LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2201133

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2201133

jeudi 27 juin 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2201133
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation2ème Chambre
Avocat requérantSCP LIZEE-PETIT-TARLET

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 2 mars 2022, M. B C et Mme A D, épouse C, représentés par Me Petit, doivent être regardés comme demandant au tribunal :

1°) d'annuler la décision par laquelle le président de la métropole Nice Côte d'Azur a implicitement refusé d'abroger la délibération du 25 octobre 2019 par laquelle le conseil métropolitain a approuvé le plan local d'urbanisme métropolitain en tant que celui-ci classe une partie de leur parcelle cadastrée section MD n°229, située chemin des Sablières à Nice, en zone naturelle (Nb) ;

2°) d'enjoindre à la métropole Nice Côte d'Azur d'abroger la délibération du 25 octobre 2019 par laquelle le conseil métropolitain a approuvé le plan local d'urbanisme métropolitain en tant que celui-ci classe une partie de leur parcelle cadastrée section MD n°229, située chemin des Sablières à Nice, en zone naturelle (Nb) ;

3°) de mettre à la charge de la métropole Nice Côte d'Azur la somme de 2 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Les requérants soutiennent que le classement en zone naturelle d'une partie de leur parcelle est entaché d'une erreur d'appréciation dès lors qu'un tel classement ne se trouve pas en adéquation avec le caractère aménageable de la parcelle ni avec la nature du secteur environnant alors que ladite parcelle devrait être classée en zone d'activité mixte (UZa4).

Par un mémoire en défense, enregistré le 27 mai 2022, la métropole Nice Côte d'Azur, prise en la personne de son président en exercice, conclut à l'irrecevabilité des conclusions tendant à ce que la parcelle litigieuse soit classée en zone d'activité mixte (UZa4), au rejet au fond du surplus des conclusions et à ce que soit solidairement mise à la charge des requérants la somme de 3 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

La métropole soutient :

- à titre liminaire, que le litige ne porte que sur le refus d'abroger la délibération du 25 octobre 2019 portant approbation du plan local d'urbanisme métropolitain en tant que celui-ci classe une partie de la parcelle des requérants en zone naturelle ;

- il n'appartient au juge administratif que de se prononcer sur la légalité du classement de la parcelle litigieuse et non sur l'opportunité d'un éventuel reclassement dans une des autres zones prévues par le règlement du plan local d'urbanisme métropolitain ;

- le classement de ladite parcelle en zone naturelle n'est ni entaché d'une erreur de fait ni d'une erreur manifeste d'appréciation.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code forestier ;

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 6 juin 2024 :

- le rapport de M. Holzer,

- les conclusions de Mme Sorin, rapporteure publique,

- les observations de Me Brillet, substituant Me Petit, représentant les requérants,

- et les observations de Me Meunier-Mili, représentant la métropole Nice Côte d'Azur.

Considérant ce qui suit :

1. Par un courrier daté du 29 novembre 2021, réceptionné le 2 décembre suivant par les services de la métropole Nice Côte d'Azur, M. et Mme C, propriétaires de la parcelle cadastrée section MD n°229 située Chemin des Sablières à Nice, ont demandé au président de la métropole Nice Côte d'Azur d'abroger la délibération du 25 octobre 2019 par laquelle le conseil métropolitain a approuvé le plan local d'urbanisme métropolitain (ci-après " PLUm ") en tant que celui-ci classe une partie de ladite parcelle en zone naturelle (Nb), en vue d'un reclassement souhaité en zone d'activité mixte (UZa4). En l'absence de réponse du président de la métropole dans un délai de deux mois, cette demande a été implicitement rejetée. Par leur requête, M. et Mme C doivent être regardés comme demandant au tribunal d'annuler cette décision par laquelle le président de la métropole Nice Côte d'Azur a implicitement rejeté leur demande d'abrogation de la délibération du 25 octobre 2019.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. D'une part, aux termes de l'article L. 151-8 du code de l'urbanisme : " Le règlement fixe, en cohérence avec le projet d'aménagement et de développement durables, les règles générales et les servitudes d'utilisation des sols permettant d'atteindre les objectifs mentionnés aux articles L. 101-1 à L. 101-3 ". Aux termes de l'article L. 151-9 du même code : " Le règlement délimite les zones urbaines ou à urbaniser et les zones naturelles ou agricoles et forestières à protéger. / Il peut préciser l'affectation des sols selon les usages principaux qui peuvent en être faits ou la nature des activités qui peuvent y être exercées et également prévoir l'interdiction de construire / () ". Aux termes de l'article R. 151-24 de ce même code : " Les zones naturelles et forestières sont dites " zones N ". Peuvent être classées en zone naturelle et forestière, les secteurs de la commune, équipés ou non, à protéger en raison : 1°) Soit de la qualité des sites, milieux et espaces naturel, des paysages et de leur intérêt, notamment du point de vue esthétique, historique ou écologique ; / 2°) Soit de l'existence d'une exploitation forestière ; / 3°) Soit de leur caractère d'espaces naturels ; / 4°) Soit de la nécessité de préserver ou restaurer les ressources naturelles ; / 5°) Soit de la nécessité de prévenir les risques notamment d'expansion des crues ".

3. Il appartient aux auteurs d'un plan local d'urbanisme de déterminer le parti d'aménagement à retenir pour le territoire concerné par le plan, en tenant compte de la situation existante et des perspectives d'avenir, et de fixer en conséquence le zonage et les possibilités de construction. Ils peuvent être amenés, à cet effet, à classer en zone naturelle, pour les motifs énoncés par les dispositions citées au point précédent, un secteur, même équipé, qu'ils entendent soustraire, pour l'avenir, à l'urbanisation. Ils ne sont pas liés, pour déterminer l'affectation future des divers secteurs, par les modalités existantes d'utilisation des sols, dont ils peuvent prévoir la modification dans l'intérêt de l'urbanisme. Leur appréciation sur ces différents points ne peut être censurée par le juge administratif qu'au cas où elle serait entachée d'une erreur manifeste ou fondée sur des faits matériellement inexacts.

4. D'autre part, la zone naturelle et forestière (N) est définie par le tome III du rapport de présentation du PLUm (page 252) comme une zone d'espaces naturels à protéger en raison de la qualité des sites, des milieux et espaces naturels, des paysages et de leur intérêt, notamment d'un point de vue esthétique, historique ou écologique. Cette zone est composée de 16 sous-zones dont la sous-zone (Nb) qui correspond aux " grands espaces naturels du territoire métropolitain ".

5. En l'espèce, il est constant que la parcelle cadastrée section MD n°229 appartenant aux requérants est classée en zone naturelle (Nb) à l'exception de la portion située en bordure du chemin des Sablières, classée en zone d'activité mixte (UZa4), et que la moitié Sud de cette parcelle est, quant à elle, répertoriée en tant qu'espace boisé classé. Il ressort tant de la demande d'abrogation datée du 29 novembre 2021 mentionnée au point 1 que des écritures mêmes des requérants, que ces derniers n'entendent contester, dans le cadre de cette instance, que le seul classement en zone naturelle de la partie de leur parcelle qui n'est pas concernée par l'espace boisé classé tel que décrit précédemment.

6. En se bornant à soutenir, d'une part, que leur parcelle est partiellement aménageable et, d'autre part, que le secteur dans lequel est implantée ladite parcelle a été progressivement ouvert à l'urbanisation en n'invoquant, au soutien de telles allégations, la méconnaissance d'aucun principe ni d'aucune disposition législative ou réglementaire, les requérants ne peuvent être regardés comme contestant utilement le classement en zone naturelle de la partie de leur parcelle décrite au point précédent.

7. En tout état de cause, il ressort tant des pièces du dossier que des extraits issus des sites " Google Maps " et " Géoportail ", que la parcelle litigieuse en forte déclivité et à flanc de vallon n'est pas bâtie et est, dans sa quasi-totalité, boisée entrant ainsi dans une zone soumise à autorisation préalable de défrichement en application des dispositions de l'article L. 341-3 du code forestier. En outre, il ressort de ces mêmes pièces que la partie la plus au Sud de la parcelle, concernée par l'espace boisé classé, est traversée par un corridor écologique au sens de la trame verte et bleue du règlement du PLUm et que la partie de la parcelle dont le classement est contesté par les requérants est identifiée, pour une partie, en tant que réservoirs de biodiversité et, pour l'autre partie, en tant que zone à " enjeu écologique fort " ou " secondaire " au sens de cette même trame verte et bleue. Enfin, la métropole Nice Côte d'Azur soutient, sans que cela ne soit d'ailleurs contesté par les requérants, que le classement de la parcelle des requérants se justifie au regard de la nécessité de prévenir des risques naturels en application des dispositions précitées du 5° de l'article R. 151-24 du code de l'urbanisme dès lors que, d'une part, il ressort du plan de zonage du plan de prévention des risques de mouvements de terrain (PPRMT) que cette parcelle est majoritairement située au sein d'une zone de risque fort dénommée " zone rouge RR* " qui se caractérise par la présence d'un aléa élevé d'éboulements ainsi que d'un autre aléa de mouvement de terrain (glissement, ravinement et/ou effondrement) et que, d'autre part, la majorité de cette même parcelle est identifiée en tant que zone " de risque fort à très fort " par le plan de prévention des risques naturels prévisibles d'incendies de forêts (PPRIF) applicable sur le territoire de la commune de Nice (feuille 4 du plan de zonage). Dans ces conditions, et alors que le classement d'un terrain ou d'un secteur en zone naturelle peut concerner des zones partiellement desservies par des équipements publics et comportant déjà des constructions, le classement de la partie de la parcelle litigieuse appartenant aux époux C au sein d'une telle zone n'est, dès lors, pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation.

8. Il résulte de ce qui précède qu'en refusant d'abroger la délibération du 25 octobre 2019 portant approbation du PLUm en tant qu'il classe la partie de la parcelle litigieuse appartenant à M. et Mme C en zone naturelle, le président de la métropole Nice Côte d'Azur n'a pas entaché sa décision d'illégalité. Par suite, les conclusions à fin d'annulation de cette décision doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, celles aux fins d'injonction, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la fin de non-recevoir soulevée par la métropole Nice Côte d'Azur.

Sur les frais liés au litige :

9. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la métropole Nice Côte d'Azur, qui n'est pas la partie perdante dans cette instance, la somme que les requérants demandent au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

10. Il y a lieu, en revanche, de faire application de ces dispositions et de mettre solidairement à la charge des requérants une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par la métropole Nice Côte d'Azur et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. et Mme C est rejetée.

Article 2 : M. et Mme C verseront la somme de 1 500 (mille cinq cents) euros à la métropole Nice Côte d'Azur en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B C, à Mme A D, épouse C, et à la métropole Nice Côte d'Azur.

Délibéré après l'audience du 6 juin 2024, à laquelle siégeaient :

M. Silvestre-Toussaint-Fortesa, président,

M. Holzer, conseiller,

M. Combot, conseiller,

Assistés de Mme Martin, greffière.

Rendu public par mise à disposition au greffe, le 27 juin 2024.

Le rapporteur,

signé

M. Holzer

Le président,

signé

F. Silvestre-Toussaint-Fortesa

La greffière,

signé

C. Martin

La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier en chef,

Ou, par délégation, la greffière

N°2201133

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions