jeudi 25 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2201496 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | LENDOM |
Vu les procédures suivantes :
I. Par une requête n°2201496, enregistrée le 23 mars 2022, M. D E, représenté par Me Lendom, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 2 mars 2022 du directeur de la maison d'arrêt de Grasse par laquelle il a été placé en cellule disciplinaire à titre préventif ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1500 euros au titre des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi n° 91 647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, sous réserve que son conseil renonce à la part contributive de l'Etat.
Il soutient que :
- la décision attaquée est entachée d'une incompétence de son auteure, en ce qu'il n'est pas justifié d'une délégation de signature ayant fait l'objet d'une publicité suffisante ;
- elle est entachée d'une insuffisance de motivation ;
- il n'est pas justifié que son placement en confinement en cellule individuelle ordinaire à titre préventif constituait l'unique moyen de mettre fin au trouble né de l'incident.
Par un mémoire en défense, enregistré le 30 novembre 2023, le garde des Sceaux, ministre de la justice, conclut au rejet de la requête.
Le garde des Sceaux fait valoir qu'aucun des moyens n'est fondé.
M. E a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 2 juin 2022 du bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Nice.
II. Par une requête n°2203128, enregistrée le 23 juin 2022, M. D E, représenté par Me Lendom, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite de rejet du 24 avril 2022 par laquelle le directeur interrégional des services pénitentiaires de Marseille a confirmé la décision du 4 février 2022 de la commission de discipline de la maison d'arrêt de Grasse prenant à son encontre une sanction disciplinaire de 30 jours en cellule disciplinaire dont deux en prévention ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2000 euros au titre des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi n° 91 647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, sous réserve que son conseil renonce à la part contributive de l'Etat.
Il soutient que :
- l'absence d'identification du rédacteur du compte rendu d'incident ne permet pas de s'assurer que celui-ci est agent de l'administration pénitentiaire ou qu'il n'a pas siégé à la commission de discipline ;
- la décision litigieuse aurait été prise en méconnaissance du principe générald'impartialité dès lors que M. B H, adjoint au chef d'établissement qui a présidé la commission de discipline, aurait cumulé des fonctions de poursuite et de jugement ;
- et ladite décision est entachée d'une erreur d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 30 novembre 2023, le garde des Sceaux, ministre de la justice, conclut au rejet de la requête.
Le garde des Sceaux fait valoir qu'aucun des moyens n'est fondé.
M. E a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 2 juin 2022 du bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Nice.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- le code de procédure pénale ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 4 avril 2024 :
- le rapport de Mme Cueilleron ;
- et les conclusions de Mme Sorin, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. D E, détenu à la maison d'arrêt de Grasse, a été placé en cellule disciplinaire à titre préventif à la suite d'un incident survenu le 2 mars 2022 par une décision du même jour du directeur de la maison d'arrêt. Pour ce même incident, la commission de discipline de la maison d'arrêt de Grasse, réunie 4 mars 2022, lui a infligé une sanction de 30 jours de cellule disciplinaire, dont deux en prévention. Il a formé un recours administratif préalable à l'encontre de cette décision, que le directeur interrégional des services pénitentiaires de Marseille a implicitement rejeté le 24 avril 2022. Par les requêtes respectivement enregistrées sous les n°2201496 et 2203128, M. E demande au tribunal d'annuler la décision de placement préventif en cellule disciplinaire du 2 mars 2022 et la décision implicite de rejet du 24 avril 2022 par laquelle le directeur interrégional des services pénitentiaires de Marseille a confirmé la sanction disciplinaire du 4 mars 2022 prise par la commission de discipline.
Sur la jonction :
2. Les requêtes n°2201496 et n°2003128 présentées par M. E portent sur la situation d'un même requérant et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a dès lors lieu de les joindre pour y statuer par un seul jugement.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
S'agissant de la décision du 2 mars 2022 de placement préventif en cellule disciplinaire :
3. En premier lieu, aux termes de l'article R. 57-7-5 du code de procédure pénale : " Pour l'exercice de ses compétences en matière disciplinaire, le chef d'établissement peut déléguer sa signature à son adjoint, à un fonctionnaire appartenant à un corps de catégorie A ou à un membre du corps de commandement du personnel de surveillance placé sous son autorité. / Pour les décisions de confinement en cellule individuelle ordinaire, de placement en cellule disciplinaire et de suspension de l'exercice de l'activité professionnelle de la personne détenue, lorsqu'elles sont prises à titre préventif, le chef d'établissement peut en outre déléguer sa signature à un major pénitentiaire ou à un premier surveillant ".
4. La décision litigieuse du 2 mars 2022 a été signée, pour le directeur de la maison d'arrêt de Grasse, par Mme G F, capitaine, à qui le chef d'établissement avait donné délégation, par une décision du 12 janvier 2022 régulièrement publiée au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture des Alpes-Maritimes n°12-2022 du 13 janvier 2022, à l'effet de signer les décisions de placement préventif en cellule individuelle ordinaire ou en cellule disciplinaire concernant les détenus de la maison d'arrêt. La publication de cette délégation de signature au recueil des actes administratifs de la préfecture des Alpes-Maritimes était, en raison de l'objet d'une telle décision, suffisante pour lui conférer date certaine et la rendre opposable aux tiers. Au demeurant, cette délégation a également fait l'objet d'un affichage en détention sur les panneaux dédiés à cet effet dans la salle d'audience de la commission de discipline. Dans ces conditions, la mesure de publicité dont a ainsi fait l'objet cet acte réglementaire a été suffisante pour rendre celui-ci opposable à M. E. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de la décision contestée doit être écarté dans toutes ses branches.
5. En deuxième lieu, la décision litigieuse, qui comporte une motivation en droit, mentionne par ailleurs l'incident ayant donné lieu à son édiction, le qualifie de faute de premier degré et précise qu'elle a été prise pour mettre fin à l'incident en cause. Par suite, le moyen soulevé et tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.
6. En troisième et dernier lieu, aux termes de l'article R. 57-7-18 du code de procédure pénale : " Le chef d'établissement ou son délégataire peut, à titre préventif et sans attendre la réunion de la commission de discipline, décider le confinement en cellule individuelle ordinaire ou le placement en cellule disciplinaire d'une personne détenue, si les faits constituent une faute du premier ou du deuxième degré et si la mesure est l'unique moyen de mettre fin à la faute ou de préserver l'ordre à l'intérieur de l'établissement ". Aux termes de l'article R. 57-7-1dudit code, dans sa rédaction applicable : " Constitue une faute disciplinaire du premier degré le fait, pour une personne détenue : le fait d'exercer ou de tenter d'exercer des violences physiques à l'encontre d'un membre du personnel ou d'une personne en mission ou en visite dans l'établissement ".
7. Il ressort des pièces du dossier que, le 2 mars 2022 à 08h45, le requérant a assené des coups, des insultes et des menaces à l'égard de son surveillant d'étage. Il ressort également des pièces du dossier que compte tenu de la nature de l'incident, le placement préventif en cellule individuelle ordinaire constituait l'unique moyen de mettre fin à l'incident en cause. Par suite, le moyen tiré de l'erreur d'appréciation au regard des dispositions précitées doit être écarté.
S'agissant de la décision implicite de rejet du recours formé contre la décision du 4 février 2022 de la commission de discipline de la maison d'arrêt de Grasse :
8. En premier lieu, aux termes de l'article L. 111-2 du code des relations entre le public et l'administration, qui s'est substitué aux anciennes dispositions de l'article 4 de la loi du 12 avril 2000 relative aux droits des citoyens dans leurs relations avec les administrations : " Toute personne a le droit de connaître le prénom, le nom, la qualité et l'adresse administratives de l'agent chargé d'instruire sa demande ou de traiter l'affaire qui la concerne ; ces éléments figurent sur les correspondances qui lui sont adressées. Si des motifs intéressant la sécurité publique ou la sécurité des personnes le justifient, l'anonymat de l'agent est respecté. ".Si ces dispositions sont applicables à toutes les procédures dans le cadre desquelles un agent est chargé du traitement d'une affaire, y compris les procédures disciplinaires, leur méconnaissance est, par elle-même, sans incidence sur la légalité de la décision prise, au terme de la procédure, par l'autorité administrative compétente. Par suite, le moyen soulevé par le requérant et tiré de la méconnaissance des dispositions précitées doit dès lors être écarté comme inopérant.
9. En deuxième lieu, le requérant soulève la méconnaissance de l'article R. 57-7-13 du code de procédure pénale, qui dispose : " En cas de manquement à la discipline de nature à justifier une sanction disciplinaire, un compte rendu est établi dans les plus brefs délais par l'agent présent lors de l'incident ou informé de ce dernier. L'auteur de ce compte rendu ne peut siéger en commission de discipline ". Il ressort toutefois des pièces du dossier que le compte-rendu d'incident impliquant le requérant a été rédigé par le surveillant ayant les initiales XP, alors que l'assesseur pénitentiaire siégeant lors de la commission de discipline avait les initiales CG. Par suite, le moyen susmentionné doit être écarté comme manquant en fait.
10. En troisième lieu, le requérant soutient que la circonstance que le chef d'établissement ou son délégataire apprécie, sur la base du rapport d'enquête rédigé à la suite du compte-rendu d'incident et en application de l'article R. 57-7-15 du code de procédure pénale, l'opportunité de poursuivre la procédure disciplinaire puis prononce le cas échéant, en tant que président de la commission de discipline et en vertu de l'article R. 57-7-7 du même code, les sanctions disciplinaires retenues contre la personne détenue, méconnaît les articles 16 de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen, 6 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, le principe de valeur constitutionnelle du respect des droits de la défense et le principe général du droit d'impartialité applicables en matière de procédures administratives disciplinaires.
11. Premièrement, la combinaison des dispositions alors en vigueur du code de procédure pénale mentionnées ci-dessus, n'implique nullement, par elle-même, que le chef d'établissement ou son délégataire se prononce, en tant que président de la commission de discipline, sur les sanctions disciplinaires à infliger dans des conditions contraires au principe général du droit d'impartialité, applicable en matière de procédures administratives disciplinaires. Cette branche du moyen est dès lors inopérante, comme l'est celle fondée sur la méconnaissance du principe de respect des droits de la défense. Deuxièmement, il ressort des pièces du dossier que le rapport d'enquête a été rédigé par M. C A et qu'ainsi la circonstance que M. H ait décidé d'engager les poursuites sur la base de ce rapport d'enquête, puis qu'il ait présidé la commission de discipline, ne méconnaît ni l'article 16 de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen ni les dispositions du code de procédure pénale susmentionnées. Cette branche du moyen susmentionné doit également être écartée comme non fondée. Troisièmement, eu égard à la nature et au degré de gravité des sanctions disciplinaires encourues par les personnes détenues, qui n'ont, par elles-mêmes, pas d'incidence sur la durée des peines initialement prononcées, les poursuites disciplinaires engagées à leur encontre ne sauraient être regardées comme une accusation en matière pénale au sens de l'article 6 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. En outre, si les sanctions disciplinaires encourues par les personnes détenues peuvent entraîner des limitations de leurs droits et doivent être regardées de ce fait comme portant sur des contestations sur des droits à caractère civil au sens des stipulations du paragraphe 1 de l'article 6 de ladite convention, la nature administrative de l'autorité prononçant les sanctions disciplinaires fait obstacle à ce que les stipulations de l'article 6 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales soient applicables à la procédure disciplinaire dans les établissements pénitentiaires. Par suite, cette branche du moyen susmentionné est également inopérante et doit être écartée.
12. En quatrième lieu, aux termes de l'article R. 57-7-1-1° du code de procédure pénale, dans sa rédaction alors en vigueur : " Constitue une faute disciplinaire du premier degré le fait, pour une personne détenue : le fait d'exercer ou de tenter d'exercer des violences physiques à l'encontre d'un membre du personnel ou d'une personne en mission ou en visite dans l'établissement () ". Aux termes de l'article R. 57-7-2-12° du même code, dans sa rédaction alors applicable : " Lorsque la personne détenue est majeure, peuvent être prononcées les sanctions disciplinaires suivantes : / 8° La mise en cellule disciplinaire. " Enfin, l'article R. 57-7-41 du même code, dans sa rédaction alors applicable, dispose que : " Pour les personnes majeures, la durée du confinement en cellule ne peut excéder vingt jours pour une faute du premier degré, quatorze jours pour une faute du deuxième degré et sept jours pour une faute du troisième degré".
13. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier, notamment du compte-rendu d'incident du 2 mars 2022 et du rapport d'enquête du même jour, que M. E a été sanctionné au motif qu'il a assené des coups, des insultes et des menaces à l'égard de son surveillant d'étage. L'intéressé ne conteste pas la matérialité des faits. Par ailleurs, eu égard à la gravité des faits reprochés, la décision de sanction de 30 jours de cellule disciplinaire dont 2 en prévention n'apparait pas disproportionnée. Par suite, le moyen tiré de l'erreur d'appréciation doit dès lors être écarté.
14. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation susmentionnées doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions du requérant au titre des frais liés au litige.
D E C I D E :
Article 1er : Les requêtes n°2201496 et n°2203128 présentées par M. E sont rejetées.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. D E et au garde des Sceaux, ministre de la justice.
Copie en sera adressée au directeur interrégional des services pénitentiaires de Marseille.
Délibéré après l'audience du 4 avril 2024, à laquelle siégeaient :
M. Silvestre-Toussaint-Fortesa, président ;
M. Holzer, conseiller ;
Mme Cueilleron, conseillère ;
Assistés de Mme Suner, greffière.
Décision rendue publique par mise à disposition au greffe, le 25 avril 2024.
La rapporteure,
signé
S. Cueilleron
Le président,
signé
F. Silvestre-Toussaint-Fortesa
La greffière,
signé
V. Suner
La République mande et ordonne au garde des Sceaux, ministre de la justice, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
Ou, par délégation, la greffière
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
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Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026