mardi 9 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2104971 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | LEGRAND |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 24 septembre 2021 et le 19 octobre 2023, M. B A, représenté par Me Legrand, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision par laquelle le syndicat mixte pour le développement de la vallée de la Vésubie et du Valdeblore a implicitement rejeté sa demande visant à permettre, l'été, l'accès le plus commode possible du restaurant pour les clients potentiels, à supprimer tout obstacle et à rénover le premier tiers de la piste, et à permettre l'hiver, l'usage de la piste la plus appropriée en fonction de l'enneigement ou du chargement du jour ;
2°) d'ordonner au syndicat mixte pour le développement de la vallée de la Vésubie et du Valdeblore de permettre, l'été, l'accès le plus commode possible du restaurant pour les clients potentiels, en supprimant tout obstacle et en rénovant le premier tiers de la piste et de permettre l'hiver, l'usage de la piste la plus appropriée en fonction de l'enneigement ou du chargement du jour, en lui permettant l'utilisation du télésiège et l'usage effectif de la piste " nouvelle verte " et/ou de la piste " retour station " avec sa motoneige, sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge du syndicat mixte pour le développement de la vallée de la Vésubie et du Valdeblore la somme de 4 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision attaquée est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle méconnaît l'article 1er du protocole additionnel à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et le principe de la liberté de l'industrie et du commerce ;
- elle constitue un détournement de pouvoir compte tenu de l'animosité existante entre lui et le directeur de la station de ski.
Par un mémoire en défense, enregistré le 28 septembre 2023, le syndicat mixte pour le développement de la vallée de la Vésubie et du Valdeblore, représenté par Me Pichon, conclut, à titre principal, à l'incompétence de la juridiction administrative, à titre subsidiaire, à son rejet, et demande au tribunal de mettre à la charge de M. A la somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que :
- le litige porte sur un refus d'accès au service d'exploitation de la station La Colmiane relevant de la compétence du juge judiciaire ;
- les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
Par ordonnance du 20 octobre 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 10 novembre 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Duroux, première conseillère ;
- les conclusions de Mme Moutry, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. A exploite un restaurant d'altitude dénommé " Le Chalet du Pic " situé à Valdeblore. Estimant que l'exploitation de son établissement est entravée depuis plusieurs années par des obstacles pour accéder à son restaurant, tels que la pose d'une chaîne transversale, la création de revers d'eau ou encore l'installation de panneaux d'interdiction d'accès, M. A a demandé au syndicat mixte pour le développement de la vallée de la Vésubie et du Valdeblore, par courrier du 23 février 2021, de permettre, l'été, l'accès le plus commode possible du restaurant pour les clients potentiels, en supprimant tout obstacle et en rénovant le premier tiers de la piste, et de permettre l'hiver, l'usage de la piste la plus appropriée en fonction de l'enneigement ou du chargement du jour, en lui permettant l'utilisation du télésiège et l'usage effectif de la piste " nouvelle verte " et/ou de la piste " retour station " avec sa motoneige. Cette demande a fait l'objet d'une décision implicite de rejet. Par la présente requête, M. A demande au tribunal d'annuler cette décision implicite et d'enjoindre au syndicat mixte de mettre en place ses demandes.
Sur l'incompétence de la juridiction administrative :
2. D'une part, les conclusions tendant à enjoindre au syndicat mixte de permettre, l'été, l'accès le plus commode possible du restaurant pour les clients potentiels, en supprimant tout obstacle et en rénovant le premier tiers de la piste, visent à engager la responsabilité du syndicat mixte, chargé de la gestion et de l'exploitation des pistes de ski, pour défaut d'entretien et de la mise en sécurité des pistes de ski, qui ne peut être recherchée que devant le juge judiciaire.
3. D'autre part, les conclusions tendant à enjoindre au syndicat mixte de permettre, l'hiver, l'usage de la piste la plus appropriée en fonction de l'enneigement ou du chargement du jour, en lui permettant l'utilisation du télésiège et l'usage effectif de la piste " nouvelle verte " et/ou de la piste " retour station " avec sa motoneige, concernent les relations entre un service public industriel et commercial et un usager de ce service, dont il appartient aux seuls juridictions de l'ordre judiciaire d'en connaître.
4. Par suite, les conclusions de la requête doivent être rejetées comme portées devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître.
Sur les frais liés au litige :
5. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une quelconque somme soit mise à la charge du syndicat mixte pour le développement de la vallée de la Vésubie et du Valdeblore, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance.
6. En revanche, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de M. A la somme de 1 000 euros à verser au syndicat mixte pour le développement de la vallée de la Vésubie et du Valdeblore au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B A est rejetée.
Article 2 : M. B A versera au syndicat mixte pour le développement de la vallée de la Vésubie et du Valdeblore la somme de 1 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au syndicat mixte pour le développement de la vallée de la Vésubie et du Valdeblore.
Délibéré après l'audience du 19 mars 2024, à laquelle siégeaient :
M. Pascal, président,
Mme Duroux, première conseillère,
Mme Chaumont, première conseillère,
assistés de Mme Ravera, greffière.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 avril 2024.
La rapporteure,
signé
G. DUROUX
Le président,
signé
F. PASCALLa greffière,
signé
C. RAVERA
La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef
Ou par délégation, le greffier
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026