mercredi 22 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2202538 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | PALOUX |
Vu la procédure suivante :
F une requête et des mémoires, enregistrés les 21 mai, 29 septembre, 19 octobre et 30 décembre 2022, Mme D B, Mme C B et Mme E B, représentées F Me Paloux, demandent au tribunal, dans le dernier état de leurs écritures :
1°) d'annuler l'arrêté du 22 mars 2022 F lequel le maire de Peymeinade a délivré à la société civile coopérative de vente (SCCV) Peymeinade un permis de construire un ensemble immobilier de 3 immeubles sur le lot C de la zone d'aménagement concerté Lebon ;
2°) d'annuler l'arrêté du 17 novembre 2022 F lequel le maire de Peymeinade a délivré à la société Peymeinade un permis de construire modificatif ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Peymeinade la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elles soutiennent que :
- l'arrêté attaqué méconnaît les dispositions de l'article R. 423-1 du code de l'urbanisme ;
- il est entaché de fraude au regard des mêmes dispositions ;
- la notice architecturale est insuffisante en méconnaissance des dispositions de l'article R. 431-8 du code de l'urbanisme ;
- elle ne permet pas de s'assurer du respect des dispositions de l'article 9 - 1AU du règlement du plan local d'urbanisme de sorte que celles-ci ont été méconnues ;
- le projet n'est pas compatible avec l'orientation d'aménagement et de programmation n°1 ;
- la délibération du 20 octobre 2021 modifiant l'orientation d'aménagement et de programmation n°1 méconnaît les dispositions de l'article L. 153-45 du code de l'urbanisme ;
- le projet méconnaît les dispositions de l'article 5-1AU du règlement du plan local d'urbanisme.
F des mémoires en défense, enregistrés les 21 juin, 4 juillet, 7 septembre, 19 octobre,
8 novembre, 13 décembre 2022, 9, 17 et 30 janvier 2023, la société Peymeinade, représentée F Me Nahmias, conclut à titre principal au rejet de la requête, à titre subsidiaire au prononcé d'un sursis à statuer sur le fondement de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme et en tout état de cause à ce qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge des requérantes au titre de l'article
L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que les moyens soulevés F les requérantes ne sont pas fondés.
F une intervention et des mémoires, enregistrés les 6, 29 septembre, 7 décembre 2022 et 30 janvier 2023, la société anonyme gardéenne d'économie mixte (SAGEM), représentée F le cabinet Richer et associés droit public, demande que le tribunal rejette la requête de Mmes B F les mêmes motifs que ceux exposés F la société Peymeinade et à ce qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge des requérantes au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
F des mémoires en défense, enregistrés les 30 septembre, 9 décembre 2022 et 26 janvier 2023, la commune de Peymeinade, représentée F Me Orlandini, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 2 000 euros soit mise à la charge des requérantes au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que les moyens soulevés F les requérantes ne sont pas fondés.
La clôture immédiate de l'instruction a été prononcée F ordonnance du 17 février 2023.
F un mémoire, enregistré le 17 février 2023, Mmes B déclarent se désister de leur requête.
F un mémoire, enregistré le 21 février 2023, la société Peymeinade déclare accepter ce désistement.
F un mémoire, enregistré le 21 février 2023, la SAGEM déclare accepter ce désistement.
F un mémoire, enregistré le 27 février 2023, la commune de Peymeinade déclare accepter ce désistement.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative ;
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme A,
- les conclusions de M. Beyls, rapporteur public,
- et les observations de Me Gadd, substituant Me Orlandini, représentant la commune de Peymeinade et de Me Conte, représentant la société civile coopérative de vente Peymeinade.
Considérant ce qui suit :
1. Mmes B sont usufruitière et nu-propriétaire des parcelles cadastrées section AR n° 173, 174, 175 et 176 situées sur le territoire de la commune de Peymeinade. F une délibération du 30 mars 2017, le conseil municipal de Peymeinade a approuvé la création de la zone d'aménagement concerté (ZAC) Lebon dont le périmètre inclut les parcelles cadastrées section AR n° 173, 174 et 175. L'aménagement de la zone a été confié à la société SAGEM. La société Peymeinade a déposé, le 22 décembre 2021, une demande de permis de construire sur le lot C de la ZAC, incluant les parcelles cadastrées section AR n° 173, 174 et 175. F un arrêté du 22 mars 2022, le maire de Peymeinade a délivré le permis de construire sollicité. F un arrêté du 17 novembre 2022, le maire de Peymeinade a délivré à la société pétitionnaire un permis de construire modificatif. F la présente requête, Mmes B demandent l'annulation de ces deux arrêtés.
2. D'une part, F un mémoire, enregistré le 17 février 2023, Mmes B se sont désistées purement et simplement de leur requête. La société Peymeinade, la SAGEM et la commune de Peymeinade ont déclaré accepter ce désistement. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
3. D'autre part, cette acceptation équivaut au désistement de la société Peymeinade, de la SAGEM et de la commune de Peymeinade des conclusions qu'elles avaient formées contre
Mmes B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Rien ne s'oppose à ce qu'il soit donné acte de ce désistement.
D E C I D E :
Article 1er : Il est donné acte à Mmes B du désistement de leur requête.
Article 2 : Il est donné acte à la société Peymeinade du désistement de ses conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Il est donné acte à la SAGEM du désistement de ses conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Il est donné acte à la commune de Peymeinade du désistement de ses conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme D B, à Mme C B, à Mme E B, à la commune de Peymeinade, à la société civile coopérative de vente Peymeinade et à la société anonyme gardéenne d'économie mixte.
Délibéré après l'audience du 1er mars 2023, à laquelle siégeaient :
M. Bonhomme, président,
Mme Soler, conseillère,
M. Holzer, conseiller,
Rendu public F mise à disposition au greffe le 22 mars 2023.
La rapporteure,
Signé
N. A
Le président,
Signé
T. BONHOMMELa greffière,
Signé
O. MOULOUD
La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
Ou F délégation la greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026