LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2106738

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2106738

jeudi 5 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2106738
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation4ème Chambre
Avocat requérantADDEN MÉDITERRANÉE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 30 décembre 2021, la société à responsabilité limitée (SARL) " Laverie des Amaryllis ", représentée par Me Miloudi, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 3 novembre 2021 par lequel le maire de Nice a prononcé la fermeture administrative de l'établissement " Laverie des Amaryllis " et subordonné sa réouverture à l'exécution de mesures correctives ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Nice la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- l'arrêté attaqué a été pris par une autorité incompétente ;

- il est entaché d'un défaut de base légale et d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors que les dispositions invoquées ne sont pas applicables à l'activité qu'elle exerce ;

- la matérialité des faits n'est pas établie dès lors que les photographies produites par la commune ne sont pas datées, ne comportent pas le nom de l'agent qui les a prises ni le tampon de la commune de Nice ou des services de la police municipale.

Par un mémoire en défense enregistré le 21 février 2022, la commune de Nice, représentée par Me Daboussy, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge de la société requérante au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que les moyens soulevés par la société requérante ne sont pas fondés.

Par ordonnance du 30 novembre 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 15 décembre 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le règlement CE n° 178/2002 du parlement européen et du conseil du 28 janvier 2002 ;

- le règlement CE n° 852/2004 du parlement européen et du conseil du 29 avril 2004 ;

- le code général des collectivités territoriales ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 6 novembre 2024 :

- le rapport de Mme Soler, rapporteure,

- les conclusions de M. Beyls, rapporteur public,

- et les observations de Me Rives, représentant la commune de Nice.

Considérant ce qui suit :

1. La société Laverie des Amaryllis exploite un fonds de commerce de laverie automatique et de vente de boissons non-alcoolisées et de confiseries. Elle a fait l'objet, le 3 novembre 2021, d'une visite de la police municipale de Nice au cours de laquelle des manquements aux règles d'hygiène ont été relevés. Par un arrêté du même jour, le maire de Nice a prononcé la fermeture administrative de l'établissement et subordonné sa réouverture à l'exécution de mesures correctives. Par sa requête, la société Laverie des Amaryllis demande au tribunal d'annuler cet arrêté.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

Sur l'incompétence alléguée de l'auteur de l'acte :

2. Aux termes de l'article L. 2212-1 du code général des collectivités territoriales : " Le maire est chargé, sous le contrôle administratif du représentant de l'Etat dans le département, de la police municipale, de la police rurale et de l'exécution des actes de l'Etat qui y sont relatifs ". Aux termes de l'article L. 2122-18 du même code : " Le maire est seul chargé de l'administration, mais il peut, sous sa surveillance et sa responsabilité, déléguer par arrêté une partie de ses fonctions à un ou plusieurs de ses adjoints et à des membres du conseil municipal. / () ". Aux termes de l'article L. 2131-1 de ce code dans sa rédaction applicable au litige : " Les actes pris par les autorités communales sont exécutoires de plein droit dès qu'il a été procédé à leur publication ou affichage ou à leur notification aux intéressés ainsi qu'à leur transmission au représentant de l'Etat dans le département ou à son délégué dans l'arrondissement. Pour les décisions individuelles, cette transmission intervient dans un délai de quinze jours à compter de leur signature. / () ". L'article L. 2131-2 précise, dans sa rédaction applicable au litige, que : " Sont soumis aux dispositions de l'article L. 2131-1 les actes suivants : / () 3° Les actes à caractère réglementaire pris par les autorités communales dans tous les autres domaines qui relèvent de leur compétence en application de la loi () ".

3. L'arrêté contesté du 3 novembre 2021 a été signé pour le maire de Nice par M. Hervé Caël, conseiller municipal. La société requérante a versé aux débats l'arrêté n°2020/CAB 5/VDN du 15 juillet 2020 par lequel le maire a donné délégation de signature à M. B A, 5e adjoint en charge de la santé, de l'écologie et au bien-être, à l'effet de signer tous les actes relatifs à ses délégations et en cas d'absence de celui-ci, à M. Hervé Caël, conseiller municipal subdélégué. La commune produit en défense une attestation de M. A certifiant avoir été absent à la date du 3 novembre 2021. Par ailleurs, il ressort des pièces du dossier, et notamment du tampon apposé sur cet arrêté, que celui-ci a été réceptionné par les services de la préfecture le 17 juillet 2020. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'acte doit être écarté comme manquant en fait.

Sur la matérialité des faits :

4. Si la société requérante soutient que la matérialité des faits n'est pas établie, dès lors que rien ne permet de dater les photographies produites par la commune et de déterminer le nom de l'agent qui les a prises et que celles-ci ne sont pas revêtues du tampon de la commune, elle n'apporte toutefois aucun commencement d'explication tendant à démontrer que ces photographies auraient pu être prises un autre jour que le 3 novembre 2021 ou qu'elles n'auraient pas été prises par un des policiers municipaux présents ce jour-là et transmis aux services compétents en charge de l'édiction de l'arrêté attaqué. Dès lors, la matérialité des faits doit être tenue comme établie et par suite, le moyen formulé à ce titre ne peut qu'être écarté.

Sur le défaut de base légale et l'erreur manifeste d'appréciation alléguées :

5. Aux termes de l'article L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales : " La police municipale a pour objet d'assurer le bon ordre, la sûreté, la sécurité et la salubrité publiques. / () ". Aux termes de l'article 1er du règlement CE n° 852/2004 du parlement européen et du conseil du 29 avril 2004 relatif à l'hygiène des denrées alimentaires : " () Le présent règlement s'applique à toutes les étapes de la production, de la transformation et de la distribution des denrées alimentaires ainsi qu'aux exportations. Il s'applique sans préjudice d'exigences plus spécifiques en matière d'hygiène alimentaire ". Aux termes de son article 2 : " () / 2. Les définitions prévues par le règlement (CE) n° 178/2002 s'appliquent également. / () ". Aux termes de l'article 2 du règlement CE n° 178/2002 du parlement européen et du conseil du 28 janvier 2002 établissant les principes généraux et les prescriptions générales de la législation alimentaire, instituant l'Autorité européenne de sécurité des aliments et fixant des procédures relatives à la sécurité des denrées alimentaires : " Aux fins du présent règlement, on entend par " denrée alimentaire " (ou " aliment "), toute substance ou produit, transformé, partiellement transformé ou non transformé, destiné à être ingéré ou raisonnablement susceptible d'être ingéré par l'être humain. / Ce terme recouvre les boissons, les gommes à mâcher et toute substance, y compris l'eau, intégrée intentionnellement dans les denrées alimentaires au cours de leur fabrication, de leur préparation ou de leur traitement ". Et aux termes de son article 3 : " Aux fins du présent règlement, on entend par : / () / 2) " entreprise du secteur alimentaire ", toute entreprise publique ou privée assurant, dans un but lucratif ou non, des activités liées aux étapes de la production, de la transformation et de la distribution de denrées alimentaires ; / 3) " exploitant du secteur alimentaire ", la ou les personnes physiques ou morales chargées de garantir le respect des prescriptions de la législation alimentaire dans l'entreprise du secteur alimentaire qu'elles contrôlent ; / () ".

6. En premier lieu, aux termes de l'article 1er du règlement CE n° 852/2004 : " 1. Le présent règlement établit les règles générales en matière d'hygiène des denrées alimentaires à l'intention des exploitants du secteur alimentaire en tenant particulièrement compte des principes suivants : / () / c) il importe, pour les denrées alimentaires qui ne peuvent pas être entreposées à température ambiante de manière sûre, en particulier les produits alimentaires congelés, de maintenir la chaîne du froid ; / () ". Aux termes de l'article 4 de ce règlement : " () / 3. Les exploitants du secteur alimentaire prennent, le cas échéant, les mesures d'hygiène spécifiques suivantes : / () / d) maintien de la chaîne du froid ; / () ".

7. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier et notamment des photographies prises par les agents de la police municipale lors de la visite du 3 novembre 2021 que la société requérante commercialise des produits réfrigérés et congelés. Dès lors, elle n'est pas fondée à soutenir qu'aucune disposition ne lui imposait, au regard de son activité, de maintenir la chaîne du froid. Par suite, la première branche du moyen doit être écartée.

8. En deuxième lieu, aux termes de l'article 2 du chapitre 2 de l'annexe II du règlement CE n° 852/2004 relatif aux dispositions spécifiques pour les locaux où les denrées sont préparées, traitées ou transformées : " 2. Là où cela est nécessaire, des dispositifs adéquats pour le nettoyage, la désinfection et l'entreposage des outils et équipements de travail doivent être prévus. Ces dispositifs doivent être fabriqués dans des matériaux résistant à la corrosion, être faciles à nettoyer et disposer d'une alimentation adéquate en eau chaude et froide ".

9. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier, et notamment des photographies prises par les agents de la police municipale lors de la visite du 3 novembre 2021, que la société requérante commercialise des boissons chaudes préparées sur place. Dès lors, elle n'est pas fondée à soutenir qu'aucune disposition ne lui imposait, au regard de son activité et en application des règles rappelées au point précédent, de disposer d'un plan de nettoyage et de désinfection. Par suite, la deuxième branche du moyen doit également être écartée.

10. En troisième lieu, aux termes de l'article III. 7 de la partie A de l'annexe 1 du règlement CE n° 852/2004 : " Les exploitants du secteur alimentaire doivent tenir des registres concernant les mesures prises afin de maîtriser les dangers et les conserver, de manière appropriée et pendant une période adéquate en rapport avec la nature et la taille de l'entreprise du secteur alimentaire. Les exploitants du secteur alimentaire doivent mettre les informations pertinentes figurant dans ces registres à la disposition de l'autorité compétente et des exploitants du secteur alimentaire destinataires, à leur demande ".

11. Si la commune soutient que ces dispositions imposent à la société requérante de disposer d'un plan sanitaire maîtrisé, il ressort de la lecture du règlement en litige, que la partie A de l'annexe I de celui-ci concerne uniquement la production primaire de denrées alimentaires et ses opérations connexes, de sorte que les entreprises assurant la distribution de ces denrées ne sont pas soumises à ces dispositions. Par suite, la société requérante est fondée à soutenir que ce grief est entaché d'une erreur de droit.

12. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 233-4 du code rural et de la pêche maritime : " Le fonctionnement des établissements de production, de transformation, de préparation, de vente et de distribution de produits alimentaires peut être subordonné à la présence dans les effectifs de ces établissements d'une personne pouvant justifier d'une formation spécifique en matière d'hygiène alimentaire adaptée à l'activité de l'établissement concerné. / Sans préjudice des dispositions prévues à l'article L. 233-1, les personnes pouvant justifier d'une expérience professionnelle d'au moins trois ans au sein d'une entreprise du secteur alimentaire comme gestionnaire ou exploitant sont réputées avoir satisfait à l'obligation de formation mentionnée au premier alinéa du présent article. / Un décret précise la liste des établissements concernés par l'obligation mentionnée au premier alinéa et précise les conditions que doivent respecter les organismes délivrant cette formation. / () ". Aux termes de l'article D. 233-11 du même code : " Sont tenus, conformément à l'article L. 233-4, d'avoir dans leur effectif au moins une personne pouvant justifier d'une formation en matière d'hygiène alimentaire adaptée à leur activité les établissements de restauration commerciale relevant des secteurs d'activité suivants : / () / - cafétérias et autres libres-services ; / () ".

13. Lorsqu'il constate que la décision contestée devant lui aurait pu être prise, en vertu du même pouvoir d'appréciation, sur le fondement d'un autre texte que celui dont la méconnaissance est invoquée, le juge de l'excès de pouvoir peut substituer ce fondement à celui qui a servi de base légale à la décision attaquée, sous réserve que l'intéressé ait disposé des garanties dont est assortie l'application du texte sur le fondement duquel la décision aurait dû être prononcée.

14. Si la commune invoque une substitution de base légale et soutient que les dispositions citées au point précédent imposent à la société requérante de former son personnel aux règles d'hygiène alimentaire, il ne ressort toutefois pas des pièces du dossier, que la société requérante disposerait d'un espace dédié permettant la consommation des denrées alimentaires qu'elle distribue, de sorte qu'elle ne saurait être regardée comme exerçant une activité de cafétéria au sens des dispositions citées au point précédent. Par suite, la société requérante est également fondée à soutenir que ce grief est entaché d'une erreur de droit.

15. S'il résulte de ce qui a été dit aux points 11 et 14 que les griefs tirés de ce que la société requérante ne disposait pas d'un plan sanitaire maîtrisé et ne justifiait pas avoir formé son personnel aux règles d'hygiène alimentaire ne sont pas fondés, il résulte de l'instruction que le maire de Nice aurait pris la même décision s'il s'était fondé uniquement sur les autres griefs fondant l'arrêté en litige. Par suite, les conclusions aux fins d'annulation présentée par la société Laverie des Amaryllis doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

16. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Nice, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que la société requérante demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la société Laverie des Amaryllis la somme demandée par la commune de Nice au même titre.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de la société Laverie des Amaryllis est rejetée.

Article 2 : Les conclusions de la commune de Nice présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la société à responsabilité limitée Laverie des Amaryllis et à la commune de Nice.

Délibéré après l'audience du 6 novembre 2024, à laquelle siégeaient :

M. Taormina, président,

Mme Soler, première conseillère,

M. Bulit, conseiller,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 décembre 2024.

La rapporteure,

signé

N. SOLER

Le président,

signé

G. TAORMINALa greffière,

signé

S. GENOVESE

La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour le greffier en chef,

Ou par délégation la greffière,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions