LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2104971

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2104971

mardi 9 avril 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2104971
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation5ème Chambre
Avocat requérantLEGRAND

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 24 septembre 2021 et le 19 octobre 2023, M. B A, représenté par Me Legrand, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision par laquelle le syndicat mixte pour le développement de la vallée de la Vésubie et du Valdeblore a implicitement rejeté sa demande visant à permettre, l'été, l'accès le plus commode possible du restaurant pour les clients potentiels, à supprimer tout obstacle et à rénover le premier tiers de la piste, et à permettre l'hiver, l'usage de la piste la plus appropriée en fonction de l'enneigement ou du chargement du jour ;

2°) d'ordonner au syndicat mixte pour le développement de la vallée de la Vésubie et du Valdeblore de permettre, l'été, l'accès le plus commode possible du restaurant pour les clients potentiels, en supprimant tout obstacle et en rénovant le premier tiers de la piste et de permettre l'hiver, l'usage de la piste la plus appropriée en fonction de l'enneigement ou du chargement du jour, en lui permettant l'utilisation du télésiège et l'usage effectif de la piste " nouvelle verte " et/ou de la piste " retour station " avec sa motoneige, sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge du syndicat mixte pour le développement de la vallée de la Vésubie et du Valdeblore la somme de 4 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la décision attaquée est entachée d'un défaut de motivation ;

- elle méconnaît l'article 1er du protocole additionnel à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et le principe de la liberté de l'industrie et du commerce ;

- elle constitue un détournement de pouvoir compte tenu de l'animosité existante entre lui et le directeur de la station de ski.

Par un mémoire en défense, enregistré le 28 septembre 2023, le syndicat mixte pour le développement de la vallée de la Vésubie et du Valdeblore, représenté par Me Pichon, conclut, à titre principal, à l'incompétence de la juridiction administrative, à titre subsidiaire, à son rejet, et demande au tribunal de mettre à la charge de M. A la somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il fait valoir que :

- le litige porte sur un refus d'accès au service d'exploitation de la station La Colmiane relevant de la compétence du juge judiciaire ;

- les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.

Par ordonnance du 20 octobre 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 10 novembre 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Duroux, première conseillère ;

- les conclusions de Mme Moutry, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. A exploite un restaurant d'altitude dénommé " Le Chalet du Pic " situé à Valdeblore. Estimant que l'exploitation de son établissement est entravée depuis plusieurs années par des obstacles pour accéder à son restaurant, tels que la pose d'une chaîne transversale, la création de revers d'eau ou encore l'installation de panneaux d'interdiction d'accès, M. A a demandé au syndicat mixte pour le développement de la vallée de la Vésubie et du Valdeblore, par courrier du 23 février 2021, de permettre, l'été, l'accès le plus commode possible du restaurant pour les clients potentiels, en supprimant tout obstacle et en rénovant le premier tiers de la piste, et de permettre l'hiver, l'usage de la piste la plus appropriée en fonction de l'enneigement ou du chargement du jour, en lui permettant l'utilisation du télésiège et l'usage effectif de la piste " nouvelle verte " et/ou de la piste " retour station " avec sa motoneige. Cette demande a fait l'objet d'une décision implicite de rejet. Par la présente requête, M. A demande au tribunal d'annuler cette décision implicite et d'enjoindre au syndicat mixte de mettre en place ses demandes.

Sur l'incompétence de la juridiction administrative :

2. D'une part, les conclusions tendant à enjoindre au syndicat mixte de permettre, l'été, l'accès le plus commode possible du restaurant pour les clients potentiels, en supprimant tout obstacle et en rénovant le premier tiers de la piste, visent à engager la responsabilité du syndicat mixte, chargé de la gestion et de l'exploitation des pistes de ski, pour défaut d'entretien et de la mise en sécurité des pistes de ski, qui ne peut être recherchée que devant le juge judiciaire.

3. D'autre part, les conclusions tendant à enjoindre au syndicat mixte de permettre, l'hiver, l'usage de la piste la plus appropriée en fonction de l'enneigement ou du chargement du jour, en lui permettant l'utilisation du télésiège et l'usage effectif de la piste " nouvelle verte " et/ou de la piste " retour station " avec sa motoneige, concernent les relations entre un service public industriel et commercial et un usager de ce service, dont il appartient aux seuls juridictions de l'ordre judiciaire d'en connaître.

4. Par suite, les conclusions de la requête doivent être rejetées comme portées devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître.

Sur les frais liés au litige :

5. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une quelconque somme soit mise à la charge du syndicat mixte pour le développement de la vallée de la Vésubie et du Valdeblore, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance.

6. En revanche, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de M. A la somme de 1 000 euros à verser au syndicat mixte pour le développement de la vallée de la Vésubie et du Valdeblore au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. B A est rejetée.

Article 2 : M. B A versera au syndicat mixte pour le développement de la vallée de la Vésubie et du Valdeblore la somme de 1 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au syndicat mixte pour le développement de la vallée de la Vésubie et du Valdeblore.

Délibéré après l'audience du 19 mars 2024, à laquelle siégeaient :

M. Pascal, président,

Mme Duroux, première conseillère,

Mme Chaumont, première conseillère,

assistés de Mme Ravera, greffière.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 avril 2024.

La rapporteure,

signé

G. DUROUX

Le président,

signé

F. PASCALLa greffière,

signé

C. RAVERA

La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour le greffier en chef

Ou par délégation, le greffier

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions