mardi 2 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2103556 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6ème chambre |
| Avocat requérant | SELARL ITINERAIRES AVOCATS - CADOZ-LACROIX-REY-VERNE |
Vu la procédure suivante :
I. - Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés sous le n° 2103556 les 29 juin 2021 et 11 mai 2023, Mme B A, représentée par Me Paloux, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 1er mai 2021 par laquelle le maire de la commune de Nice a refusé de reconnaitre l'imputabilité au service de son syndrome post-commotionnel à la suite de son accident de service du 29 avril 2019 ;
2°) d'enjoindre, à titre principal, au maire de la ville de Nice de reconnaitre l'imputabilité au service de son syndrome post-commotionnel, ou à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa demande ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Nice une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision en litige est intervenue au terme d'une procédure irrégulière en ce qu'elle n'a pas été entendue par la commission de réforme lors de sa séance du 9 juin 2021 ;
- cette décision est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation en refusant de reconnaitre comme imputable au service le syndrome post-commotionnel dont elle souffre depuis l'accident de service du 29 avril 2019 ; les pathologies dont elle souffre sont exclusivement imputables au service.
Par un mémoire en défense, enregistré le 19 janvier 2023, la commune de Nice, représentée par Me Verne, conclut au rejet de la requête et demande que la somme de 1 500 euros soit mise à la charge de la requérante au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.
II. - Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés sous le n° 2102771 les 18 mai 2021 et 11 mai 2023, Mme B A, représentée par Me Paloux, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 19 mars 2021 par lequel le maire de la ville de Nice l'a placée en congé de maladie ordinaire pour la période du 10 février au 5 mars 2021 ;
2°) d'enjoindre au maire de Nice de régulariser sa situation en adoptant un nouvel arrêté de congé de maladie imputable au service ;
3°) d'enjoindre au maire de la commune de Nice de reconstituer ses droits sociaux et pécuniaires ;
4°) de mettre à la charge de la commune de Nice la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'arrêté attaqué est insuffisamment motivé ;
- cet arrêté est entaché d'une erreur de fait et d'une erreur de droit pour avoir retenu une période de maladie de seulement 24 jours et pour ne pas l'avoir placée dans une situation administrative régulière ;
- cet arrêté est entaché d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation en ce qu'il la place en congé de maladie ordinaire en partie à demi-traitement alors qu'elle aurait dû bénéficier du maintien du plein traitement et que le syndrome dont elle souffre est imputable à l'accident de service du 29 avril 2019 ;
- par voie de conséquence de l'annulation du refus de reconnaissance d'imputabilité au service du syndrome post-commotionnel, l'arrêté en litige doit être annulé.
Par un mémoire en défense, enregistré le 19 janvier 2023, la commune de Nice, représentée par Me Verne, conclut au rejet de la requête et demande que la somme de 1 500 euros soit mise à la charge de la requérante au titre des frais de l'instance.
Elle fait valoir que les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.
III. - Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés sous le n° 2104084 les 28 juillet 2021 et 11 mai 2023, Mme B A, représentée par Me Paloux, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 24 juin 2021 par lequel le maire de la ville de Nice l'a placée en congé de maladie ordinaire pour la période du 29 mai au 26 juin 2021 ;
2°) d'enjoindre au maire de Nice de régulariser sa situation en adoptant un nouvel arrêté de congé de maladie imputable au service ;
3°) d'enjoindre au maire de la commune de Nice de reconstituer ses droits sociaux et pécuniaires ;
4°) de mettre à la charge de la commune de Nice la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'arrêté attaqué est insuffisamment motivé ;
- cet arrêté est entaché d'une erreur de fait et d'une erreur de droit pour avoir retenu une période de maladie de seulement 28 jours et pour ne pas l'avoir placée dans une situation administrative régulière ;
- cet arrêté est entaché d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation en ce qu'il la place en congé de maladie ordinaire en partie à demi-traitement alors qu'elle aurait dû bénéficier du maintien du plein traitement et que le syndrome dont elle souffre est imputable à l'accident de service du 29 avril 2019 ;
- par voie de conséquence de l'annulation du refus de reconnaissance d'imputabilité au service du syndrome post-commotionnel, l'arrêté en litige doit être annulé.
Par un mémoire en défense, enregistré le 19 janvier 2023, la commune de Nice, représentée par Me Verne, conclut au rejet de la requête et demande que la somme de 1 500 euros soit mise à la charge de la requérante au titre des frais de l'instance.
Elle fait valoir que les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.
IV. - Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés sous le n° 2201668 les 1er avril 2022 et 13 mars 2024, Mme B A, représentée par Me Paloux, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 27 janvier 2022 par laquelle le maire de la ville de Nice a refusé de reconnaitre l'imputabilité au service de la pathologie neurologique post-commotionnelle suite à son accident de service du 29 avril 2019 ;
2°) d'enjoindre à titre principal au maire de Nice de reconnaitre l'imputabilité au service de la pathologie neurologique post-commotionnelle ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa demande ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Nice la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- sa requête est recevable ;
- la décision en litige est intervenue au terme d'une procédure irrégulière en ce qu'il n'est pas établi que la commission départementale de réforme ait été composée dans des conditions régulières ;
- la décision attaquée est insuffisamment motivée ;
- cette décision est entachée d'une erreur de droit en ce que la commune de Nice s'est estimée à tort en situation de compétence liée ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- la consolidation ne peut pas être fixée au 11 décembre 2020.
Par un mémoire en défense, enregistré le 29 janvier 2024, la commune de Nice, représentée par Me Verne, conclut au rejet de la requête et demande que la somme de 1 500 euros soit mise à la charge de la requérante au titre des frais de l'instance.
Elle fait valoir que :
- la requête est irrecevable en ce que la décision en litige ne lui fait pas grief ;
- le moyen tiré du défaut de motivation est inopérant ;
- les autres moyens soulevés ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général de la fonction publique ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;
- l'ordonnance n° 2014-1329 du 6 novembre 2014 ;
- l'ordonnance n° 2020-347 du 27 mars 2020 ;
- le décret n° 87-602 du 30 juin 1987 ;
- le décret n° 2014-1627 du 26 décembre 2014 ;
- l'arrêté du 4 août 2004 relatif aux commissions de réforme des agents de la fonction publique territoriale et de la fonction publique hospitalière ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 11 juin 2024 :
- le rapport de Mme Gazeau,
- les conclusions de Mme Belguèche, rapporteure publique,
- et les observations de Me Auger, représentant la commune de Nice.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A, adjointe technique titulaire de la ville de Nice, gardienne de l'école publique élémentaire " La Mantega " depuis le 25 mars 2019, a déclaré avoir été victime d'une chute en service le 29 avril 2019, laquelle a été reconnue comme imputable au service, plaçant ainsi l'intéressée en congé pour maladie imputable au service à compter du 30 avril 2019. Mme A a repris ses fonctions le 15 octobre 2019 dans le cadre d'un mi-temps thérapeutique renouvelé jusqu'au 15 octobre 2020. Elle a déclaré avoir subi un nouvel accident du travail le 28 février 2020 et demandé la reconnaissance de l'imputabilité au service de cet accident, laquelle a été rejetée par décision du maire de Nice du 22 décembre 2020. Mme A, qui a été placée en congé de maladie ordinaire à compter du 28 février 2020 a transmis, le 11 septembre 2020, un nouvel arrêt de travail faisant état de cervicalgies intenses et de vertiges en lien avec l'accident de service du 29 avril 2019, lequel a été renouvelé. Par un nouveau certificat médical du 2 novembre 2020, l'arrêt de travail de Mme A a été prolongé pour les mêmes symptômes ainsi que pour un syndrome anxiodépressif réactionnel dont elle indique être atteinte à la suite de l'accident de service du 29 avril 2019. Une expertise médicale a été diligentée par le maire de Nice, au terme de laquelle le Dr C, par un rapport en date du 14 décembre 2020, a reconnu comme imputables à l'accident de travail du 29 avril 2019 la contusion du rachis cervical et du rachis lombaire et fixé la date de consolidation de son état au 11 décembre 2020 sans IPP, tout en précisant que le travail ne pouvait cependant être repris par l'intéressée au 12 décembre 2020 en raison d'une affection neuropsychiatrique indépendante de l'accident de travail. Par demande du 23 février 2021, Mme A, contestant les conclusions de cette expertise, a sollicité la reconnaissance de l'imputabilité au service des cervicalgies, des vertiges et du syndrome anxiodépressif réactionnel résultant de l'accident du travail du 29 avril 2019. Cette demande a été réceptionnée par la ville de Nice le 1er mars 2021, laquelle a saisi le 5 mars suivant la commission de réforme aux fins d'émission d'un avis sur cette demande. En raison du silence gardé par le maire de Nice sur cette demande au bout de deux mois, une décision implicite de rejet est née. Parallèlement, Mme A a été placée en congé de maladie ordinaire à compter du 10 février 2021 jusqu'au 5 mars suivant par arrêté du maire de Nice du 19 mars 2021. Puis par arrêté du 24 juin 2021, Mme A a de nouveau été placée en congé de maladie ordinaire du 29 mai au 25 juin 2021. Après avoir recueilli l'avis émis par la commission de réforme le 9 juin 2021, le maire de Nice a, par décision du 27 janvier 2022, statué définitivement sur la demande de l'intéressée et reconnu l'imputabilité au service et la consolidation sans IPP à la date du 11 décembre 2020 de l'accident de service survenu le 29 avril 2019, en se référant aux conclusions de l'expertise du Dr C.
2. Par les requêtes enregistrées sous les nos 2103556 et 2201668, Mme A, adjointe technique titulaire de la ville de Nice, gardienne de l'école publique élémentaire " La Mantega " depuis le 25 mars 2019 doit être regardée comme demandant au tribunal l'annulation, pour excès de pouvoir, de la décision rejetant implicitement sa demande de reconnaissance d'imputabilité au service des affections mentionnées dans les certificats médicaux produits à compter du 11 septembre 2020 et du 2 novembre 2020, ainsi que de la décision du 27 janvier 2022 en tant qu'elle refuse de reconnaitre l'imputabilité au service des cervicalgies, vertiges et syndrome anxiodépressif réactionnel, et en tant qu'elle fixe la date de consolidation au 11 décembre 2020 sans IPP. Par les requêtes enregistrées sous les nos 2102771, 2104084, Mme A demande au tribunal d'annuler, pour excès de pouvoir, les arrêtés des 19 mars et 24 juin 2021 par lesquels le maire de la ville de Nice l'a placée en congé de maladie ordinaire.
Sur la jonction :
3. Les requêtes susvisées nos 2103556, 2102771, 2104084 et 2201668 présentées par Mme A, concernent la situation d'un même fonctionnaire, présentent à juger des questions communes et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
Sur la fin de non-recevoir opposée en défense tirée de l'absence de caractère faisant grief de la décision du 27 janvier 2022 :
4. Il ressort des pièces du dossier que Mme A a transmis à la ville de Nice des arrêts de travail relatifs à l'accident de service survenu le 29 avril 2019, lequel avait été reconnu imputable au service, pour des cervicalgies et des vertiges à compter du 11 septembre 2020 ainsi que pour un syndrome anxiodépressif réactionnel à partir du 2 novembre 2020. Il ressort de ces pièces que le Dr C, chargé d'examiner l'imputabilité à l'accident de service du 29 avril 2019 des lésions mentionnées dans les certificats médicaux précités, a estimé, dans son rapport remis le 14 décembre 2020, qu'étaient imputables à cet accident de service les lésions de contusion du rachis cervical et du rachis lombaire en y excluant l'affection neuropsychiatrique invoquée par la requérante, et fixé la date de consolidation sans IPP au 11 décembre 2020. Faisant suite à ce rapport, Mme A a, par lettre en date du 23 février 2021, demandé au maire de la ville de Nice de prendre position sur l'imputabilité au service de l'ensemble des séquelles subies, résultant de l'accident de service du 29 avril 2019, à savoir la contusion du rachis cervical et du rachis lombaire, ainsi que les lésions de cervicalgies et de vertiges, sans que ces lésions ne soient limitatives. Par la décision en litige du 27 janvier 2022, le maire de la ville de Nice, statuant définitivement sur la demande de l'intéressée, a reconnu l'imputabilité au service et la consolidation sans IPP à la date du 11 décembre 2020 de l'accident de service survenu le 29 avril 2019, en se référant aux conclusions de l'expertise du Dr C.
5. Il suit de là que par la décision en litige, le maire de Nice, en se référant aux seules conclusions d'expertise du Dr C, doit être regardé, d'une part, comme ayant reconnu l'imputabilité à l'accident de service du 29 avril 2019 des seules lésions de contusion du rachis cervical et du rachis lombaire subies par Mme A, d'autre part, comme ayant refusé de reconnaitre l'imputabilité au service des autres séquelles invoquées par la requérante et mentionnées dans les certificats médicaux produits à compter du 11 septembre et du 2 novembre 2020. Dans ces conditions, la décision contestée doit être regardée comme revêtant le caractère d'une décision faisant grief à l'intéressée en tant seulement qu'elle refuse de reconnaitre l'imputabilité à l'accident de service du 29 avril 2019 des cervicalgies, des vertiges et du syndrome anxiodépressif réactionnel invoqués par la requérante. La fin de non-recevoir opposée par la commune de Nice en défense doit donc être écartée en tant qu'elle concerne le refus d'imputabilité au service des cervicalgies, des vertiges et du syndrome anxiodépressif réactionnel, contenu dans la décision entreprise.
Sur les conclusions aux fins d'annulation de la décision refusant implicitement la reconnaissance de l'imputabilité au service du syndrome post-commotionnel et de la décision du 27 janvier 2022 :
En ce qui concerne l'étendue du litige :
6. Lorsqu'un requérant conteste, dans les délais de recours, une décision implicite de rejet et une décision expresse de rejet intervenue postérieurement, ses conclusions doivent être regardées comme dirigées uniquement contre la seconde décision, qui s'est substituée à la première.
7. Par décision du 27 janvier 2022, ainsi qu'il a été dit au point 5, le maire de Nice a, en statuant définitivement sur la demande de la requérante, reconnu l'imputabilité au service des seules lésions de contusion du rachis cervical et du rachis lombaire comme étant en lien avec l'accident de service du 29 avril 2019 et rejeté la demande de reconnaissance d'imputabilité à cet accident des cervicalgies, des vertiges et du syndrome anxiodépressif réactionnel invoqués par la requérante. La décision expresse, en tant qu'elle refuse la reconnaissance de l'imputabilité au service des cervicalgies, des vertiges et du syndrome anxiodépressif réactionnel, s'est substituée à la décision implicite de rejet née du silence initialement conservé par le maire de Nice sur la demande de Mme A. Dès lors, les conclusions à fin d'annulation de la requête n° 2103556 de Mme A doivent être regardées comme étant exclusivement dirigées contre la décision du 27 janvier 2022 qui demeure seule en litige.
En ce qui concerne la légalité de la décision du 27 janvier 2022 :
8. En premier lieu, aux termes de l'article 2 de l'ordonnance n° 2020-347 du 27 mars 2020 adaptant le droit applicable au fonctionnement des établissements publics et des instances collégiales administratives pendant l'état d'urgence sanitaire : " A l'exception des organes délibérants des collectivités territoriales et de leurs groupements, peuvent procéder à des délibérations dans les conditions prévues par l'ordonnance du 6 novembre 2014 susvisée et ses mesures réglementaires d'application, à l'initiative de la personne chargée d'en convoquer les réunions, les conseils d'administration ou organes délibérants en tenant lieu, organes collégiaux de direction ou collèges des établissements publics, quel que soit leur statut, de la Banque de France, des groupements d'intérêt public, des autorités administratives indépendantes et des autorités publiques indépendantes, y compris notamment l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution, et des organismes de droit privé chargés d'une mission de service public administratif. Il en va de même pour les commissions administratives et pour toute autre instance collégiale administrative ayant vocation à adopter des avis ou des décisions, notamment les instances de représentation des personnels, quels que soient leurs statuts, et les commissions mentionnées à l'article L. 441-2 du code de la construction et de l'habitation. / Cette faculté s'exerce nonobstant la circonstance que les dispositions législatives ou réglementaires propres à ces organismes ou instances, y compris leurs règles internes, ne prévoient pas de possibilités de délibération à distance ou les excluent () ". L'état d'urgence sanitaire, déclaré initialement par la loi n° 2020-290 du 23 mars 2020 à compter du 24 mars 2020, a été prorogé à plusieurs reprises par la loi n° 2020-1379 du 14 novembre 2020, puis la loi n° 2021-1040 du 15 février 2021, jusqu'au 1er juin 2021 inclus.
9. L'ordonnance n° 2014-1329 du 6 novembre 2014 relative aux délibérations à distance des instances administratives à caractère collégial et le décret n° 2014-1627 du 26 décembre 2014 pris pour son application fixent les conditions et modalités d'organisation d'une délibération par échanges d'écrits transmis par voie électronique aux fins d'assurer la participation effective de l'ensemble des membres pendant la durée de la délibération et un dialogue entre eux, le caractère collégial de la délibération par l'accès aux observations émises par chacun des membres à l'ensemble des participants, la confidentialité des débats et l'identification des participants.
10. Par ailleurs, aux termes de l'article 14 de l'arrêté du 4 août 2004 relatif aux commissions de réforme des agents de la fonction publique territoriale et de la fonction publique hospitalière : " Le secrétariat de la commission de réforme convoque les membres titulaires et l'agent concerné au moins quinze jours avant la date de la réunion. /() ". En outre, aux termes de l'article 16 de ce même arrêté : " () Dix jours au moins avant la réunion de la commission, le fonctionnaire est invité à prendre connaissance, personnellement ou par l'intermédiaire de son représentant, de son dossier, dont la partie médicale peut lui être communiquée, sur sa demande, ou par l'intermédiaire d'un médecin ; il peut présenter des observations écrites et fournir des certificats médicaux / La commission entend le fonctionnaire, qui peut se faire assister d'un médecin de son choix. Il peut aussi se faire assister par un conseiller. ".
11. Il ressort des pièces du dossier que la commission de réforme s'est réunie le 9 juin 2021, soit pendant la période d'état d'urgence sanitaire, sans la présence physique de Mme A. Si le procès-verbal de la réunion de la commission de réforme indique que Mme A a été entendue avec son médecin par contact téléphonique, il ne ressort cependant pas des pièces versées aux débats que cet entretien téléphonique a eu lieu le jour de la réunion de la commission et en présence de tous les membres ni que l'ensemble de ceux-ci a pu avoir communication ou accès aux observations émises par la requérante et son médecin. Si, compte tenu de ce contexte sanitaire particulier, il était loisible à l'administration d'adapter la procédure et, notamment, d'organiser une réunion de la commission de réforme à distance en invitant l'agent à y participer, il ressort néanmoins des pièces du dossier que le système mis en place pour entendre Mme A lors de la réunion de la commission de réforme n'a pas permis sa participation effective ainsi que celle de l'ensemble des membres de la commission, dans les conditions fixées par les dispositions citées au point 9, aux fins de garantir le caractère collégial de l'avis émis.
12. Il suit de là que Mme A n'a pas été mise à même de se faire entendre par les membres de la commission de réforme, en méconnaissance des dispositions applicables, et qu'elle a ainsi été privée d'une garantie. Dès lors, le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure suivie doit être accueilli. La décision contestée est, par suite, pour ce motif, entachée d'illégalité.
13. En second lieu, aux termes de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, alors applicable au litige : " I.- Le fonctionnaire en activité a droit à un congé pour invalidité temporaire imputable au service lorsque son incapacité temporaire de travail est consécutive à un accident reconnu imputable au service, à un accident de trajet ou à une maladie contractée en service définis aux II, III et IV du présent article () / Le fonctionnaire conserve l'intégralité de son traitement jusqu'à ce qu'il soit en état de reprendre son service ou jusqu'à la mise à la retraite. Il a droit, en outre, au remboursement des honoraires médicaux et des frais directement entraînés par la maladie ou l'accident () / II.- Est présumé imputable au service tout accident survenu à un fonctionnaire, quelle qu'en soit la cause, dans le temps et le lieu du service, dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice par le fonctionnaire de ses fonctions ou d'une activité qui en constitue le prolongement normal, en l'absence de faute personnelle ou de toute autre circonstance particulière détachant l'accident du service () ".
14. Aux termes de l'article L. 100-1 du code des relations entre l'administration et le public : " Le présent code régit les relations entre le public et l'administration en l'absence de dispositions spéciales applicables. Sauf dispositions contraires du présent code, celui-ci est applicable aux relations entre l'administration et ses agents ". Aux termes de l'article L. 211-2 du même code : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / () 6° Refusent un avantage dont l'attribution constitue un droit pour les personnes qui remplissent les conditions légales pour l'obtenir ; () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ".
15. Les décisions refusant à un fonctionnaire le bénéfice des dispositions précitées de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires constituent des décisions qui refusent un avantage dont l'attribution constitue un droit pour les personnes qui remplissent les conditions légales pour l'obtenir, au sens de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration. Elles doivent en conséquence être motivées en droit et en fait.
16. La décision contestée, en tant qu'elle refuse de reconnaître l'imputabilité à l'accident du 29 avril 2019 des lésions de cervicalgies, des vertiges et du syndrome anxiodépressif réactionnel, fait explicitement référence à l'expertise du Dr C du 14 décembre 2020, qui a été communiquée préalablement à la requérante ainsi que cela ressort des pièces du dossier. En revanche, si cette décision fait également référence à l'avis de la commission de réforme du 9 juin 2021 il n'est cependant pas établi qu'il aurait été communiqué à Mme A. En outre, la décision litigieuse ne vise aucune disposition législative et réglementaire. Dans ces conditions, la requérante est fondée à soutenir que la décision attaquée est insuffisamment motivée. La décision en litige est par suite, également pour ce deuxième motif, entachée d'illégalité.
17. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens des requêtes nos 2103556 et 2201668, que la décision du 27 janvier 2022, en tant qu'elle refuse de reconnaitre l'imputabilité au service des cervicalgies, des vertiges et du syndrome anxiodépressif réactionnel, mentionnés dans les certificats médicaux produits par Mme A à compter du 11 septembre et du 2 novembre 2020, doit être annulée.
Sur les conclusions aux fins d'annulation des arrêtés des 19 mars 2021 et 24 juin 2021 :
En ce qui concerne la légalité de l'arrêté du 19 mars 2021 :
18. La décision plaçant un agent en congé de maladie ordinaire, qui refuse dès lors un avantage dont l'attribution constitue un droit pour les personnes qui remplissent les conditions légales pour l'obtenir, constitue une décision qui doit être motivée en application de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration cité au point 14.
19. L'arrêté du 19 mars 2021 plaçant Mme A en congé de maladie ordinaire à plein traitement pour 5 jours et à demi-traitement pour 18 jours, vise les dispositions applicables. S'agissant de la motivation en fait, cet arrêté se borne cependant à faire mention du certificat médical et de l'avis du médecin-contrôleur agrée, sans indication de la date ni précision quant aux motifs et au sens de cet avis ni mention quant aux droits à congé de l'intéressée. Dans ces conditions, l'arrêté en litige, qui n'énonce aucune considération de fait en constituant le fondement, est insuffisamment motivé et doit être annulé pour ce motif.
20. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, que l'arrêté du 19 mars 2021 doit être annulé.
En ce qui concerne la légalité de l'arrêté du 24 juin 2021 :
21. En premier lieu, il résulte des dispositions combinées des articles 57 de la loi du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale, 16 du décret du 30 juin 1987 relatif aux congés de maladie des fonctionnaires territoriaux et 13 de l'arrêté du 4 août 2004 relatif aux commissions de réforme des agents de la fonction publique territoriale et de la fonction publique hospitalière, alors applicables, que le fonctionnaire en activité a droit à des congés de maladie à plein traitement, pendant une durée de trois mois, en cas de maladie dûment constatée le mettant dans l'impossibilité d'exercer ses fonctions. Au-delà de cette période, il a droit à des congés de maladie à demi-traitement, pendant une durée de neuf mois, s'il lui est toujours impossible d'exercer ses fonctions. Toutefois, si la maladie est imputable au service, le fonctionnaire conserve l'intégralité de son traitement jusqu'à ce qu'il soit en état de reprendre son service. La commission de réforme étant obligatoirement consultée dans tous les cas où un fonctionnaire demande le bénéfice du 2ème alinéa du 2° de l'article 57 de la loi du 26 janvier 1984, l'administration dispose, à compter de la demande du fonctionnaire à bénéficier de ces dispositions, d'un délai de deux mois pour se prononcer sur cette demande. Lorsque la commission de réforme fait application de la procédure prévue au deuxième alinéa de l'article 16 de l'arrêté du 4 août 2004, ce délai est porté à trois mois. Sans préjudice du premier alinéa du 2° de l'article 57 de la loi du 26 janvier 1984, tant que le délai de deux mois n'est pas expiré, ou, en cas d'application par la commission de réforme de la procédure prévue au deuxième alinéa de l'article 16 de l'arrêté du 4 août 2004, tant que le délai de trois mois n'est pas expiré, l'administration n'est pas tenue d'accorder au fonctionnaire le bénéfice de l'avantage qu'il demande. En revanche, l'avis de la commission de réforme contribuant à la garantie que la décision prise le sera de façon éclairée, quand bien même cet avis n'est que consultatif, en l'absence d'avis de la commission dans le délai de deux mois, ou dans le délai de trois mois en cas d'application par la commission de réforme de la procédure prévue au deuxième alinéa de l'article 16 de l'arrêté du 4 août 2004, l'administration doit, à l'expiration de l'un ou l'autre, selon le cas, de ces délais, placer, à titre conservatoire, le fonctionnaire en position de congé maladie à plein traitement, sauf si elle établit qu'elle se trouvait, pour des raisons indépendantes de sa volonté, dans l'impossibilité de recueillir l'avis de la commission de réforme.
22. Il ressort des pièces du dossier que Mme A doit être regardée comme ayant demandé la reconnaissance de l'imputabilité au service des séquelles qu'elle estime avoir subies en lien direct et certain avec l'accident de service du 29 avril 2019 et, partant, à bénéficier d'un congé de maladie à plein traitement, par sa lettre du 23 février 2021, réceptionnée par les services de la mairie de Nice le 1er mars 2021. Ainsi, le délai de deux mois dont disposait l'administration pour répondre à la demande de Mme A s'achevait le 1er mai 2021, aucun élément versé aux débats ne permettant d'établir que la commission de réforme ait fait application de la procédure prévue au deuxième alinéa de l'article 16 de l'arrêté du 4 août 2004 portant ce délai à trois mois. A compter de cette date, et en l'absence d'avis de la commission de réforme, la commune ne pouvait légalement maintenir Mme A en congé de maladie ordinaire à demi-traitement, sauf à établir qu'elle ne pouvait recueillir l'avis de la commission de réforme pour des raisons indépendantes de sa volonté. A défaut d'établir qu'elle ne pouvait recueillir l'avis de la commission de réforme pour des raisons indépendantes de sa volonté avant l'expiration du délai imparti, la commune de Nice, en plaçant Mme A en congé de maladie à demi traitement du 29 mai au 25 juin 2021 alors qu'elle devait, à ces dates-là, être placée à titre conservatoire en congé de maladie à plein traitement, a entaché sa décision d'une erreur de droit. L'arrêté attaqué doit ainsi pour ce motif être annulé.
23. En second lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 16, l'arrêté du 24 juin 2021 est insuffisamment motivé en fait et doit également être annulé pour ce motif.
24. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, que l'arrêté du 24 juin 2021 doit être annulé.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
25. D'une part, les moyens retenus par le présent jugement aux fins d'annulation de la décision du 27 janvier 2022, après examen de l'ensemble des moyens soulevés, n'implique pas nécessairement qu'il soit enjoint à l'administration de reconnaître l'imputabilité au service des cervicalgies, des vertiges et du syndrome anxiodépressif réactionnel résultant de l'accident de service du 29 avril 2019, dont se prévaut la requérante. Il en résulte que Mme A est seulement fondée à demander qu'il soit enjoint au maire de Nice de réexaminer sa demande. Il convient de prescrire ce réexamen dans un délai de trois mois à compter de la date de notification du présent jugement.
26. D'autre part, en raison du motif qui la fonde, et compte tenu de l'examen de l'ensemble des moyens soulevés ainsi que de l'annulation prononcée par le présent jugement de la décision du 27 janvier 2022, l'annulation de l'arrêté du 24 juin 2021 du maire de la commune de Nice implique qu'il soit enjoint à cette autorité de placer, à titre conservatoire, Mme A en position de congé maladie à plein traitement à compter du 1er mai 2021, dans un délai de trois mois suivant la notification du présent jugement.
27. Enfin, eu égard au motif d'annulation de l'arrêté du 19 mars 2021, et après examen de l'ensemble des moyens soulevés, le présent jugement implique seulement qu'il soit enjoint au maire de Nice de réexaminer la situation de Mme A pour la période comprise entre le 10 février et le 5 mars 2021 dans un délai de trois mois suivant la notification du présent jugement.
28. En revanche, l'annulation des arrêtés des 19 mars et 24 juin 2021, en raison des motifs qui la fonde et compte tenu des motifs d'annulation de la décision du 27 janvier 2022, n'implique pas qu'il soit enjoint au maire de Nice de procéder à la reconstitution des droits sociaux et pécuniers afférents.
Sur les frais liés au litige :
29. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de Mme A, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que la commune de Nice demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de la commune de Nice une somme de 2 500 euros au titre des frais exposés par Mme A à ce titre.
D E C I D E :
Article 1er : La décision du 27 janvier 2022 du maire de la ville de Nice en tant qu'elle refuse de reconnaitre l'imputabilité à l'accident de service du 29 avril 2019 des cervicalgies, des vertiges et du syndrome anxiodépressif réactionnel est annulée.
Article 2 : L'arrêté du 19 mars 2021 plaçant Mme A en congé de maladie ordinaire est annulé.
Article 3 : L'arrêté du 24 juin 2021 plaçant Mme A en congé de maladie ordinaire à demi traitement est annulé.
Article 4 : Il est enjoint au maire de Nice de réexaminer dans un délai de trois mois à compter de la notification jugement, la demande de reconnaissance d'imputabilité au service des séquelles de l'accident de service du 29 avril 2019 présentée par Mme A le 23 février 2021.
Article 5 : Il est enjoint au maire de la commune de Nice de placer, à titre conservatoire, Mme A en position de congé maladie à plein traitement à compter du 29 mai 2021, et d'y procéder dans un délai de trois mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 6 : Il est enjoint au maire de Nice de réexaminer la situation de Mme A pour la période comprise entre le 10 février et le 5 mars 2021 dans un délai de trois mois suivant la notification du présent jugement.
Article 7 : La commune de Nice versera une somme de 2 500 euros à Mme A au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 8 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 9 : Les conclusions de la commune de Nice au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 10 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et à la commune de Nice.
Délibéré après l'audience du 11 juin 2024, à laquelle siégeaient :
M. Soli, président,
Mme Gazeau, première conseillère,
Mme Guilbert, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 juillet 2024.
La rapporteure,
signé
D. Gazeau
Le président,
signé
P. Soli La greffière,
signé
L. Bianchi
La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
Ou par délégation, la greffière
Nos 2103556,2102771,2104084 et 2201668
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026