mardi 21 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2101421 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | SOCIETE D AVOCATS PLENOT-SUARES-ORLANDINI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés au tribunal les 11 mars 2021 et 15 avril 2021, Mme B A conteste l'arrêté du 18 janvier 2021 par lequel le maire de Castillon a interdit, à compter du 20 janvier 2021, jusqu'à la mise en place d'une signalisation adaptée, le stationnement de tous les véhicules sur l'ensemble de la voie communale n° 10 et sur la place de la Fontaine.
Elle soutient que :
- assistante maternelle, elle a besoin d'une place de stationnement au plus près de son habitation en toute sécurité.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 4 Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; () ".
2. Aux termes de l'article R. 411-1 du même code : " La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge ".
3. Par la présente requête, Mme A conteste l'arrêté municipal par lequel le maire de Castillon a interdit, à compter du 20 janvier 2021, le stationnement de tous les véhicules sur l'ensemble de la voie communale n° 10 et sur la place de la Fontaine pour une durée indéterminée jusqu'à la mise en place d'une signalisation adaptée. Toutefois, la requête et les pièces l'accompagnant qui relatent pour l'essentiel un conflit avec une voisine, ne contient pas l'exposé des faits et moyens permettant au juge d'apprécier la légalité de l'arrêté interdisant le stationnement en litige. Dans ces conditions, la requête de Mme A est entachée d'une irrecevabilité manifeste insusceptible d'être régularisée en cours d'instance et qui ne peut qu'être rejetée par application des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Sur les frais liés à l'instance :
4. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de Mme A la somme demandée par la commune de Castillon au titre des frais qu'elle a exposés dans la présente instance et non compris dans les dépens, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : les conclusions de la commune de Castillon tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A et à la commune de Castillon.
Fait à Nice, le 21 mars 2023.
Le président de la 5ème chambre,
signé
F. PASCAL
La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
Ou par délégation le greffier.
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