jeudi 6 février 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2201875 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | JULLIEN LAURENT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 13 avril 2022, le syndicat des copropriétaires de la Villa Impérator, représenté par Me Zuelgaray, demande au tribunal d'annuler la décision du 9 février 2022 par lequel le maire de la commune de Nice a accordé à l'association Education Liberté un permis de construire n° PC 06 088 21 S0314 pour le changement de destination d'une habitation en établissement d'enseignement privé et la modification des façades et abords d'un terrain sur des parcelles cadastrées MK0258 et MK0261, sises 29 Corniche Bellevue à Nice ;
Le syndicat requérant soutient que :
- il a intérêt pour agir, en sa qualité de voisin immédiat et en raison de l'atteinte aux conditions d'occupation, d'utilisation et de jouissance de son lot ;
- l'affichage du permis de construire n'étant pas régulier, le délai de recours n'a pas commencé à courir ;
- la compétence du signataire de l'acte attaqué n'est pas démontrée ;
- le permis de construire ne pouvait être accordé sur le lot n°2 dont le pétitionnaire n'était pas propriétaire ;
- le permis de construire a été obtenu par fraude ;
- les dispositions de l'article R. 431-8 et R. 431-10 du code de l'urbanisme ont été méconnues ;
- les dispositions de l'article R.111-5 du code de l'urbanisme et de l'article 16 des dispositions générales du règlement du plan local d'urbanisme de la métropole Nice Côte d'Azur, relatif à la " voirie et accès ", ont été méconnues dès lors que la desserte est insuffisante et qu'il n'a pas été produit un titre créant une servitude de passage au profit du pétitionnaire ;
- l'article R.111-2 du code de l'urbanisme a été méconnu dès lors que le projet est de nature à porter atteinte à la sécurité publique du fait de sa situation, son importance et son implantation.
Par un mémoire, enregistré le 6 décembre 2023, l'association Education Liberté, prise en la personne de sa présidente en exercice et représentée par Me Jullien, conclut principalement à l'irrecevabilité de la requête, subsidiairement au rejet de celle-ci au fond et en tout état de cause à ce que la somme de 2 500 euros soit mise à la charge du syndicat requérant en application des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
L'association fait valoir que :
- la requête est doublement irrecevable : le syndicat des copropriétaires n'a pas intérêt à agir dès lors que, d'une part, l'ensemble des copropriétaires de la villa Impérator, qui ne constitue pas l'assemblée générale d'une copropriété, n'a pas qualité pour agir en justice et, d'autre part, que le syndicat requérant n'invoque aucun trouble de jouissance pouvant résulter de l'autorisation attaquée ;
- aucun des moyens soulevés n'est au demeurant fondé.
Par un mémoire en défense, enregistré le 13 décembre 2023, la commune de Nice, prise en la personne de son maire en exercice, conclut principalement à l'irrecevabilité de la requête et subsidiairement au rejet de celle-ci au fond.
La commune fait valoir que :
- le syndicat requérant n'a pas intérêt pour agir ;
- aucun des moyens n'est au demeurant fondé.
Vu :
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 16 janvier 2025 :
- le rapport de Mme Cueilleron,
- les conclusions de M. Combot, rapporteur public,
- et les observations de Mme C, pour la commune de Nice.
Considérant ce qui suit :
1. Par arrêté du 9 février 2022, le maire de la commune de Nice a accordé à l'association Education Liberté un permis de construire n° PC 06 088 21 S0314 pour le changement de destination d'une habitation en établissement d'enseignement privé et la modification des façades et abords d'un terrain, sur des parcelles cadastrées MK0258 et MK0261, sises 29 Corniche bellevue à Nice. Le syndicat des copropriétaires de la villa Impérator demande au tribunal d'annuler cet arrêté.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
2 .En premier lieu, il est constant que l'arrêté attaqué a été signé par Mme A D, adjointe au maire de Nice et déléguée aux travaux, au foncier et à l'urbanisme. Il ressort des pièces du dossier que par un arrêté du 20 novembre 2020, cette dernière a reçu délégation du maire de Nice à l'effet de signer toutes les décisions intervenant en matière d'urbanisme. Cet arrêté a fait l'objet d'une publication sur le site internet de la commune entre le 7 décembre 2020 et le 8 février 2021 ainsi qu'au recueil des actes administratifs de la commune du mois de décembre 2020, le 14 janvier 2021, comme en atteste, dans cette instance, le maire de la commune. En outre, il est constant que cet arrêté a fait l'objet, le 25 novembre 2020, d'une transmission à la préfecture des Alpes-Maritimes dans le cadre du contrôle de légalité. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'acte doit être écarté.
3. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 423-1 du code de l'urbanisme : " Les demandes de permis de construire, d'aménager ou de démolir et les déclarations préalables sont adressées par pli recommandé avec demande d'avis de réception ou déposées à la mairie de la commune dans laquelle les travaux sont envisagés : / a) Soit par le ou les propriétaires du ou des terrains, leur mandataire ou par une ou plusieurs personnes attestant être autorisées par eux à exécuter les travaux ; / b) Soit, en cas d'indivision, par un ou plusieurs co-indivisaires ou leur mandataire ; / () ". Aux termes de l'article R. 431-5 dudit code : " La demande de permis de construire précise : / a) L'identité du ou des demandeurs, qui comprend son numéro SIRET lorsqu'il s'agit d'une personne morale en bénéficiant et sa date de naissance lorsqu'il s'agit d'une personne physique ; / () La demande comporte également l'attestation du ou des demandeurs qu'ils remplissent les conditions définies à l'article R*423-1 pour déposer une demande de permis ".
4. Il résulte de ces dispositions que les demandes de permis de construire doivent seulement comporter l'attestation du pétitionnaire qu'il remplit les conditions définies à l'article R. 423-1 cité ci-dessus. Les autorisations d'utilisation du sol, qui ont pour seul objet de s'assurer de la conformité des travaux qu'elles autorisent avec la législation et la réglementation d'urbanisme, étant accordées sous réserve du droit des tiers, il n'appartient pas à l'autorité compétente de vérifier, dans le cadre de l'instruction d'une demande de permis, la validité de l'attestation établie par le demandeur. Ainsi, sous réserve de la fraude, le pétitionnaire qui fournit l'attestation prévue à l'article R. 423-1 du code doit être regardé comme ayant qualité pour présenter sa demande. Il résulte de ce qui précède que les tiers ne sauraient utilement invoquer, pour contester une décision accordant une telle autorisation au vu de l'attestation requise, la circonstance que l'administration n'en aurait pas vérifié l'exactitude.
5. En l'espèce, si le syndicat requérant soutient que le permis de construire ne pouvait être accordé sur le lot n°2 dont le pétitionnaire n'était pas propriétaire, il ressort toutefois des pièces du dossier que, par la signature du formulaire Cerfa de demande de permis de construire, l'association Education Liberté a attesté avoir qualité pour présenter la demande de permis de construire. En outre, il ne ressort d'aucune pièce du dossier que le service instructeur disposait d'informations de nature à établir le caractère frauduleux de cette attestation ou faisant apparaître que l'association ne disposait d'aucun droit pour présenter de telles demandes. En tout état de cause, il ressort des pièces du dossier que l'association Education Liberté agissait en qualité de mandataire de la société civile immobilière Estrello, laquelle était titulaire d'un contrat de vente des parcelles cadastrées section MK n°s 258 et 261 appartenant aux consorts B et Kogler. Enfin, si le terrain d'assiette doit être regardé comme étant une copropriété, il est constant qu'une demande de permis de construire peut-être déposée par l'un des copropriétaires, alors même que la réalisation de ces travaux serait subordonnée à l'autorisation de l'assemblée générale de la copropriété, une contestation sur ce point ne pouvant être portée, le cas échéant, que devant le juge judiciaire. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article R. 431 1 du code de l'urbanisme doit être écarté.
6. En troisième lieu, si le syndicat requérant soulève le moyen tiré de la fraude au regard des dispositions de l'article R. 423-1 et R. 431-5 du code de l'urbanisme, il ne ressort nullement des pièces du dossier que l'association pétitionnaire ait dissimulé de manière intentionnelle sa qualité pour déposer la demande de permis de construire. Si une telle dissimulation était le cas, il ne ressort pas davantage des pièces du dossier qu'elle aurait été faite intentionnellement afin de tromper l'administration sur la réalité du projet dans le but d'échapper à l'application d'une règle d'urbanisme. Par suite, le moyen susmentionné doit également être écarté.
7. En quatrième lieu, aux termes de l'article R. 431-8 du code de l'urbanisme : " Le projet architectural comprend une notice précisant : / 1° L'état initial du terrain et de ses abords indiquant, s'il y a lieu, les constructions, la végétation et les éléments paysagers existants ; / 2° Les partis retenus pour assurer l'insertion du projet dans son environnement et la prise en compte des paysages, faisant apparaître, en fonction des caractéristiques du projet : / a) L'aménagement du terrain, en indiquant ce qui est modifié ou supprimé ; b) L'implantation, l'organisation, la composition et le volume des constructions nouvelles, notamment par rapport aux constructions ou paysages avoisinants ; c) Le traitement des constructions, clôtures, végétations ou aménagements situés en limite de terrain ; d) Les matériaux et les couleurs des constructions ; e) Le traitement des espaces libres, notamment les plantations à conserver ou à créer ; f) L'organisation et l'aménagement des accès au terrain, aux constructions et aux aires de stationnement " et aux termes de l'article R. 431-10 dudit code : " Le projet architectural comprend également () c) Un document graphique permettant d'apprécier l'insertion du projet de construction par rapport aux constructions avoisinantes et aux paysages, son impact visuel ainsi que le traitement des accès et du terrain ; ()"
8. En l'espèce, et d'une part, le syndicat requérant soutient que le dossier de demande de permis de construire ne présenterait pas l'organisation et l'aménagement des accès au terrain, aux constructions et aux aires de stationnement dès lors que l'association pétitionnaire ne justifierait pas disposer de droits sur les parcelles constituant l'assiette du terrain du projet. Comme mentionné au point 5 du jugement, compte tenu du caractère déclaratif des demandes de permis de construire, il n'appartient pas au pétitionnaire de produire un titre de propriété et il n'appartient pas à l'autorité administrative de vérifier cette déclaration, le permis de construire étant accordé sous réserve du droit des tiers. Au demeurant, il ressort des pièces du dossier, et notamment de la notice descriptive du terrain cotée PC4 et annexée à la demande de permis de construire, que le terrain d'assiette du projet a été indiqué par l'association pétitionnaire. La notice architecturale décrit précisément le terrain d'assiette constitué des parcelles cadastrées sections MK n°s 258 et 261 et d'une superficie de 14 384 m². D'autre part, si le syndicat requérant soutient que le dossier de demande de permis de construire ne présenterait pas le traitement des accès du terrain, lesquels ne seraient pas conformes aux règles applicables, il ne soulève à l'appui de cette insuffisance du dossier de demande de permis de construire la méconnaissance d'aucune règle d'urbanisme précise. Ensuite, la circonstance évoquée selon laquelle les accès impliqueraient son accord en qualité de syndicat de la copropriété est sans incidence s'agissant au surplus de travaux portant sur une construction existante et bénéficiant déjà d'un accès. Enfin, si le syndicat requérant indique que le projet présente des risques pour la sécurité des personnes, il ressort, au stade de la complétude du dossier de demande de permis de construire, que ce dossier, qui porte sur un établissement recevant du public, comporte une notice de sécurité et une notice d'accessibilité de sorte que l'autorité administrative a pu apprécier les règles d'urbanisme applicables. Dans ces conditions, le moyen tiré des insuffisances du dossier de demande de permis de construire doit être écarté dans ses deux branches.
9. En cinquième lieu, le syndicat requérant soutient que les dispositions de l'article R.111-5 du code de l'urbanisme et de l'article 16 des dispositions générales du règlement du plan local d'urbanisme de la métropole Nice Côte d'Azur, relatif à la " voirie et accès " auraient été méconnues.
10. D'une part, les dispositions de l'article R. 111-5 du code de l'urbanisme ne sont pas applicables en l'espèce dès lors que, en application de l'article R. 111-1 du code de l'urbanisme, il existe un plan local d'urbanisme applicable.
11. D'autre part, aux termes de l'article 16 des dispositions générales du règlement du plan local d'urbanisme de la métropole Nice Côte d'Azur (ci-après "PLUM") : " Tout terrain doit être desservi par des voies publiques ou privées dans des conditions répondant à l'importance ou à la destination des constructions et des aménagements envisagés./ Les caractéristiques des voies de dessertes doivent être compatibles avec la circulation et l'utilisation des engins de lutte contre l'incendie. / Les accès ne doivent pas présenter de risque pour la sécurité des usagers des voies, quelque soit leur mode de déplacement, ni pour celle des personnes utilisant ces accès. / Cette sécurité doit être appréciée compte-tenu, notamment, de la position des accès, de leur configuration ainsi que de la nature et de l'intensité du traffic".
12. Le permis de construire, qui est délivré sous réserve des droits des tiers, a pour seul objet d'assurer la conformité des travaux qu'il autorise avec la réglementation d'urbanisme. Dès lors, si le juge administratif doit, pour apprécier la légalité du permis au regard des règles d'urbanisme relatives à la desserte et à l'accès des engins d'incendie et de secours, s'assurer de l'existence d'une desserte suffisante de la parcelle par une voie ouverte à la circulation publique et, le cas échéant, de l'existence d'un titre créant une servitude de passage donnant accès à cette voie, il ne lui appartient pas de vérifier la validité de cette servitude ou l'existence d'un titre permettant l'utilisation de la voie qu'elle dessert, si elle est privée, dès lors que celle-ci est ouverte à la circulation publique.
13. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que le terrain d'assiette du projet est desservi par la corniche Bellevue. Si le syndicat requérant soutient que la villa faisant l'objet des travaux ne dispose d'aucun titre pour accéder à cette voie, il n'appartient pas à l'autorité administrative de verifier l'existence ou la validité d'un tel titre en ce qui concerne les règles relatives aux accès et à la desserte. Par ailleurs, si le syndicat requérant soulève des insuffisances de la notice d'accessibilité handicapé s'agissant du cheminement des piétons dans le lotissement, cette notice n'a pas vocation à detailler l'accessibilité de l'ensemble des usagers. Enfin, si le syndicat requérant soutient que le passage au niveau du second portail d'accès est trop étroit pour permettre l'accès des véhicules de secours, il ressort toutefois des pièces du dossier, notamment de l'avis du service départemental d'incendie et de secours des Alpes-Maritimes du 25 janvier 2022, qu'aucune observation n'a été formulée au titre des accès, lesquels sont jugés existants et conformes par ce service. Par suite, le moyen doit être écarté.
14. Enfin, en sixième lieu, aux termes des dispositions de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions speciales s'il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d'autres installations ". Il appartient à l'autorité d'urbanisme compétente et au juge de l'excès de pouvoir, pour apprécier si les risques d'atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique justifient un refus de permis de construire sur le fondement de ces dispositions, de tenir compte tant de la probabilité de réalisation de ces risques que de la gravité de leurs conséquences, s'ils se réalisent.
15. En l'espèce, le syndicat requérant soutient que le projet comporterait un risque pour la sécurité publique au regard de la circulation routière que le projet à vocation à générer sur la Corniche Bellevue ainsi qu'à l'absence de cheminement piéton à l'intérieur du terrain d'assiette du projet. Toutefois, en se bornant à se prévaloir des caractéristiques de la Corniche Bellevue et de la circonstance que le projet, eu égard à ses caractéristiques, induit un risque pour la sécurité routière, il ne l'établit pas. D'autre part, si le syndicat requérant soutient que l'accès à l'intérieur du terrain d'assiette du projet comporterait également un risque pour les usagers de la voie compte tenu des stationnements existants et en l'absence de cheminements piétons, il ne l'établit pas davantage. Dans ces conditions, le syndicat des copropriétaires de la Villa Impérator n'est pas fondé à soutenir que les dispositions de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme auraient été méconnues.
16. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les fins de non-recevoir soulevées en défense par l'Association Education Liberté et la commune de Nice, que les conclusions susmentionnées doivent être rejetées.
Sur les conclusions présentées par l'Association Education Liberté au titre des frais liés au litige :
17. Une somme de 2 500 euros est mise à la charge du syndicat requérant au titre des frais exposés par l'Association Education Liberté et non compris dans les dépens.
DECIDE :
Article 1er : La requête du syndicat des copropriétaires de la villa Impérator est rejetée.
Article 2 : Le syndicat des copropriétaires de la villa Impérator versera une somme de 2 500 euros à l'association Education Liberté au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié au syndicat des copropriétaires de la villa Impérator, à la commune de Nice et à l'association Education Liberté.
Délibéré après l'audience du 16 janvier 2025, à laquellesiégeaient :
M. Silvestre-Toussaint-Fortesa, président ;
M. Holzer conseiller ;
Mme Cueilleron, conseillère ;
Assistés de Mme Martin, greffière.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 6 février 2025.
La rapporteure,
Signé
S. Cueilleron
Le président,
Signé
F. Silvestre-Toussaint-Fortesa
La greffière,
Signé
C. Martin
La Républiquemande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerneou à tous commissaires de justice en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présentedécision.
Pour expéditionconforme,
Le greffier en chef,
Ou, par délégation, la greffière
N°2201875
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026