mercredi 15 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2104404 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | SAJOUS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires enregistrés les 17 août, 16, 17 septembre 2021, 29 novembre 2023 et 14 janvier 2024, M. A B, représenté par Me Sajous, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de condamner le centre hospitalier universitaire (CHU) de Nice à lui verser la somme de 203 812 euros en réparation du préjudice qu'il estime avoir subi en raison des fautes de celui-ci ;
2°) d'ordonner l'exécution provisoire du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge du CHU de Nice la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
4°) de condamner le CHU de Nice aux entiers dépens.
Il soutient que :
- le CHU a commis une faute de nature à engager sa responsabilité, dès lors que la survenue de son accident est liée à un manquement de l'administration aux règles de sécurité ;
- il a commis une faute de nature à engager sa responsabilité dans la prise en charge dont il a fait l'objet suite à son accident et dès lors qu'il l'a contraint à prendre sa retraite pour invalidité ;
- son préjudice s'élève à la somme de 203 812 euros.
Par des mémoires en défense enregistrés les 14 septembre et 20 décembre 2023, le CHU de Nice, représenté par Me Gillet, conclut à titre principal à l'irrecevabilité de la requête, à titre subsidiaire à son rejet, à titre infiniment subsidiaire à ce que l'évaluation des préjudices du requérant soit ramenée à de plus justes proportions et en tout état de cause, à ce qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge du requérant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que :
- la requête est tardive ;
- la requête est irrecevable pour défaut de liaison du contentieux ;
- la prescription quadriennale des créances liées à l'accident de service du 31 octobre 2016 est acquise depuis le 31 décembre 2020 ;
- la demande indemnitaire préalable de M. B n'est pas de nature à interrompre la prescription quadriennale, dès lors qu'elle n'est pas chiffrée ;
- le requérant n'est pas fondé à demander l'indemnisation de la perte de revenus qu'il estime avoir subie, dès lors que celle-ci est déjà indemnisée par la rente et l'allocation temporaire d'invalidité ;
- les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Par ordonnance du 22 décembre 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 15 janvier 2024.
Par un mémoire, enregistré le 9 avril 2024, M. B déclare se désister de l'instance.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 10 avril 2024 :
- le rapport de Mme Soler, rapporteure,
- les conclusions de M. Beyls, rapporteur public,
- et les observations de Me Sajous, représentant M. B.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ouvrier principal de 1ère classe titulaire, exerçait ses fonctions au sein du centre hospitalier universitaire de Nice. Il a été victime le 31 octobre 2016 d'un accident sur son lieu de travail. Par une décision du 10 juillet 2019, la direction du CHU a retenu l'imputabilité au service de cet accident et a fixé la date de consolidation au 17 octobre 2018. Par une décision du 16 septembre 2020, le directeur général du CHU de Nice a prononcé sa mise en retraite pour invalidité à compter du 28 février 2020. Par une décision du 6 novembre 2020, le directeur général du CHU de Nice l'a informé du recouvrement des sommes versées à titre d'avance entre les 28 février et 30 octobre 2020. Par un courrier du 2 décembre 2020, M. B a contesté cette décision et sollicité son maintien en accident de service jusqu'au 30 octobre 2020. Par une décision du 3 février 2021, le CHU de Nice a fait droit à sa demande. Par un courrier reçu le 14 avril 2021 par le CHU, M. B a sollicité la réparation des préjudices qu'il estime avoir subis du fait des fautes commises par le CHU. Aucune réponse n'a été apportée à sa demande.
2. Par un mémoire, enregistré le 9 avril 2024, M. B déclare se désister de l'instance. Ce désistement est pur et simple et rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions du CHU de Nice présentées sur le fondement des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de M. B.
Article 2 : Les conclusions du centre hospitalier universitaire de Nice présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au centre hospitalier universitaire de Nice.
Délibéré après l'audience du 10 avril 2024, à laquelle siégeaient :
M. Taormina, président,
Mme Soler, première conseillère,
Mme Sandjo, conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 mai 2024.
La rapporteure,
signé
N. SOLER
Le président,
signé
G. TAORMINA La greffière,
signé
M-L. DAVERIO
La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
Ou par délégation la greffière,
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