mardi 14 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2104354 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6ème chambre |
| Avocat requérant | HABRANT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 11 août 2021, M. D A, représenté par Me Habrant, demande au tribunal d'annuler la décision du 10 juin 2021 par laquelle la caisse nationale de retraites des agents des collectivités locales (CNRACL) a limité à 51% son taux global d'invalidité et à 44% sa rente d'invalidité.
Il soutient que :
- la décision en litige est insuffisamment motivée;
- en l'absence de détail du calcul retenu par la CNRACL pour réévaluer son taux d'invalidité de 47,5% à 51%, il n'est pas possible d'identifier la méthode retenue pour procéder aux révisions.
Par un mémoire en défense, enregistré le 24 février 2022, la caisse des dépôts et consignations conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que la requête est irrecevable en raison de l'absence de moyens soulevés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
L'affaire, qui relève du 3° de l'article R. 222-13 du code de justice administrative, a été renvoyée en formation collégiale en application de l'article R. 222-19 du même code.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 23 avril 2024 :
- le rapport de Mme Gazeau,
- et les conclusions de Mme Belguèche, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, qui était agent de maîtrise territorial de la commune de Cannes avant son départ en retraite pour invalidité le 4 décembre 2018, a demandé la révision de sa pension de retraite pour invalidité. Par décision du 10 juin 2021, la caisse nationale de retraites des agents des collectivités locales a réévalué son taux global d'invalidité de 3,5% en lui attribuant un taux de 51%, et a conservé le taux de sa rente d'invalidité initialement fixé à 44%. M. A demande au tribunal l'annulation pour excès de pouvoir de cette décision.
2. Aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. A cet effet, doivent être motivées les décisions qui () 6° Refusent un avantage dont l'attribution constitue un droit pour les personnes qui remplissent les conditions légales pour l'obtenir ; () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ".
3. Une décision prononçant l'inaptitude à l'exercice des fonctions fixant un taux d'invalidité, à l'égard d'un agent public, s'assimilant à une décision refusant un avantage dont l'attribution constitue un droit pour les personnes qui remplissent les conditions légales pour l'obtenir, elle doit donc être motivée sur le fondement des dispositions citées au point précédent.
4. En l'espèce, si la décision attaquée fait mention de l'expertise du docteur B du 16 janvier 2020 et de l'avis de la commission de réforme émis lors de la séance du 28 septembre 2020, dont il n'est pas établi qu'ils ont été joints à cette décision, elle ne fait cependant référence ni aux textes législatifs et réglementaires applicables ni aux considérations de fait de nature à justifier le taux global d'invalidité de 51% retenu par la CNRACL. Dans ces conditions, ladite décision doit être regardée comme insuffisamment motivée et doit être annulée pour ce motif, sans qu'il soit besoin d'examiner l'autre moyen de la requête.
5. Il résulte de tout ce qui précède que M. A est fondé à demander l'annulation de la décision de la CNRACL du 10 juin 2021.
D E C I D E :
Article 1er : La décision du 10 juin 2021 de la caisse nationale de retraites des agents des collectivités locales est annulée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C A et à la caisse des dépôts et consignations.
Délibéré après l'audience du 23 avril 2024, à laquelle siégeaient :
M. Soli, président,
Mme Gazeau, première conseillère,
Mme Guilbert, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 mai 2024.
La rapporteure,
signé
D. Gazeau
Le président,
signé
P. Soli La greffière,
signé
E. Gialis
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique de la France en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
Ou par délégation, la greffière
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026