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AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2104866

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2104866

mercredi 27 septembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2104866
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère chambre
Avocat requérantPONS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 20 septembre 2021, M. A, représenté par Me Pons, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision implicite par laquelle le préfet des Alpes-Maritimes a rejeté sa demande d'admission exceptionnelle au séjour ;

2°) d'enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer un titre de séjour l'autorisant à travailler ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la décision attaquée est entachée d'un défaut de motivation ;

- la décision attaquée méconnaît les articles L.425-10 et L.423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les articles 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;

Par un mémoire en défense, enregistré le 22 juin 2022, le préfet des Alpes-Maritimes conclut au non-lieu à statuer.

Il soutient que M. B A s'est vu remettre un titre de séjour le 26/01/2022.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

La présidente de la formation de justice a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

A été entendu au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Soli.

Considérant ce qui suit :

1. M. A, ressortissant albanais, a soumis au préfet des Alpes-Maritimes, le 23 mars 2021, une demande d'admission exceptionnelle au séjour. L'absence de réponse de l'administration a fait naître une décision implicite de rejet dont le requérant demande l'annulation.

2. Il ressort des pièces du dossier que M. A s'est vu remettre un titre de séjour le 26 janvier 2022 valable jusqu'au 20 décembre 2022. Cette décision portant admission au séjour du requérant a implicitement mais nécessairement retiré la décision implicite contestée dans la présente instance. Il s'ensuit qu'il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions en annulation de la requête et par voie de conséquence sur les conclusions en injonction de ladite requête.

3. Il n'y a pas lieu dans les circonstances de l'espèce de mettre une somme à la charge de l'Etat sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative au titre des frais exposés par le requérant et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions en annulation et en injonction de la requête de M. A.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A et au préfet des Alpes-Maritimes.

Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Délibéré après l'audience du 7 septembre 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Chevalier-Aubert, présidente,

M. Soli, premier conseiller,

Mme Chevalier, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 septembre 2023.

Le rapporteur,

signé

P. SOLI

La présidente,

signé

V. CHEVALIER-AUBERTLa greffière,

signé

C. SUSSEN

La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour le greffier en chef,

Ou par délégation la greffière.

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