mardi 23 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2103431 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6ème chambre |
| Avocat requérant | SELARL ASSO - CHRESTIA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et deux mémoires complémentaires, enregistrés les 23 juin 2021, 21 juin 2023 et 22 août 2023, M. C E, représenté par Me Chrestia, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la décision du 2 février 2021 par laquelle le directeur départemental des finances publiques des Alpes-Maritimes a fixé à 15% son taux d'incapacité permanente partielle (IPP), ainsi que la décision du 3 mai 2021 rejetant son recours hiérarchique ;
2°) d'enjoindre au directeur départemental des finances publiques des Alpes-Maritimes de fixer, à son bénéfice, le taux d'IPP à 60% avec toutes conséquences de droit, sous astreinte de 150 euros par jour de retard à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- à titre principal :
- la décision attaquée, en fixant le taux d'IPP à 15%, est entachée d'une erreur d'appréciation ;
- elle est entachée d'un détournement de pouvoir ;
- à titre subsidiaire :
- la décision attaquée a été prise par une autorité incompétente ;
- cette décision a été prise au terme d'une procédure irrégulière en raison de l'absence d'un médecin spécialiste de la pathologie dont il souffre lors de la séance de la commission de réforme et de l'absence de désignation d'un médecin pour assurer le secrétariat de la commission ;
- les écritures en défense du ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique ne sont pas recevables en ce qu'elles ne sont pas revêtues de la signature de son auteur et en ce qu'il n'est pas justifié que ce dernier aurait reçu délégation à l'effet de signer les mémoires en défense dans le cadre du présent recours ;
- les pièces produites par le ministre en défense doivent être écartées des débats en ce que, d'une part, des pièces sont en double, d'autre part, les pièces jointes au premier mémoire et celles jointes au second mémoire comportent la même numérotation, de sorte que ni le contradictoire, ni la clarté des débats ne peuvent être parfaitement assurés.
Par deux mémoires en défense, enregistrés les 15 juin 2023 et 24 juillet 2023, le ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le décret n° 2005-850 du 27 juillet 2005 ;
- l'arrêté du 18 décembre 2019 portant organisation du secrétariat général des ministères économiques et financiers ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 2 avril 2024 :
- le rapport de Mme Gazeau,
- les conclusions de Mme Belguèche, rapporteure publique,
- et les observations de Me Chrestia, représentant M. E.
Considérant ce qui suit :
1. M. E, inspecteur des finances publiques, exerce ses fonctions, depuis le 1er septembre 2005, au sein de la direction départementale des finances publiques des Alpes-Maritimes. Il a été victime, le 13 décembre 2017, d'un accident dans les locaux de la direction départementale, lequel, par décision du 13 décembre 2019, a été reconnu imputable au service. La commission de réforme, dans sa séance du 17 décembre 2020, a attribué à l'intéressé un taux d'incapacité permanente partielle (IPP) de 15 %. A la suite de cet avis, le directeur départemental des finances publiques des Alpes-Maritimes a, par un arrêté du 2 février 2021, déclaré l'état de M. E consolidé en date du 29 mai 2019 et fixé un taux d'IPP de 15 %. M. E a demandé, par recours hiérarchique du 1er mars 2021, le retrait de cette décision, lequel recours a été rejeté par décision du ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique du 3 mai 2021. M. E demande au tribunal l'annulation, pour excès de pouvoir, de l'arrêté du 2 février 2021 ainsi que de la décision du 3 mai 2021.
Sur la recevabilité des écritures en défense du ministre :
2. En premier lieu, aux termes de l'article 1er du décret n° 2005-850 du 27 juillet 2005 relatif aux délégations de signature des membres du gouvernement : " A compter du jour suivant la publication au Journal officiel de la République française de l'acte les nommant dans leurs fonctions ou à compter de l'enregistrement de cet acte au recueil spécial mentionné à l'article L. 861-1 du code de la sécurité intérieure, lorsqu'il est fait application de cet article, ou à compter du jour où cet acte prend effet, si ce jour est postérieur, peuvent signer, au nom du ministre ou du secrétaire d'Etat et par délégation, l'ensemble des actes, à l'exception des décrets, relatifs aux affaires des services placés sous leur autorité : / 1° Les secrétaires généraux des ministères, () ; / Cette délégation s'exerce sous l'autorité du ou des ministres et secrétaires d'Etat dont relèvent les agents, ainsi que, le cas échéant, de leur supérieur hiérarchique immédiat. / Le changement de ministre ou de secrétaire d'Etat ne met pas fin à cette délégation, sous réserve des dispositions de l'article 4 () ". Aux termes de l'article 3 de ce décret : " Les personnes mentionnées aux 1° et 3° de l'article 1er peuvent donner délégation pour signer tous actes relatifs aux affaires pour lesquelles elles ont elles-mêmes reçu délégation : / 1° Aux magistrats, aux fonctionnaires de catégorie A et aux agents contractuels chargés de fonctions d'un niveau équivalent, qui n'en disposent pas au titre de l'article 1er ; () / La délégation prévue au présent article entre en vigueur le lendemain de la publication au Journal officiel de la République française ou à compter de l'enregistrement au recueil spécial mentionné à l'article L. 861-1 du code de la sécurité intérieure, lorsqu'il est fait application de cet article, de l'arrêté désignant le ou les titulaires de la délégation et précisant les matières qui en font l'objet. Elle peut être abrogée à tout moment par un acte contraire. Elle prend fin en même temps que les fonctions de celui qui l'a donnée () ".
3. Par décret du Président de la République en date du 26 octobre 2022, régulièrement publié au Journal officiel de la République française n° 0250 du 27 octobre 2022, M. A B, administrateur général, a été nommé secrétaire général des ministères économiques et financiers par intérim. Il s'ensuit que, en application de l'article 1er du décret du 27 juillet 2005, M. B disposait, depuis le 27 octobre 2022, date d'entrée en vigueur du décret de nomination, d'une délégation lui permettant de signer, au nom du ministre chargé de l'économie et des finances, tous les actes, à l'exception des décrets, relevant des services placés sous son autorité, au nombre desquels figure le service des ressources humaines lequel assure, ainsi que cela résulte de l'arrêté du 18 décembre 2019 portant organisation du secrétariat général des ministères économiques et financiers, le traitement de tout contentieux administratif relatif à la gestion des agents à l'exception des pensions de l'Etat. Par un arrêté du 28 octobre 2022, publié au Journal officiel de la République française du 4 novembre 2022, le secrétaire général des ministères économiques et financiers a délégué à M. D, attaché d'administration hors classe, responsable du secteur contentieux au bureau affaires juridiques, statutaires et indemnitaires, sa signature à l'effet de prendre tous actes, arrêtés et décisions dans la limite de ses attributions. Cette délégation, qui porte sur l'ensemble des actes relevant des attributions du bureau affaires juridiques, statutaires et indemnitaires des ministères économiques et financiers, à l'exception des décrets, inclut ainsi la signature, au nom du ministre chargé de l'économie et des finances, des mémoires en défense dans les litiges devant les juridictions administratives relatifs à la gestion des agents du ministère à l'exception de ceux portant sur les pensions de l'Etat. Dans ces conditions, M. D était compétent pour signer, au nom du ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, le mémoire en défense présenté pour l'Etat dans le cadre de la présente instance. La fin de non-recevoir ainsi opposée par le requérant ne peut, par suite, qu'être écartée.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 414-3 du code de justice administrative : " Les caractéristiques techniques de l'application mentionnée à l'article R. 414-1 et du téléservice mentionné à l'article R. 414-2 garantissent la fiabilité de l'identification des parties ou de leur mandataire, l'intégrité des documents adressés ainsi que la sécurité et la confidentialité des échanges entre les parties et la juridiction. Elles permettent également d'établir de manière certaine la date et l'heure de la mise à disposition d'un document ainsi que celles de sa première consultation par son destinataire () ". Aux termes de l'article R. 414-4 du même code : " L'identification de l'auteur de la requête, selon les modalités prévues par l'arrêté mentionné à l'article R. 414-3, vaut signature pour l'application des dispositions du présent code () ". L'article R. 611-8-4 du code de justice administrative dispose que " Les dispositions de l'article R. 414-4 sont applicables à l'identification de l'auteur d'un mémoire en défense ". En vertu de ces dispositions, lorsqu'une partie adresse au tribunal administratif un mémoire ou des pièces par l'intermédiaire de l'application informatique dénommée Télérecours, son identification selon les modalités prévues pour le fonctionnement de cette application vaut signature pour l'application des dispositions du code de justice administrative.
5. Les mémoires en défense du ministre l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique ont été adressés au tribunal au moyen de l'application Télérecours prévue par l'article R. 414-1 du code de justice administrative. Il résulte de la combinaison des dispositions du code de justice administrative citées au point précédent qu'eu égard à la fiabilité de l'identification des parties que garantit cette application, l'identification de l'auteur de ce mémoire en défense vaut signature. Par suite, la circonstance que le mémoire en défense ne serait pas revêtu de la signature manuscrite de son auteur, n'est pas de nature à le rendre irrecevable. Dès lors, en vertu des dispositions précitées, l'indentification de l'auteur du mémoire dans cette application vaut signature de ce mémoire. Par suite, la fin de non-recevoir opposée par le requérant, tirée du défaut de signature du mémoire en défense, doit être écartée.
6. En troisième lieu, en l'espèce, le ministre a produit le 15 juin 2023 un premier mémoire en défense, auquel étaient associées 7 pièces, puis un second mémoire le 24 juillet 2023, assorti de 6 pièces. Si les pièces jointes au second mémoire comportent la même numérotation que celles produites avec le premier mémoire en défense, ces pièces étaient néanmoins accompagnées d'un bordereau comportant un intitulé décrivant explicitement le contenu de chaque pièce, de sorte que le requérant n'est pas fondé à soutenir que l'absence de numérotation croissante et continue nuirait au contradictoire et à la clarté des débats. S'il est vrai, par ailleurs, ainsi que le soutient le requérant, que certaines pièces ont été transmises en double par le ministre, une telle erreur, purement matérielle, est néanmoins sans conséquence sur le respect du contradictoire et la clarté des débats dès lors que l'inventaire détaillé des pièces, joint à chaque mémoire, permet de les identifier. Par suite, il n'y a pas lieu d'écarter des débats les pièces produites par le ministre en défense. Cette fin de non-recevoir doit également être écartée.
Sur les conclusions d'annulation :
7. La décision litigieuse du 2 février 2021 fixant le taux d'IPP de M. E, inspecteur des finances publiques en poste à la direction départementale des finances publiques des Alpes-Maritimes, à 15%, a été signée par Mme F G, inspecteur des finances publiques à la direction départementale des finances publiques de l'Hérault.
8. Comme l'indique le ministre en défense, la gestion administrative des agents rattachés à la direction départementale des finances publiques des Alpes-Maritimes, dont relève le requérant, est assurée, depuis le 19 novembre 2018, par la direction départementale des finances publiques de l'Hérault en vertu d'une convention de délégation de gestion conclue le 14 novembre 2018 entre cette direction et celle des Alpes-Maritimes. Cette convention de délégation de gestion prévoit notamment la signature, par la direction départementale des finances publiques de l'Hérault, des actes administratifs individuels relatifs à la gestion des agents de la direction départementale des finances publiques des Alpes-Maritimes.
9. Pour établir le caractère régulier de la délégation de signature consentie à Mme G, le ministre verse aux débats la décision du 30 décembre 2019 portant délégation de signature du directeur au sein de la direction départementale des finances publiques de l'Hérault, publiée au recueil des actes administratifs spécial n°13 du 20 janvier 2020 de la préfecture de l'Hérault. Toutefois, cette délégation de signature est relative à la convention de gestion du 16 janvier 2020 relative à l'expérimentation d'un centre de gestion financière entre la direction régionale des finances publiques de Haute-Garonne et la direction départementale des finances publiques de l'Hérault, et non à la convention de gestion du 14 novembre 2018 conclue entre la direction départementale des finances publiques de l'Hérault et la direction départementale des finances publiques des Alpes-Maritimes. Dans ces conditions, à défaut pour le ministre d'établir la compétence de Mme G à l'effet de signer la décision en litige, M. E est fondé à soutenir que l'acte du 2 février 2021 a été pris par une autorité incompétente et à en demander, pour ce motif, l'annulation.
10. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, que la décision du 2 février 2021 fixant le taux d'IPP de M. E à 15% doit être annulée, ainsi que par voie de conséquence la décision du 3 mai 2021 portant rejet de son recours hiérarchique.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
11. Le présent jugement, eu égard au motif d'annulation retenu et au vu de l'examen de l'ensemble des moyens soulevés, implique seulement qu'il soit enjoint au ministre de l'économie, de finances et de la souveraineté industrielle et numérique de réexaminer la situation de M. E dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais liés au litige :
12. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'Etat, partie perdante à l'instance, une somme de 1 500 euros à verser à M. E en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La décision du 2 février 2021 fixant à 15% le taux d'incapacité permanente partielle de M. E ainsi que la décision du 3 mai 2021 rejetant son recours hiérarchique sont annulées.
Article 2 : Il est enjoint au ministre de l'économie, de finances et de la souveraineté industrielle et numérique de réexaminer la situation de M. E dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : L'Etat versera à M. E une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. E et au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique.
Délibéré après l'audience du 2 avril 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Pouget, présidente,
Mme Gazeau, première conseillère,
Mme Guilbert, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 avril 2024.
La rapporteure,
signé
D. Gazeau
La présidente,
signé
M. Pouget La greffière,
signé
S. Génovèse
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
Ou par délégation, la greffière
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026