Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2201554

jeudi 1 décembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2201554
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 26 mars 2022, après renvoi par le tribunal judiciaire de Nice par ordonnance du 21 février 2022, M. B A demande au tribunal d'annuler la décision du 16 février 2021 par laquelle le directeur de l'autonomie et du handicap a, au nom du président du conseil départemental des Alpes-Maritimes, rejeté sa demande déposée le 7 octobre 2020 auprès de la maison départementale des personnes handicapées des Alpes-Maritimes à fin d'attribution d'une carte mobilité inclusion portant la mention stationnement.

Une demande de régularisation a été adressée le 29 mars 2022 à M. A, aux fins de production dans le délai de quinze jours de la copie complète de la décision qu'il entend attaquer.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1.Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 4 Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; () ".

2.Aux termes de l'article R. 412-1 du code de justice administrative : " La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée sauf impossibilité justifiée, de la décision attaquée, ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant du dépôt de la réclamation ". Aux termes de l'article R. 612-1 du même code : " Lorsque des conclusions sont entachées d'une irrecevabilité susceptible d'être couverte après l'expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d'office cette irrecevabilité qu'après avoir invité leur auteur à les régulariser. ".

3.Malgré la demande du tribunal tendant à la production, dans un délai de quinze jours, de la décision complète, datée du 16 février 2021, qu'il entend attaquer, et dont il n'a fourni que la première page, M. A à qui a été notifiée le 29 mars 2022, à l'adresse indiquée par l'intéressée dans sa requête, une demande de régularisation et qui en a accusé réception le surlendemain 31 mars 2022, n'a pas produit la copie de cette décision dans son intégralité. Par suite, la requête qui n'a pas été régularisée dans le délai qui lui était imparti, est entachée d'irrecevabilité et doit être rejetée en application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.

Fait à Nice, le 1er décembre 2022.

La présidente de la 6ème chambre,

signé

V. Chevalier-Aubert

La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier en chef,

Ou par délégation la greffière.