mercredi 5 février 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2201596 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | SOCIETE D AVOCATS PLENOT-SUARES-ORLANDINI |
Vu la procédure suivante :
Par un déféré enregistré le 29 mars 2022, des pièces complémentaires du 6 avril 2022, et un mémoire du 10 janvier 2023, le préfet des Alpes-Maritimes, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 24 novembre 2021 par lequel le maire du Cannet a prononcé le sursis à statuer sur la demande de permis de construire présentée par la Sarl Etxe Promotion, ensemble la décision implicite de refus du maire du Cannet à la suite du recours gracieux du préfet des Alpes-Maritimes du 3 décembre 2021 ;
2°) d'enjoindre la commune du Cannet de délivrer un arrêté de permis de construire à la société pétitionnaire ; à défaut, de lui enjoindre de procéder au réexamen de sa demande ;
Il soutient que :
- la décision en litige qui n'est pas suffisamment motivée méconnaît l'article L 424-3 du code de l'urbanisme ;
-le sursis à statuer est infondé dès lors que le projet est conforme aux objectifs du projet d'aménagement et de développement Durables (PADD) et n'est pas de nature à compromettre l'exécution du futur document d'urbanisme.
Par des mémoires enregistrés les 2 juin 2022 et du 23 décembre 2022, la Sarl Etxe Promotion, représentée par Me Braud, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 24 novembre 2021 par lequel le maire du Cannet a prononcé le sursis à statuer sur la demande de permis de construire ;
2°) d'enjoindre au maire du Cannet de lui délivrer le permis de construire sollicité ; subsidiairement lui enjoindre de procéder au réexamen de sa demande ;
3°) de mettre à la charge de la commune du Cannet la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- ses conclusions sont recevables ;
- la décision contestée est entachée d'un vice d'incompétence ;
- elle n'est pas suffisamment motivée ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 153-11 du code de l'urbanisme ;
- elle est entachée d'un détournement de pouvoir.
Par des mémoires en défense enregistrés le 7 décembre 2022, le 10 janvier 2023, la commune du Cannet représentée par Me Orlandini, conclut au rejet de la requête du préfet et celle de la société Etxe Promotion, et à ce qu'il soit mis à la charge du préfet des Alpes-Maritimes et de la société précitée la somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par ordonnance du 2 janvier 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 1er février 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative ;
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 15 janvier 2025 :
- le rapport de M. Bulit,
- les conclusions de Beyls, rapporteur public,
- et les observations de M. B représentant le préfet des Alpes-Maritimes, de Me Gadd représentant la commune du Cannet, et de M. D C pour la Sarl Etxe Promotion.
Considérant ce qui suit :
1. Le 23 juin 2021, la Sarl Etxe Promotion a déposé une demande de permis de construire enregistrée sous le numéro PC00603021C0042 ayant pour objet la construction d'un immeuble de 16 logements sociaux et la démolition d'une villa avec piscine sur la parcelle cadastrée AB122, 3 chemin de Garibondy au Cannet. Par un arrêté du 24 novembre 2021, le maire du Cannet a prononcé un sursis à statuer sur la demande de permis de construire. Par un recours gracieux reçu le 7 décembre par la commune du Cannet, le préfet des Alpes-Maritimes s'est opposé à cette décision. Par un déféré enregistré le 29 mars 2022 le préfet des Alpes-Maritimes demande l'annulation de l'arrêté du 24 novembre 2021 et de la décision implicite du maire du Cannet rejetant son recours gracieux.
Sur l'intervention de la société Etxe Promotion :
2. La société Etxe Promotion ayant reçu communication de la requête en raison de sa qualité de pétitionnaire de l'autorisation d'urbanisme en litige, ses écritures constituent non une intervention mais des observations en réponse à cette communication.
3. Dès lors, ses écritures doivent être regardées comme présentant de simples observations en réponse à la communication de la procédure par le tribunal. Il n'y a donc pas lieu de répondre aux moyens et conclusions qu'elle développe.
Sur les conclusions aux fins d'annulation présentées par le préfet des Alpes-Maritimes :
4. En premier lieu, aux termes du troisième alinéa de l'article L. 153-11 du code de l'urbanisme : " L'autorité compétente peut décider de surseoir à statuer, dans les conditions et délai prévus à l'article L. 424-1, sur les demandes d'autorisation concernant des constructions, installations ou opérations qui seraient de nature à compromettre ou à rendre plus onéreuse l'exécution du futur plan dès lors qu'a eu lieu le débat sur les orientations générales du projet d'aménagement et de développement durable. ". L'article L. 424-1 du même code dispose en outre que : " L'autorité compétente se prononce par arrêté sur la demande de permis (). / Il peut être sursis à statuer sur toute demande d'autorisation concernant des travaux, constructions ou installations dans les cas prévus () et aux articles () L. 153-11 () du présent code (). / Le sursis à statuer doit être motivé et ne peut excéder deux ans.
5. En l'espèce, s'il ressort des termes de l'arrêté attaqué qui vise les dispositions précitées de l'article L. 153-11 du code de l'urbanisme permettant à l'autorité compétente de surseoir à statuer dans le cadre d'une demande d'autorisation d'urbanisme et de la délibération des 28 février 2014 prescrivant la procédure de révision générale du plan d'occupation du sol en vue de sa transformation en plan local d'urbanisme et celle du 21 décembre 2018 faisant état du débat intervenu au sein du conseil municipal sur les orientations générales du Programme d'Aménagement et de Développement Durable (PADD), il se borne toutefois à indiquer que " le projet tel que présenté prévoit des travaux de nature à compromettre l'exécution du futur plan local d'urbanisme ", sans apporter davantage de précisions.
6. A que le relève le préfet, l'arrêté litigieux ne permet pas de savoir dans quelle mesure le projet litigieux serait, par ses caractéristiques, susceptible de compromettre l'exécution du futur document d'urbanisme. Dans ces conditions, le moyen tiré de ce que cet arrêté méconnaît l'article L. 153-11 du code de l'urbanisme, doit être accueilli.
7. En second lieu, il résulte des dispositions précitées de l'article L. 153-11 du code de l'urbanisme qu'un sursis à statuer ne peut être opposé à une demande de permis de construire qu'en vertu d'orientations ou de règles que le futur plan local d'urbanisme (PLU) pourrait légalement prévoir, et à la condition que la construction, l'installation ou l'opération envisagée soit de nature à compromettre ou à rendre plus onéreuse son exécution. La faculté ouverte par ces dispositions législatives à l'autorité compétente pour se prononcer sur la demande de permis de construire, de surseoir à statuer sur cette demande, est subordonnée à la double condition que l'octroi du permis soit susceptible de compromettre l'exécution du projet du plan local d'urbanisme et que ce dernier ait atteint, à la date à laquelle l'autorité doit statuer, un état d'avancement suffisant. Par ailleurs, si le projet d'aménagement et de développement durables n'est pas directement opposable aux demandes d'autorisation de construire, il appartient à l'autorité compétente, saisie d'une déclaration préalable alors que le plan local d'urbanisme est en cours de révision, de prendre en compte les orientations du projet d'aménagement et de développement durables, dès lors qu'elles traduisent un état suffisamment avancé du futur plan local d'urbanisme, pour apprécier si le projet serait de nature à compromettre ou rendre plus onéreuse l'exécution de ce plan.
8. D'une part, il est constant que par une délibération du 21 décembre 2018, la commune du Cannet a adopté le PADD de son futur PLU comprenant différents objectifs de préservation du patrimoine naturel et urbain existant. Enfin elle se prévaut également du fait que ce document s'accompagnait d'un inventaire patrimonial paysager adopté en novembre 2016 prévoyant différents objectifs comparables et suffisamment précis. Dans sa décision et par ses écritures la commune rappelle que les objectifs du PADD sont de préserver le cadre de vie, de protéger et valoriser le patrimoine cannettan, accompagner le développement communal en favorisant un développement urbain équilibré et d'harmoniser les formes urbaines afin de réduire les ruptures entre les immeubles collectifs et les villas, pour trouver une cohérence du cadre bâti et une plus-value paysagère. Ce document a également pour objectif de préserver le tissu urbain existant. Toutefois, eu égard à leur portée et à leur caractère général et en l'absence de zonage les concrétisant, de telles orientations ne peuvent être regardées comme traduisant un état d'avancement du projet de plan local d'urbanisme suffisant à fonder la décision de sursis attaquée, compte tenu de la localisation du projet en litige.
9. D'autre part, il ressort des pièces du dossier que le projet n'est pas en contradiction avec ces différents objectifs au regard des orientations du PADD dès lors qu'il ne se situe pas dans le champ de visibilité d'un monument historique et ne ressort pas des pièces du dossier qu'il porte atteinte au caractère et à l'intérêt des lieux avoisinants, qui ne présentent pas d'harmonie particulière ni d'intérêt remarquable, étant précisé que l'architecte des bâtiments de France a émis un avis favorable au projet le 12 juillet 2021. Il n'est donc pas en contradiction avec l'orientation n° 2 visant à " protéger et valoriser le patrimoine canettan ".
10. En outre, le projet n'est pas en contradiction avec l'orientation n°3 visant à " réduire les vulnérabilités face aux risques naturels " puisque la majeure partie du terrain d'assiette se situe dans une zone d'aléa faible à modéré du PPRI qui était en cours d'élaboration à la date de l'arrêté attaqué, le pôle " risques naturels et technologiques " de la DDTM a émis un avis favorable au projet le 2 août 2021 en considérant qu'il est " vertueux en matière de prise en compte du risque d'inondations et de diminution de la vulnérabilité du site " dès lors qu'il permet " une densification urbaine par la création de logements collectifs, tout en favorisant, par rapport à la situation initiale, le libre écoulement des eaux grâce à la diminution de l'emprise au sol et la mise en œuvre de mesures de transparence hydraulique ". De même, le projet prévoit différentes mesures afin d'améliorer la perméabilité des sols par la création d'espaces verts et afin de gérer les eaux de pluie en créant un bassin de rétention de 54 m3 et conformément au règlement du PPRI alors en vigueur, il prévoit que l'intégralité du rez-de-chaussée et de l'aire de stationnement situées en zone bleue seront surélevées de 20 cm par rapport à la côte d'inondabilité retenue comme étant la plus défavorable sur le site.
11. Le projet n'est pas davantage en contradiction avec l'orientation n° 6, qui tend à " favoriser un développement urbain équilibré ", notamment par l'homogénéisation des formes urbaines " afin de réduire les ruptures entre les immeubles collectifs et les villas ", dès lors que le bâti environnant est composé de villas individuelles ainsi que d'immeubles collectifs de style moderne et de gabarit et de forme similaires à la construction en R+4 projetée. Contrairement à ce que soutient la commune, il n'apparaît pas qu'à la date de la décision en litige, un projet de règlement ait été défini pour ce secteur s'opposant à la réalisation de ce projet de type R+4 ayant une emprise au sol de 350,4 m² A, au regard des autres constructions avoisinantes existantes, ce projet n'est pas de nature à compromettre ou à rendre plus onéreuse l'exécution du futur plan local d'urbanisme.
12. Par ailleurs, le terrain d'assiette se situe dans un secteur au sein de laquelle il convient de prévoir des capacités de constructions suffisantes et d'encourager la mixité sociale, au regard de l'orientation n° 7 qui tend à " satisfaire les besoins en matière d'habitat et de mixité sociale ", notamment par la poursuite des " actions déjà entreprises en matière de production de logements locatifs sociaux ". Or, le projet litigieux satisfait pleinement à cette orientation en prévoyant la réalisation de seize logements sociaux au sein d'une commune qui, à la date de l'arrêté litigieux, venait de faire l'objet d'un arrêté de carence pris par le préfet le 22 décembre 2020 au titre de la période triennale 2017-2019.
13. Enfin, la commune du Cannet soutient également dans ses écritures qu'il convient de prendre en compte les objectifs de l'inventaire patrimonial paysager datant de novembre 2016 ayant pour objectif de préserver de l'urbanisation les collines situées sur la commune en préconisant que " nonobstant le tissu pavillonnaire existant, les collines constituent, avec le bois de Garbondy à l'Ouest, la contribution de le Cannet aux masses boisées du grand paysage sur la mer (). L'enjeu est de préserver cette gradation verte comme écrin dominant l'habitat et non l'inverse. () L'impact des constructions dans l'environnement collinaire doit également être contrôlé par une hauteur maximale autorisée, correspondant à des volumes ne dépassant pas 3 niveaux ". A supposer même, qu'elle ait entendu demander, dans ses écritures, une substitution de motif, elle n'apporte aucune précision sur la nature de ce document et les conditions de son élaboration. Dès lors, la commune du Cannet ne démontre pas qu'elle aurait nécessairement pris la même décision.
14. Dans ces conditions, l'arrêté du 24 novembre 2021 par lequel le maire du Cannet a sursis à statuer sur la demande de permis de construire de la Sarl Etxe Promotion est entaché d'une erreur d'appréciation.
15. Il résulte de ce qui précède, que le préfet des Alpes-Maritimes est fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 24 novembre 2021 ainsi que du rejet implicite du recours gracieux qu'il a formé le 7 décembre 2021.
16. Aux termes de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme : " Lorsqu'elle annule pour excès de pouvoir un acte intervenu en matière d'urbanisme ou en ordonne la suspension, la juridiction administrative se prononce sur l'ensemble des moyens de la requête qu'elle estime susceptibles de fonder l'annulation ou la suspension, en l'état du dossier ". Aucun autre moyen n'est susceptible de fonder, en l'état du dossier, l'annulation des décisions attaquées.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
17. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution ". Aux termes de l'article L. 911-3 de ce code : " La juridiction peut assortir, dans la même décision, l'injonction prescrite en application des articles L. 911-1 et L. 911-2 d'une astreinte qu'elle prononce dans les conditions prévues au présent livre et dont elle fixe la date d'effet ".
18. Lorsque le juge annule un refus d'autorisation d'urbanisme, y compris une décision de sursis à statuer, ou une opposition à une déclaration, après avoir censuré l'ensemble des motifs que l'autorité compétente a énoncés dans sa décision conformément à l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme ainsi que, le cas échéant, les motifs qu'elle a pu invoquer en cours d'instance, il doit, s'il est saisi de conclusions à fin d'injonction, ordonner à l'autorité compétente de délivrer l'autorisation ou de prendre une décision de non-opposition, sur le fondement de l'article L. 911-1 du code de justice administrative. Il n'en va autrement que s'il résulte de l'instruction soit que les dispositions en vigueur à la date de la décision annulée qui, eu égard à l'article L 600-2 du code de l'urbanisme demeurent applicables à la demande, interdisent de l'accueillir pour un motif que l'administration n'a pas relevé, ou que par suite d'un changement de circonstances, la situation de fait existant à la date du jugement y fait obstacle.
19. Le présent jugement censure le motif de refus par lequel le maire du Cannet a pris une décision de sursis à statuer sur la demande de la société Etxe Promotion. Il ne résulte pas de l'instruction, que les dispositions en vigueur à la date de l'arrêté attaqué interdiraient d'accueillir le projet envisagé par la société requérante ni que la situation de fait existant à la date du présent jugement y ferait obstacle. Dès lors, il y a lieu d'enjoindre au maire du Cannet de délivrer à la société Etxe Promotion le permis de construire en litige, dans le délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement.
Sur les frais liés au litige :
20. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soient mis à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, les frais liés au litige demandés par la commune du Cannet.
D E C I D E :
Article 1er : L'arrêté du maire du Cannet du 24 novembre 2021 et la décision implicite de rejet du recours gracieux présenté par le préfet des Alpes-Maritimes le 7 décembre 2021 sont annulés.
Article 2 : Il est enjoint au maire du Cannet de délivrer à la société Etxe Promotion le permis de construire sollicité dans le délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : Les conclusions de la commune du Cannet présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à la commune du Cannet et au préfet des Alpes-Maritimes.
Copie en sera adressé à la Sarl Etxe Promotion.
Délibéré après l'audience du 15 janvier 2025, à laquelle siégeaient :
M. Myara, président,
Mme Soler, première conseillère,
M. Bulit, conseiller,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 février 2025.
Le rapporteur,
signé
J. BULIT
Le président,
signé
A. MYARA La greffière,
signé
N. KATARYNEZUK
La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
Ou par délégation la greffière,
No2201596
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026