B. Le 2 décembre 2020, la rectrice de l'académie de Nice l'a informée de ce que le jury d'examen avait estimé, par une délibération du 25 novembre 2020, que le dossier de contrôle continu de l'intéressée ne lui permettait pas de se prononcer sur son niveau de connaissances et de compétences, et a invité la requérante à se présenter aux épreuves de remplacement. Mme B a, par un courrier du 12 décembre 2020, reçu le 18 décembre suivant, introduit un recours gracieux à l'encontre de la délibération du 25 novembre 2020. Mme B demande l'annulation de la délibération du 1er juillet 2020, ensemble la décision du 22 octobre 2020 rejetant son recours gracieux, de la délibération du 25 novembre 2020, du courrier du 2 décembre 2020, ensemble la décision implicite de rejet de son recours gracieux à l'encontre de ces deux décisions, ainsi que, par sa requête n° 2004370, l'annulation de la délibération du jury fixant la liste des candidats admis à la session 2020.

Sur la jonction :

2. Les requêtes n° 2004370 et n° 2101073 présentent à juger des questions semblables et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.

Sur la recevabilité :

3. Si la requérante est recevable à contester la délibération du jury de l'examen du diplôme de préparateur en pharmacie, session 2020, en tant que cette décision prononce son ajournement, comme elle l'a d'ailleurs fait, elle ne justifie en revanche d'aucun intérêt personnel, direct et certain à l'annulation de l'ensemble de l'examen attaqué. Par suite, les conclusions tendant à l'annulation de " la délibération du jury fixant la liste des candidats admis " sont irrecevables et doivent être rejetées.

Sur la légalité des décisions attaquées :

4. Mme B demande, par la requête n° 2004370, l'annulation de la délibération du 1er juillet 2020 par laquelle le jury d'examen a refusé son admission au brevet professionnel de préparateur en pharmacie. Cette délibération a toutefois été implicitement abrogée, par la délibération du 25 novembre 2020. Cette nouvelle délibération est contestée par Mme B par la requête n° 2101073.

5. Dans le cas où l'administration procède à l'abrogation de l'acte attaqué, cette circonstance prive d'objet la requête formée à son encontre, à la double condition que cet acte n'ait reçu aucune exécution pendant la période où il était en vigueur et que la décision procédant à son abrogation soit devenue définitive.

6. Lorsque le juge est parallèlement saisi de conclusions tendant, d'une part, à l'annulation d'une décision et, d'autre part, à celle de son abrogation et qu'il statue par une même décision, il lui appartient de se prononcer sur les conclusions dirigées contre l'abrogation puis, sauf si, par l'effet de l'annulation qu'il prononce, la décision abrogée est rétablie dans l'ordonnancement juridique, de constater qu'il n'y a plus lieu pour lui de statuer sur les conclusions dirigées contre cette dernière, dans l'hypothèse où elle n'a pas reçu de commencement d'exécution.

Sur la légalité de la délibération du 25 novembre 2020, de la décision du 2 décembre 2020 et de la décision implicite de rejet du recours gracieux présenté le 18 décembre 2020 :

7. En premier lieu, aux termes de l'article D. 337-123 du code de l'éducation : " Le jury du brevet professionnel est nommé pour chaque session par arrêté du recteur d'académie. / Il est présidé par un inspecteur général de l'éducation, du sport et de la recherche ou par un inspecteur de l'éducation nationale. En cas d'indisponibilité de ces derniers, un vice-président est désigné parmi les personnalités qualifiées de la profession membres du jury. / Il est composé à parité : / 1° De professeurs des établissements d'enseignement public et d'enseignement privé ou, le cas échéant, d'enseignants exerçant en centres de formation d'apprentis ou en sections d'apprentissage ; / 2° De personnalités qualifiées de la profession choisies en nombre égal parmi les employeurs et les salariés. / Si cette parité n'est pas atteinte en raison de l'absence d'un ou plusieurs de ses membres, le jury peut néanmoins délibérer valablement ".

8. Si Mme B soutient que le jury d'examen réuni le 25 novembre 2020 était irrégulièrement composé dès lors qu'il ne comprenait pas " les professeurs l'ayant évaluée lors de l'épreuve de QCM ", il ne ressort pas des dispositions précitées de l'article D. 337-123 que ces derniers devaient composer ledit jury. Il ressort en tout état de cause de l'arrêté de nomination versé par la rectrice de l'académie de Nice que le jury qui s'est réuni le 25 novembre 2020 était présidé par un inspecteur de l'éducation nationale, de deux enseignants exerçant pour l'un dans un centre de formation d'apprentis et pour l'autre en lycée professionnel, et de deux personnalités qualifiées de la profession. Le moyen tiré de l'irrégularité de la composition du jury ne peut, dès lors, qu'être écarté.

9. En deuxième lieu, aux termes de l'article D. 337-114 du code de l'éducation : " Les candidats ayant préparé le brevet professionnel par la voie de l'apprentissage présentent obligatoirement l'examen sous la forme globale à l'issue de leur formation, () / Le diplôme est délivré aux candidats qui ont présenté l'ensemble des unités constitutives du diplôme () qui ont obtenu une moyenne générale supérieure ou égale à 10 sur 20 à l'ensemble des évaluations affectées de leur coefficient. " Aux termes de l'article D. 337-116 du même code : " () Dans le cas où le diplôme ne peut être délivré au candidat, celui-ci peut se présenter, sur autorisation du recteur d'académie, à l'épreuve ou aux épreuves de remplacement, organisées par le recteur au sein d'une académie ou d'un groupement d'académies. () ".

10. D'autre part, aux termes de l'article 2 du décret du 3 juin 2020 relatif aux modalités de délivrance du certificat d'aptitude professionnelle, du brevet d'études professionnelles, du baccalauréat professionnel, du brevet professionnel, du brevet des métiers d'art et de la mention complémentaire pour la session 2020 : " I. - Les notes attribuées au titre des unités certificatives correspondant aux épreuves et sous-épreuves obligatoires écrites, orales ou pratiques sont fixées en tenant compte des notes obtenues durant l'année de l'examen et inscrites dans le livret scolaire, dans le livret de formation ou dans le dossier de contrôle continu de l'année scolaire 2019-2020 des candidats suivants, sous réserve que ces documents soient établis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'éducation nationale : () - candidats inscrits dans un centre de formation d'apprentis relevant du titre III du livre IV du code de l'éducation, qu'ils soient habilités ou non par le recteur d'académie à pratiquer le contrôle en cours de formation ; () II. - Les candidats qui ne relèvent d'aucune des catégories mentionnées aux alinéas précédents ou dont le livret scolaire, le livret de formation ou le dossier de contrôle continu n'est pas recevable se présentent aux épreuves prévues respectivement aux articles D. 337-21, D. 337-44, D. 337-92, D. 337-116, D. 337-137 et D. 337-157 du code de l'éducation et organisées au début de l'année scolaire 2020-2021. " Aux termes de l'article 6 de ce même décret : " Les éléments d'appréciation dont dispose le jury sont : / 1° Le livret scolaire ou livret de formation ou dossier de contrôle continu comportant les notes et appréciations données au candidat ; / () / Les notes définitives résultent de la délibération du jury, qui peut valoriser l'engagement du candidat, notamment au cours de ses périodes de formation en entreprise, ses progrès ou son assiduité. / Le livret scolaire ou le livret de formation ou le dossier de contrôle continu est visé par le président du jury. / Si le livret scolaire ou le livret de formation ou le dossier de contrôle continu ne permet pas au jury de se prononcer sur le niveau de connaissances et de compétences du candidat, celui-ci se présente aux épreuves mentionnées au II de l'article 2. / A titre exceptionnel, le jury peut autoriser un candidat ayant obtenu à l'examen une note inférieure à 10 à se présenter aux épreuves de remplacement prévues au II de l'article 2 ".

11. Il ressort des pièces du dossier, notamment des termes du courrier du 2 décembre 2020, que, dans le cadre du réexamen de la situation de Mme B enjoint par le juge des référés dans son ordonnance n° 2004371 du 12 novembre 2020, le jury d'examen a estimé que le dossier de contrôle continu de l'intéressée ne lui permettait pas de se prononcer sur son niveau de connaissances et de compétences. Si la requérante soutient que le jury pouvait prendre en compte la note de 12,5/20 qu'elle a obtenue à l'épreuve de QCM organisée le 11 juin 2020 pour fixer la note des U31 à U34 " Epreuves professionnelles ", il est toutefois constant qu'en tant que redoublante, elle n'a obtenu aucune note dans le cadre du contrôle continu au cours de l'année scolaire 2019/2020. En outre, Mme B fait elle-même valoir que son dossier de contrôle continu ne permettait pas au jury de se prononcer sur ses connaissances et compétences dès lors que les appréciations portées n'émanaient pas de professeurs rencontrés au cours de son année de redoublement. Enfin, il ne ressort pas des pièces du dossier que la convocation de Mme B aux épreuves de remplacement serait constitutive d'une différence de traitement méconnaissant le principe de l'égalité de traitement des candidats ou que cette convocation reposerait sur un autre motif que celui tiré de l'impossibilité pour le jury de se prononcer sur le niveau de connaissances et de compétences de la candidate. Il en résulte que le jury a souverainement considéré qu'il ne pouvait pas apprécier le niveau de connaissances et de compétence de Mme B et que la rectrice de l'académie de Nice l'a invitée à se présenter aux épreuves ponctuelles de remplacement en application des dispositions précitées. Les moyens tirés de l'erreur de droit, de l'erreur manifeste d'appréciation, et de la méconnaissance du principe d'égalité de traitement entre les candidats doivent donc être écartés.

12. Il résulte de ce qui précède que Mme B n'est pas fondée à demander l'annulation de la délibération du 25 novembre 2020, de la décision du 2 décembre 2020 et de la décision implicite de rejet de son recours gracieux introduit le 18 décembre 2020.

Sur la légalité de la délibération du 1er juillet 2020 et de la décision du 22 octobre 2020 et l'exception de non-lieu à statuer opposée par la rectrice de l'académie de Nice :

13. Ainsi qu'il a été dit au point 4, la délibération du 1er juillet 2020 a été abrogée par l'arrêté du 25 novembre 2020. Or, en vertu des règles énoncées au point 6, les conclusions dirigées à l'encontre de l'arrêté du 25 novembre 2020 doivent être rejetées, de sorte que cet arrêté est devenu définitif. Par suite, les conclusions tendant à l'annulation de la délibération du 1er juillet 2020 et, par voie de conséquence, la décision du 22 octobre 2020 rejetant son recours gracieux contre cette délibération, sont devenues sans objet. L'exception de non-lieu opposée en défense doit ainsi être accueillie.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

14. Le présent jugement n'implique aucune mesure d'exécution. Dès lors, les conclusions à fin d'injonction présentées par Mme B dans ses requêtes enregistrées sous les n° 2004370 et n° 2101073 doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

15. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que l'Etat, qui n'a pas la qualité de partie perdante, verse à Mme B la somme que celle-ci demande au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation de la délibération du 1er juillet 2020 par laquelle le jury d'examen a refusé l'admission de Mme B au brevet professionnel de préparateur en pharmacie et de la décision du 22 octobre 2020 rejetant son recours gracieux contre cette décision.

Article 2 : Le surplus des conclusions des requêtes est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et à la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche.

Copie sera adressée à la rectrice de l'académie de Nice.

Délibéré après l'audience du 13 novembre 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Chevalier-Aubert, présidente,

Mme Kolf, conseillère,

Mme Bergantz, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 décembre 2023.

La rapporteure,

signé

A. Bergantz

La présidente,

signé

V. Chevalier-AubertLa greffière,

signé

V. Suner

La République mande et ordonne à la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour le greffier en chef,

ou par délégation la greffière,

N°s 2004370, 2101073

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