jeudi 24 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2202065 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | TORA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 26 avril 2022 et 7 décembre 2022, la société civile immobilière Calud, prise en la personne de son représentant légal et M. B D, tous deux représentés par Me Callon, demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 8 octobre 2021 par lequel le maire de la commune de Falicon a accordé à M. C A un permis de construire n° PC 06060 21 S0029 pour la réalisation d'une villa en R +1 de 93,5 m2 sur un terrain cadastré situé chemin de Lombardie Inférieur à Falicon, ensemble la décision par laquelle le maire de Falicon a implicitement rejeté leur recours gracieux daté du 29 décembre 2021 ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Falicon la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Les requérants soutiennent que :
- leur requête est recevable ;
- l'arrêté litigieux méconnaît les dispositions de l'article 2.1.3.1 et 2.1.3.2 de la zone UFc1 du règlement du plan local d'urbanisme de la Métropole de Nice Côte d'Azur relatives aux murs de soutènement ;
- il méconnaît les dispositions de l'article 2.2.2.2 de la zone UFc1 du règlement du plan local d'urbanisme de la Métropole de Nice Côte d'Azur relatives aux espaces concernées par la " trame vert et bleue " ;
- il méconnaît les dispositions de l'article 2.2.9 de la zone UFc1 du règlement du plan local d'urbanisme de la Métropole de Nice Côte d'Azur relatives aux clôtures.
Par un mémoire en défense enregistré le 27 juillet 2022, M. C A représenté par Me Tora, conclut principalement à l'irrecevabilité de la requête, subsidiairement au rejet de celle-ci au fond, et en tout état de cause à la mise à la charge des requérants d'une somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
M. A fait valoir que :
- la requête est irrecevable en raison de sa tardiveté en ce qui concerne M. D
- aucun des moyens soulevés n'est au demeurant fondé.
Par un mémoire en défense, enregistré le 21 juillet 2022, la commune de Falicon, prise en la personne de son maire en exercice et représentée par Me Orengo, conclut principalement à l'irrecevabilité de la requête, subsidiairement au rejet de celle-ci au fond, et à la mise à la charge des requérants d'une somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La commune de Falicon soutient que :
- la requête est irrecevable en raison de sa tardiveté en ce qui concerne M. D ;
- aucun des moyens soulevés n'est au demeurant fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 3 octobre 2024 :
- le rapport de Mme Cueilleron ;
- les conclusions de M. Combot rapporteur public ;
- et les observations de Me Micault, pour la commune de Falicon, et de Me Tora, pour M.
A.
Considérant ce qui suit :
1. Par arrêté du 8 octobre 2021, le maire de la commune de Falicon a accordé à M. C A un permis de construire n° PC 06060 21 S0029 pour la réalisation d'une villa en R +1 de 93,5 m2 sur un terrain cadastré AM183 sis chemin de Lombardie Inférieur à Falicon. La société civile immobilière (ci-après " SCI ") " Calud " et M. D demandent au Tribunal d'annuler cet arrêté, ensemble la décision de rejet par laquelle le maire de la commune de Falicon a implicitement rejeté leur recours gracieux en date du 29 décembre 2021.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, aux termes de l'article 2.1.3.1 de la zone UFc1 du règlement du plan local d'urbanisme de la Métropole de Nice Côte d'Azur (ci-après " PLUm ") : " Les constructions doivent s'implanter à une distance minimale de 5m de la limite d'emprise publique des voies ". Aux termes de l'article 2.1.3.2 de la zone UFc1 du règlement du PLUm " Les constructions doivent s'implanter à une distance minimale de 5m des limites séparatives ". Aux termes des dispositions générales du PLUm : " Construction : Une construction est un édifice ou un ouvrage fixe et pérenne, comportant ou non des fondations et générant un espace utilisable par l'Homme en sous-sol ou en surface. Les constructions englobent également tous types de travaux, d'ouvrages ou d'installations (à l'exception des clôtures qui bénéficient d'un régime propre). La notion de construction recouvre notamment les constructions en surplomb (construction sur pilotis, cabanes dans les arbres), et les constructions non comprises dans la définition du bâtiment, telles que les pergolas, hangars, abris de stationnement, piscines, les sous-sols non compris dans un bâtiment. En revanche, les constructions excluent les murs d'une hauteur de moins de 2 m et les murs de soutènement ".
3. En l'espèce, d'une part, il ressort des pièces du dossier, en particulier du plan des façades et du plan de masse et de remblais et déblais communiqués à la commune de Falicon le 29 juillet 2021, que le mur de soutènement des futures places de stationnement est déjà existant. D'autre part, il résulte des dispositions précitées du règlement du PLUm que les murs de soutènement ne sont pas des constructions mais de simples aménagements au sens des dispositions du PLUm Nice Côte d'Azur. De plus, si les requérants soutiennent qu'un mur a été édifié en remplacement d'un accès sur le chemin de Lombardie, il ne ressort pas des pièces du dossier. La circonstance qu'un tel mur aurait été édifié, ce qui n'est au demeurant pas établi, est relative à l'exécution des travaux et n'est pas de nature à entacher d'illégalité l'arrêté litigieux. Par suite, le moyen tiré de la violation des dispositions précitées au point précédent doit être écarté.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article 2.2.2.2 du règlement de la zone UFc1 du règlement du PLUm de la Métropole de Nice Côte d'Azur : " Dans les espaces concernés par la " trame verte et bleue ", pièce n°1.5 du PLU métropolitain, tous les projets d'aménagement devront conserver voire améliorer la qualité paysagère du site existant et prendre en compte la topographie et le profil existants afin de minimiser les mouvements de terres ".
5. Si les requérants indiquent que les apports de terre pour les parkings contreviennent aux dispositions précitées, ce moyen doit être écarté comme inopérant dès lors qu'il ressort des pièces du dossier que le terrain d'assiette du projet n'est pas situé dans une zone concernée par cette trame.
6. En troisième lieu, aux termes de l'article 2.2.9 de la zone UFc1 du règlement du PLUm de la Métropole de Nice Côte d'Azur relatives aux clôtures : "Dans la zone 4 " Enjeu écologique en milieux anthropisés ou en développement " de la " trame verte et bleue ", document n°5 des pièces règlementaires du PLU métropolitain, dans le cas de clôtures de type grillage, palissade, grille, édifiées sur un muret (mur-bahut), celui-ci doit avoir une hauteur maximale hors sol limitée à 0,50 mètre et doit intégrer des ouvertures et des aspérités. L'ensemble (clôture et mur-bahut) devra permettre la libre circulation de la petite faune () les clôtures peuvent être composées comme suit : • soit d'une haie vive d'essence locale ; • soit d'une grille ou d'un grillage doublé d'une haie vive d'essence locale ; • soit d'un mur-bahut surmonté d'une grille, d'un grillage ou d'une balustrade, éventuellement doublé d'une haie vive d'essence locale. Les murs-bahuts doivent être soigneusement traités, de préférence en matériaux naturels (le blanc pur est proscrit). Leur hauteur maximale est fixée à 50 centimètres à partir du sol existant. La hauteur totale des clôtures, mur-bahut compris, ne doit pas excéder 2 mètres "
7. En l'espèce, et d'une part, il ressort de la notice d'impact visuel PMC 4 annexée à la demande de permis de construire litigieuse, que les clôtures du projet comprendront 50 centimètres de mur-bahut et un grillage d'1 mètre 50 avec des ouvertures et des aspérités permettant la libre circulation de la petite faune. La circonstance, à la supposer avérée que la clôture actuelle de la villa, avant le commencement des travaux, ne soit pas conforme à ces dispositions, est sans incidence sur la légalité du permis de construire litigieux. D'autre part, si les requérants soutiennent que la clôture projetée ne garantirait pas la transparence nécessaire à la sécurité de la circulation routière, ils n'apportent aucun élément de nature à l'établir. Par suite, le moyen soulevé et tiré de la méconnaissance des dispositions du règlement du PLUm relatives aux clôtures doit être écarté.
8. Il résulte de tout de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les fins de non-recevoir soulevées par M. A et la commune de Falicon, que les conclusions susmentionnées doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions des requérants présentées au titre des frais liés au litige.
Sur les conclusions de la commune de Falicon et celle de M. A au titre des frais liés au litige :
9. Une somme de 1 000 euros chacun, au profit de la commune de Falicon et de M. A, est mise à la charge solidaire de la SCI Calud et de M. D au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de la société civile immobilière Calud et de M. D est rejetée.
Article 2 : La société civile immobilière Calud et M. D verseront solidairement une somme de 1 000 euros à la commune de Falicon et cette même somme à M. A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié la société civile immobilière Calud, à M. B D, à la commune de Falicon et à M. C A.
Délibéré après l'audience du 3 octobre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Silvestre-Toussaint-Fortesa, président ;
M. Holzer conseiller ;
Mme Cueilleron, conseillère ;
Assistés de Mme Suner, greffière.
Décision rendue publique par mise à disposition au greffe, le 24 octobre 2024.
La rapporteure,
signé
S. Cueilleron
Le président,
signé
F. Silvestre-Toussaint-Fortesa
La greffière,
signé
V. Suner
La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
Ou, par délégation, la greffière
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026