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AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2201918

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2201918

jeudi 26 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2201918
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantMBA-N.KAMAGNE

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par Mme A B d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du préfet des Alpes-Maritimes d’accorder le concours de la force publique pour son expulsion. Le tribunal a constaté que la requérante, invitée à confirmer le maintien de ses conclusions en application de l’article R.612-5-1 du code de justice administrative, n’a pas répondu dans le délai imparti. En conséquence, il a donné acte du désistement d’office de sa requête, ce désistement étant pur et simple. Les conclusions présentées au titre de l’article L.761-1 du même code ont également été rejetées.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 15 avril 2022, Mme A B, représenté par Me MBA-N.Kamagne, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision révélée par un courrier du 29 mars 2022 par laquelle le préfet des Alpes-Maritimes a accordé le concours de la force publique pour son expulsion en exécution du jugement rendu le 24 janvier 2017 du tribunal d'instance de Nice confirmé par un arrêt du 18 juin 2020 de la cour d'appel d'Aix-en-Provence ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros en application des dispositions de l'article L.761-1 du code d justice administrative.

Par un mémoire en défense enregistré le 16 mai 2022, le préfet des Alpes-Maritimes conclut au non-lieu à statuer, Mme B ayant quitté les lieux occupés par elle sans droit ni titre et à titre subsidiaire, au rejet de la requête.

Une lettre a été adressée le 15 juillet 2024 à Mme A B, par l'intermédiaire de son avocat, l'invitant, sur le fondement des dispositions de l'article R.612-5-1 du code de justice administrative, à confirmer expressément le maintien de sa requête.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes du code de justice administrative : " Art. R.222-1. - Les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements (). Art. R.612-5-1. - Lorsque l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement ou le président de la chambre chargée de l'instruction, peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions. Art. R.611-8-2. - Toute juridiction peut adresser par le moyen de l'application informatique mentionnée à l'article R.414-1, à une partie ou à un mandataire qui y est inscrit, toutes les communications et notifications prévues par le présent livre pour tout dossier. / Les parties ou leur mandataire sont réputés avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été ainsi adressé, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai. Sauf demande contraire de leur part, les parties ou leur mandataire sont alertés de toute nouvelle communication ou notification par un message électronique envoyé à l'adresse choisie par eux. Art. R.611-8-6. - Les parties sont réputées avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été adressé par voie électronique, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai (). ".

2. L'état du dossier permettant de s'interroger sur l'intérêt que la requête conservait pour son auteur, une demande de maintien de requête a été adressée à Mme A B, par l'intermédiaire de son avocat. Il n'a pas été donné suite à ce courrier qui comportait la mention suivant laquelle à défaut de réception de la confirmation de maintien de ses conclusions dans le délai imparti d'un mois, le requérant serait réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions. Dès lors, Mme A B est réputée s'être désistée de sa requête. Ce désistement étant pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

3. Dans les circonstances de l'espèce, les conclusions de Mme A B formulées au titre des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de Mme A B.

Article 2 : Les conclusions de Mme A B formulées au titre des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B et ministre de l'intérieur.

Copie en sera adressée au préfet des Alpes-Maritimes.

Fait à Nice, le 26 septembre 2024

Le président de la 4ième chambre,

signé

G. Taormina

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier en chef,

Ou par délégation, la greffière,

N°2201918

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