mercredi 15 janvier 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2201879 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | SZEPETOWSKI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et quatre mémoires enregistrés les 14 avril, 29 juillet, 17 octobre 2022, 2 février et 27 avril 2023, la société par actions simplifiées (SAS) JLR, représentée par Me Szepetowski, demande au tribunal, dans le dernier de ses écritures :
1°) d'annuler l'arrêté du 6 décembre 2021 par lequel le maire de la commune de Vallauris-Golfe Juan a délivré à la société GFDI 45 un permis de construire n° PC 00615521V0012 ayant pour objet la construction d'un immeuble commercial et d'un parking de deux niveaux en sous-sol sur un terrain situé 2038 chemin Saint-Bernard ;
2°) d'annuler l'arrêté du 25 novembre 2022 par lequel le maire de la commune de Vallauris-Golfe Juan a délivré un permis de construire modificatif sur ce projet ;
3°) de mettre à la charge de la société GFDI 45 une somme de 4 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- elle dispose d'un intérêt lui donnant qualité pour agir ;
- l'arrêté accordant le permis de construire initial est illégal dès lors que les documents graphiques du PLU sont entachés d'erreur manifeste d'appréciation, en ne classant pas l'espace boisé du terrain d'assiette du projet ;
- il méconnaît " les règles relatives à la protection contre les incendies " ;
- il méconnaît l'article UZ3 du règlement du PLU dès lors que l'étude de circulation jointe au dossier de demande de permis de construire fait état de conditions de circulation difficiles et qu'elle ne tient compte ni du projet Sophipolis ni des autres surfaces commerciales implantées à proximité ;
- il méconnaît l'article UZ7 du règlement du PLU dès lors que la construction, ainsi que les parkings sont implantés à moins de 5 mètres des limites séparatives ;
- il méconnaît l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme dès lors qu'une extension du réseau électrique est nécessaire et que le permis ne fait état d'aucun programme de travaux engagés par la commune de Vallauris-Golfe Juan pour permettre le raccordement ;
- le dossier de demande de permis de construire ne comportait pas d'autorisation de défrichement.
Par cinq mémoires en défense enregistré les 4 mai, 14 octobre, 16 novembre, 12 décembre 2022 et 28 mars 2023, la société GFDI 45, représentée par Me Bolleau, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge de la société JLR une somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- à titre principal, la requête est irrecevable faute d'intérêt donnant qualité pour agir, dès lors que le terrain appartenant à la société requérante ne se situe pas à proximité du terrain d'assiette du projet, que la seule augmentation de la circulation routière n'est pas de nature à démontrer une atteinte par son projet aux conditions d'occupation, d'utilisation et de jouissance de leurs biens, et que l'étude de circulation fait état d'une augmentation modérée du trafic ;
- à titre subsidiaire, le moyen tiré de l'exception d'illégalité du PLU est inopérant et les autres moyens de la requête ne sont pas fondés.
La requête a été communiquée à la commune de Vallauris-Golfe Juan, qui n'a pas produit d'observations.
Par une ordonnance du 28 avril 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 1er juin 2023.
Par un courrier du 31 octobre 2024, les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement à intervenir était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office tiré de l'irrecevabilité du moyen nouveau présenté par la société JLR dans son mémoire du 2 février 2023 selon lequel le dossier de demande de permis de construire ne comportait pas d'autorisation de défrichement, compte tenu de la cristallisation des moyens intervenue en application du premier alinéa de l'article R. 600-5 du code de l'urbanisme.
Les parties n'ont pas produit d'observations en réponse à ce moyen d'ordre public.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de l'énergie ;
- le plan local d'urbanisme de la commune de Vallauris-Golfe Juan ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 27 novembre 2024 :
- le rapport de M. Garcia, rapporteur,
- les conclusions de M. Beyls, rapporteur public,
- et les observations de Me Bolleau, représentant la société GFDI 45, la société JLR et la commune de Vallauris-Golfe Juan n'étant ni présentes ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. La société GFDI 45 a déposé le 17 février 2021 une demande de permis de construire valant permis de démolir en vue de la construction d'un immeuble commercial et d'un parking de deux niveaux en sous-sol sur un terrain situé 2038 chemin de Saint Bernard sur la commune de Vallauris-Golfe Juan. Après avoir dans un premier temps refusé la délivrance de l'autorisation sollicitée, le maire de cette commune a retiré son refus et a délivré le permis de construire par arrêté du 6 décembre 2021. Par la présente requête, la société JLR demande l'annulation de cet arrêté.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, si un permis de construire ne peut être délivré que pour un projet qui respecte la réglementation d'urbanisme en vigueur, il ne constitue pas un acte d'application de cette réglementation. Par suite, un requérant demandant l'annulation d'un permis de construire ne saurait utilement se borner à soutenir qu'il a été délivré sous l'empire d'un document d'urbanisme illégal, quelle que soit la nature de l'illégalité dont il se prévaut. Cependant, il résulte de l'article L. 600-12 du code de l'urbanisme que la déclaration d'illégalité d'un document d'urbanisme a, au même titre que son annulation pour excès de pouvoir, pour effet de remettre en vigueur le document d'urbanisme immédiatement antérieur. Dès lors, il peut être utilement soutenu devant le juge qu'un permis de construire a été délivré sous l'empire d'un document d'urbanisme illégal, sous réserve, en ce qui concerne les vices de forme ou de procédure, des dispositions de l'article L. 600-1 du même code, à la condition que le requérant fasse en outre valoir que ce permis méconnaît les dispositions pertinentes ainsi remises en vigueur.
3. La société JLR soutient que le PLU est illégal par voie d'exception, en ce que ces documents graphiques omettent partiellement de classer l'espace boisé situé sur le terrain d'assiette du projet. Toutefois, elle n'établit pas ni même n'allègue que le permis de construire délivré à la société GFDI 45 serait illégal au regard des dispositions pertinentes du document d'urbanisme antérieur remises en vigueur. Par suite, le moyen tiré de l'illégalité du PLU par voie d'exception ne peut qu'être écarté comme inopérant.
4. En deuxième lieu, si la société JLR soutient que le permis de construire initial méconnaît " les règles relatives à la protection contre les incendies ", ce moyen ne peut qu'être écarté en tant qu'il n'est pas assorti des précisions suffisantes pour permettre d'en apprécier le bien-fondé.
5. En troisième lieu, aux termes de l'article UZ3 du règlement du PLU : " Pour être constructible, un terrain doit avoir un accès d'au moins 6 mètres de largeur à une voie publique ou privée. Les caractéristiques des accès et des voies privées doivent être adaptées à l'opération et satisfaire à la fois aux exigences : - de défense contre l'incendie ; - de sécurité, () ".
6. Il ressort des pièces du dossier que si les conditions de circulation sont amenées à légèrement se dégrader avec l'implantation du seul projet en litige, il n'en demeure pas moins que le terrain d'assiette comprend une large voie périmétrale permettant l'accès aux services d'incendie et de secours et est desservi par une voie publique qui satisfait aux exigences de sécurité, eu égard notamment à sa largeur, laquelle n'est pas contestée, ainsi qu'aux conditions de visibilité dans le carrefour giratoire. Il ressort en outre des pièces du dossier que le département des Alpes-Maritimes, gestionnaire de la voirie du chemin Saint-Bernard, a émis un avis favorable au projet moyennant le respect de prescriptions tendant notamment à ce que l'accès au parking du projet soit aménagé comme une branche du giratoire adjacent, en mettant en place d'un panneau " cédez-le-passage ", ce que le permis de construire en litige reprend en son article 4. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article UZ3 du règlement du PLU ne peut qu'être écarté.
7. En quatrième lieu, aux termes de l'article UZ7 du règlement du PLU : " Toute construction () devra s'implanter en tout point à une distance au moins égale à 5 mètres des limites séparatives. Les constructions liées au stationnement des véhicules sont autorisées au droit des limites de l'unité foncière. Les équipements collectifs, les équipements publics, les installations et les ouvrages techniques nécessaires au fonctionnement des services publics ou répondant à un intérêt public peuvent s'implanter en limite ou en retrait. ". L'article 11.7 du même règlement définit la construction comme englobant " tous les travaux, ouvrages ou installations (à l'exception des clôtures qui bénéficient d'un régime propre) qui entrent dans le champ d'application des autorisations d'urbanisme en vigueur " et la limite séparative comme étant celle qui " sépare deux terrains privés ".
8. Il ressort des pièces du dossier que l'immeuble commercial est implanté à 5 mètres des limites Nord et Sud du terrain d'assiette, ainsi qu'à plus de cinq mètres de la limite de fond de parcelle, eu égard à l'espace boisé existant. Enfin, si la voie d'accès pompier, qui répond à la définition de construction prévue par le règlement du PLU, est implantée à moins de 5 mètres des deux limites, cette dernière constitue un ouvrage répondant à un intérêt public pouvant s'implanter en limite. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article UZ7 du règlement du PLU ne peut qu'être écarté.
9. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme : " Lorsque, compte tenu de la destination de la construction ou de l'aménagement projeté, des travaux portant sur les réseaux publics de distribution () d'électricité sont nécessaires pour assurer la desserte du projet, le permis de construire () ne peut être accordé si l'autorité compétente n'est pas en mesure d'indiquer dans quel délai et par quelle collectivité publique ou par quel concessionnaire de service public ces travaux doivent être exécutés () ". Ces dispositions poursuivent notamment le but d'intérêt général d'éviter à la collectivité publique ou au concessionnaire d'être contraint, par le seul effet d'une initiative privée, de réaliser des travaux d'extension ou de renforcement des réseaux publics, sans prise en compte des perspectives d'urbanisation et de développement de la collectivité, et de garantir leur cohérence et leur bon fonctionnement. Un permis de construire doit être refusé lorsque, d'une part, des travaux d'extension ou de renforcement de la capacité des réseaux publics de distribution d'eau, d'assainissement ou d'électricité sont nécessaires à la desserte de la construction projetée et que, d'autre part, l'autorité compétente n'est pas en mesure d'indiquer dans quel délai et par quelle collectivité publique ou par quel concessionnaire de service public ces travaux doivent être exécutés, après avoir, le cas échéant, accompli les diligences appropriées pour recueillir les informations nécessaires à son appréciation. En application de l'article L. 332-6 du code de l'urbanisme, les bénéficiaires d'autorisations de construire peuvent être tenus de réaliser et de financer les équipements propres à l'opération autorisée mentionnés à l'article L. 332-15 du même code, aux termes duquel : " L'autorité qui délivre l'autorisation de construire () exige, en tant que de besoin, du bénéficiaire de celle-ci la réalisation et le financement de tous travaux nécessaires à la viabilité et à l'équipement de la construction, () notamment en ce qui concerne () l'alimentation en () électricité () / L'autorisation peut également, avec l'accord du demandeur et dans les conditions définies par l'autorité organisatrice du service public () de l'électricité, prévoir un raccordement aux réseaux () d'électricité empruntant, en tout ou partie, des voies ou emprises publiques, sous réserve que ce raccordement n'excède pas cent mètres et que les réseaux correspondants, dimensionnés pour correspondre exclusivement aux besoins du projet, ne soient pas destinés à desservir d'autres constructions existantes ou futures. ". Il résulte de l'article L. 332-15 du code de l'urbanisme que, pour l'alimentation en électricité, relèvent des équipements propres à l'opération ceux qui sont nécessaires à la viabilité et à l'équipement de la construction ou du terrain jusqu'au branchement sur le réseau public d'électricité qui existe au droit du terrain, en empruntant, le cas échéant, des voies privées ou en usant de servitudes, ou, dans les conditions définies au quatrième alinéa de l'article L. 332-15, en empruntant, en tout ou partie, des voies ou emprises publiques, sous réserve dans ce dernier cas que le raccordement n'excède pas cent mètres. En revanche, pour l'application de ces dispositions, les autres équipements de raccordement aux réseaux publics d'électricité, notamment les ouvrages d'extension ou de branchement en basse tension, et, le cas échéant, le renforcement des réseaux existants, ont le caractère d'équipements publics. En outre, il résulte des dispositions du troisième alinéa de l'article L. 332-15 du code de l'urbanisme et du 1° de l'article L. 342-11 du code de l'énergie que la contribution correspondant aux équipements situés sur le terrain d'assiette de l'opération est versée par le bénéficiaire du permis de construire.
10. Il ressort des pièces du dossier que l'arrêté attaqué a été délivré, sous réserve du financement et de la réalisation par la société GFDI 45 d'un branchement électrique du terrain d'assiette du projet au réseau public. Il ressort des pièces du dossier, notamment de l'avis d'Enedis en date du 31 août 2021 que pour une puissance de 620 kilovoltampères, un raccordement de " 2x10 mètres HTA " sur une distance de 20 mètres depuis la voie publique jusqu'à un poste créé sur la parcelle est nécessaire. La contribution correspondant à ce poste est versée par le bénéficiaire de l'autorisation d'urbanisme. Il ressort ainsi de cet avis que les travaux envisagés n'ont pas le caractère d'une extension et ne sont donc pas des équipements publics. La société JLR ne conteste pas le caractère nécessaire d'un tel branchement, et il ne ressort pas des pièces du dossier qu'un tel équipement ne profiterait pas exclusivement à la société GFDI 45. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme ne peut qu'être écarté.
11. En dernier lieu, aux termes de l'article R. 600-5 du code de l'urbanisme : " Par dérogation à l'article R. 611-7-1 du code de justice administrative, et sans préjudice de l'application de l'article R. 613-1 du même code, lorsque la juridiction est saisie d'une requête relative à une décision d'occupation ou d'utilisation du sol régie par le présent code, ou d'une demande tendant à l'annulation ou à la réformation d'une décision juridictionnelle concernant une telle décision, les parties ne peuvent plus invoquer de moyens nouveaux passé un délai de deux mois à compter de la communication aux parties du premier mémoire en défense. Cette communication s'effectue dans les conditions prévues au deuxième alinéa de l'article R. 611-3 du code de justice administrative. / () ". Il résulte de ces dispositions que la cristallisation des moyens qu'elles prévoient intervient à l'expiration d'un délai de deux mois à compter de la communication aux parties du premier mémoire en défense produit dans l'instance par l'un quelconque des défendeurs.
12. En l'espèce, la société JLR a soulevé dans son mémoire du 2 février 2023 un moyen tiré de l'absence d'une autorisation de défrichement dans le dossier de demande du permis de construire initial. Toutefois, ce nouveau moyen est soulevé plus de deux mois après la communication du premier mémoire en défense de la société GFDI 45, laquelle est intervenue le 11 mai 2022. Dans ces conditions, ce moyen doit être écarté comme irrecevable en application des dispositions précitées de l'article R. 600-5 du code de l'urbanisme.
13. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la fin de non-recevoir opposée en défense, que la société JLR n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté du 6 décembre 2021 délivrant un permis de construire à la société GFDI 45, ainsi que l'arrêté du 25 novembre 2022 portant permis modificatif.
Sur les frais de l'instance :
14. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'il soit mis à la charge de la société GFDI 45, qui n'est pas la partie perdante, une quelconque somme au titre des frais exposés par la société JLR et non compris dans les dépens. En revanche, il y a lieu, en application de ces mêmes dispositions, de mettre à la charge de la société JLR une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par la société GFDI 45 et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de la société JLR est rejetée.
Article 2 : La société JLR versera à la société GFDI 45 une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la société JLR, à la société GFDI 45 et à la commune de Vallauris-Golfe Juan.
Délibéré après l'audience du 27 novembre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Taormina, président,
M. Soler, première conseillère,
M. Garcia, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 janvier 2025.
Le rapporteur,
Signé
A. GARCIA
Le président,
Signé
G. TAORMINALa greffière,
Signé
N. KATARYNEZUK
La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
ou par délégation la greffière
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026