vendredi 25 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2202823 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | SELARL BRL - BAUDUCCO - ROTA - LHOTELLIER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 9 juin 2022 et 30 janvier 2023, M. A B, représenté par Me Albou, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler l'arrêté du 17 mai 2022 par lequel le maire du Tignet a refusé de lui délivrer un permis de construire un hangar agricole sur la parcelle cadastrée section B n°910 ;
2°) de mettre à la charge de la commune du Tignet la somme de 3 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- le motif de refus est entaché d'une erreur de droit, dès lors que le projet est conforme aux dispositions du règlement du plan de prévention des risques d'incendie de forêt ;
- les substitutions de motifs invoquées par la commune ne sont pas fondées.
Par des mémoires en défense enregistrés les 19 décembre 2022 et 28 mars 2023, la commune du Tignet, représentée par Me Lhotellier, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 3 500 euros soit mise à la charge de M. B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- la décision est légalement justifiée par un motif autre que celui initialement indiqué et fondé sur la situation existant à la date de cette décision tiré de la méconnaissance des dispositions des articles R.*431-8 et R.*431-9 du code de l'urbanisme en raison d'une part du caractère lacunaire de la demande concernant l'organisation et l'aménagement des accès au terrain et à la construction et d'autre part, en raison de l'absence d'indication sur le plan de masse de l'emplacement et des caractéristiques de la servitude de passage permettant d'accéder au terrain
- elle est légalement justifiée par un motif autre que celui initialement indiqué et fondé sur la situation existant à la date de cette décision tiré de la méconnaissance des dispositions des articles R. 111-2 du code de l'urbanisme, A3 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune et des dispositions du règlement du plan de prévention des risques d'incendie de la commune ;
- elle est légalement justifiée par un motif autre que celui initialement indiqué et fondé sur la situation existant à la date de cette décision tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article A7 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune ;
- les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Par ordonnance du 31 mars 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 30 avril 2023.
Par un courrier en date du 26 septembre 2024, les parties ont été invitées à présenter leurs observations sur la possibilité pour le tribunal de prononcer d'office, en application de l'article R. 611-7-3 du code de justice administrative, une injonction tendant à ce que l'autorité administrative procède à la délivrance à M. B du permis de construire sollicité en vue de la réalisation d'un hangar agricole sur la parcelle cadastrée section B n°910 dans le délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 2 octobre 2024 :
- le rapport de Mme Soler, rapporteure,
- et les conclusions de M. Beyls, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. M. B est propriétaire d'une unité foncière située sur le territoire de la commune du Tignet. Il a déposé, le 8 mars 2022, une demande de permis de construire un hangar agricole sur la parcelle cadastrée section B n°910. Par un arrêté du 17 mai 2022, le maire du Tignet a refusé de lui délivrer le permis de construire sollicité. Par sa requête, M. B demande au tribunal d'annuler cet arrêté.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
Sur le motif de refus invoqué dans la décision attaquée :
2. D'une part, aux termes de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d'autres installations ". Il appartient à l'autorité d'urbanisme compétente et au juge de l'excès de pouvoir, pour apprécier si les risques d'atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique justifient un refus d'autorisation d'urbanisme sur le fondement de ces dispositions, de tenir compte tant de la probabilité de réalisation de ces risques que de la gravité de leurs conséquences, s'ils se réalisent. Il résulte par ailleurs de ces dispositions que lorsqu'un projet de construction est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique, l'autorisation d'urbanisme ne peut être refusée que si l'autorité compétente estime, sous le contrôle du juge, qu'il n'est pas légalement possible, au vu du dossier et de l'instruction de la demande, d'accorder l'autorisation en l'assortissant de prescriptions spéciales qui, sans apporter au projet de modifications substantielles nécessitant la présentation d'une nouvelle demande, permettraient d'assurer la conformité de la construction aux dispositions législatives et réglementaires dont l'administration est chargée d'assurer le respect.
3. D'autre part, aux termes de l'article 1er du règlement du plan de prévention des risques d'incendie de forêt (PPRIF) applicable en zone rouge : " () / b) Occupations et utilisations admises sous conditions / () / - les locaux techniques nécessaires à la gestion agricole ou forestière de la zone (entrepôts à matériel, engins, stockage des récoltes) à condition de ne pas aggraver les risques ou leurs effets ; / () / - une extension mesurée unique limitée à 15 m2 de SHON de l'habitation existante sous réserve d'un hydrant normalisé situé à moins de 150 mètres du projet. / - dans le sous-secteur Ra, les constructions à usage d'habitation et leur extension limitée (30 % de la SHON existante sans excéder 200 m2 de SHON totale) liés et nécessaires au fonctionnement d'une exploitation agricole pérenne sur la zone considérée (Ra) et sous réserve :/ - 1. de la présence d'un hydrant normalisé ou d'une citerne de 120 m3 ou auto alimenté fournissant 120 m3 en 2 heures accessible aux services incendies / () ". Et aux termes de l'article III.1 du même règlement relatif aux mesures de prévention, de protection et de sauvegarde incombant à la commune : " Points d'eau / La commune procédera à la mise en place de points d'eau normalisés de façon à ce qu'aucun bâtiment ne soit situé à une distance supérieure à 150 mètres (ou 200 m en zone B2) d'un point d'eau normalisé. Les travaux devront être réalisés dans les meilleurs délais selon les deux niveaux d'urgence suivants : / () / - 2eme urgence : délai maximal de cinq ans à compter de l'approbation du présent P.P.R. / () / Chemin du Pinet : C2f / () ".
4. Il résulte des dispositions citées au point précédent que le projet en litige, situé en zone rouge du PPRIF et qui consiste en la réalisation d'un local technique nécessaire à la gestion agricole de la zone n'était pas soumis, aux termes des dispositions de l'article 1er du règlement du PPRIF, à l'obligation d'être situé à moins de 150 mètres d'un hydrant normalisé mais à la seule condition de ne pas aggraver les risques d'incendie de forêt ou leurs effets. A cet égard, la commune ne peut se prévaloir des dispositions du titre III du règlement relatif aux mesures de prévention, de protection et de sauvegarde lui incombant et qui ne sont pas opposables aux demandes d'autorisations d'urbanisme. Dès lors, en se fondant sur la circonstance que le projet serait situé à une distance supérieure à 150 mètres d'un point d'eau incendie normalisé pour estimer que le projet serait de nature à porter atteinte à la sécurité publique, le maire du Tignet a fait une inexacte appréciation des dispositions de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme. Par suite, le requérant est fondé à soutenir que l'unique motif de refus fondant la décision en litige est entaché d'illégalité. Toutefois, la commune du Tignet entend, en cours d'instance, substituer de nouveaux motifs à ceux initialement invoqués.
5. L'administration peut, en première instance comme en appel, faire valoir devant le juge de l'excès de pouvoir, que la décision dont l'annulation est demandée est légalement justifiée par un motif de droit ou de fait, autre que celui initialement indiqué, mais également fondé sur la situation existant à la date de cette décision. Il appartient alors au juge, après avoir mis à même l'auteur du recours de présenter ses observations sur la substitution ainsi sollicitée, de rechercher si un tel motif est de nature à fonder légalement la décision, puis d'apprécier s'il résulte de l'instruction que l'administration aurait pris la même décision si elle s'était fondée initialement sur ce motif. Dans l'affirmative, il peut procéder à la substitution demandée, sous réserve toutefois qu'elle ne prive pas le requérant d'une garantie procédurale liée au motif substitué.
Sur la méconnaissance alléguée des dispositions des articles R.*431-8 et R.*431-9 du code de l'urbanisme :
6. La commune soutient que le refus de permis de construire est justifié d'une part par le caractère lacunaire de la demande concernant l'organisation et l'aménagement des accès au terrain et à la construction et d'autre part en raison de l'absence d'indication sur le plan de masse de l'emplacement et des caractéristiques de la servitude de passage permettant d'accéder au terrain.
7. Selon l'article R. 431-4 du code de l'urbanisme : " La demande de permis de construire comprend : a) Les informations mentionnées aux articles R. 431-5 à R. 431-12 ; b) Les pièces complémentaires mentionnées aux articles R. 431-13 à R. 431-33-1 () / Pour l'application des articles R. 423-19 à R. 423-22, le dossier est réputé complet lorsqu'il comprend les informations mentionnées au a et au b ci-dessus. / Aucune autre information ou pièce ne peut être exigée par l'autorité compétente ". Selon l'article R. 423-19 du même code, le délai d'instruction court à compter de la réception en mairie du dossier complet. Aux termes de l'article R. 423-22 de ce code : " Pour l'application de la présente section, le dossier est réputé complet si l'autorité compétente n'a pas, dans le délai d'un mois à compter du dépôt du dossier en mairie, notifié au demandeur ou au déclarant la liste des pièces manquantes dans les conditions prévues par les articles R. 423-38 et R. 423-41 ". Enfin selon l'article R. 423-38 du même code : " Lorsque le dossier ne comprend pas les pièces exigées en application du présent livre, l'autorité compétente, dans le délai d'un mois à compter de la réception ou du dépôt du dossier à la mairie, adresse au demandeur ou à l'auteur de la déclaration une lettre recommandée avec demande d'avis de réception ou, dans le cas prévu par l'article R. 423-48, un échange électronique, indiquant, de façon exhaustive, les pièces manquantes ".
8. Il résulte de ces dispositions que lorsque le dossier de demande d'un permis de construire est incomplet l'administration ne peut rejeter cette demande sans avoir demandé au pétitionnaire de compléter son dossier. Par suite, la commune ne peut demander au juge de substituer à un motif erroné de rejet d'une demande de permis de construire un motif fondé sur l'insuffisance du dossier de demande dès lors que cette substitution aurait pour effet de priver le pétitionnaire de la garantie prévue par l'article R. 423-38 du code de l'urbanisme lui permettant de compléter son dossier. La demande de substitution de motifs fondée sur l'application des articles R.*431-8 et R.*431-9 du code de l'urbanisme ne peut dès lors être accueillie.
Sur la méconnaissance alléguée des dispositions des articles R. 111-2 du code de l'urbanisme et A3 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune :
9. Aux termes de l'article A3 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune relatif à l'accès et à la voirie : " 3.1 - Accès / Pour être constructible, un terrain doit avoir accès à une voie publique ou privée, soit directement, soit par l'intermédiaire d'un passage aménagé sur fonds voisins éventuellement obtenu en application de l'article 682 du Code Civil / () / 3.2 - Voirie / Les terrains doivent être desservis par des voies publiques ou privées, de caractéristiques suffisantes, et répondant à l'importance et à la destination de la construction ou de l'ensemble des constructions qui y sont édifiées. Elles doivent dans tous les cas permettre l'approche du matériel de lutte contre l'incendie. / Les voies en impasse doivent être aménagées dans leur partie terminale afin de permettre aux véhicules de faire aisément demi-tour et doivent présenter des caractéristiques correspondant à leur destination. Lorsque l'impasse est située en limite séparative, il doit être réservé la possibilité de prolonger ultérieurement la voie sans occasionner de destruction ".
10. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier que le terrain d'assiette du projet, enclavé, est accessible depuis le chemin du Plan Pinet en traversant la parcelle voisine et que M. B dispose d'un droit de passage " de fait ", ce dont a attesté le propriétaire de cette parcelle. La commune du Tignet n'explique pas en quoi l'absence de titre créant une servitude de passage serait de nature à faire regarder l'accès ou la desserte du projet comme de nature à nuire à la sécurité publique en application de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme. En deuxième lieu, les voies auxquelles s'appliquent les dispositions de l'article A3 du règlement du PLU de la commune sont les voies d'accès au terrain d'assiette et non les voies internes à celui-ci qui permettent d'accéder à la construction projetée elle-même. Il ne ressort pas des pièces du dossier que le terrain d'assiette du projet serait hors d'atteinte des moyens de secours, qui ne sont pas nécessairement conduits jusqu'au risque à défendre par des poids-lourds. La piste donnant accès au terrain d'assiette depuis le chemin de Plan Pinet, eu égard à la faible densité de trafic du secteur et à la faible ampleur de la construction projetée, permet l'approche du matériel de lutte contre l'incendie, conformément aux dispositions de l'article A3 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune. Par ailleurs, il ne ressort pas des pièces du dossier que la configuration des lieux ne permettrait pas aux véhicules de lutte contre l'incendie d'accéder à cette piste par le chemin de Plan Pinet. Enfin, alors qu'aucune personne supplémentaire n'est exposée au risque, il ne ressort pas davantage des pièces du dossier que le projet de hangar, qui remplace l'aménagement existant, aggraverait les risques en méconnaissance des dispositions du règlement du PPRIF comme le soulève également la commune. Dès lors, la demande de substitution de motifs fondée sur l'application des articles A3 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune, R. 111-2 du code de l'urbanisme et des dispositions du règlement du PPRIF ne peut être accueillie.
Sur la méconnaissance alléguée des dispositions de l'article A7 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune :
11. Aux termes de l'article A7 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune : " Les constructions doivent s'implanter à une distance minimale de 5m des limites séparatives ".
12. En l'espèce, si la commune fait valoir qu'elle doit apprécier le respect de cette règle de prospect à l'échelle de la seule parcelle cadastrée section B n° 910 au motif que le pétitionnaire n'a pas démontré dans le cadre de sa demande que les onze autres parcelles composant le terrain d'assiette formaient une seule et même unité foncière, les dispositions des articles R.*423-1 et R.*431-35 du code de l'urbanisme ont pour objet de dispenser l'administration de contrôler la qualité du pétitionnaire pour déposer sa demande. En tout état de cause, le pétitionnaire a justifié, dans le cadre de la présente instance, de la maîtrise foncière de l'ensemble des parcelles composant le terrain d'assiette. Dans ces conditions, il ressort du plan de masse que la construction projetée s'implante conformément à ces dispositions et la demande de substitution de motifs fondée sur l'application de l'article A7 du règlement du plan local d'urbanisme ne peut être accueillie.
13. Il résulte de tout ce qui précède que l'arrêté du 17 mai 2022 par lequel le maire du Tignet a refusé de délivrer à M. B un permis de construire un hangar agricole sur la parcelle cadastrée section B n°910 doit être annulé.
Sur les conséquences de l'annulation :
14. Lorsque le juge annule un refus d'autorisation ou une opposition à une déclaration après avoir censuré l'ensemble des motifs que l'autorité compétente a énoncés dans sa décision conformément aux prescriptions de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme ainsi que, le cas échéant, les motifs qu'elle a pu invoquer en cours d'instance, il doit, s'il est saisi de conclusions à fin d'injonction ou, le cas échéant, d'office, ordonner à l'autorité compétente de délivrer l'autorisation ou de prendre une décision de non-opposition. Il n'en va autrement que s'il résulte de l'instruction que les dispositions en vigueur à la date de la décision annulée, qui, eu égard aux dispositions de l'article L. 600-2 du code de l'urbanisme demeurent applicables à la demande, interdisent de l'accueillir pour un motif que l'administration n'a pas relevé, ou que, par suite d'un changement de circonstances, la situation de fait existant à la date du jugement y fait obstacle.
15. Le présent jugement censure le motif de refus par lequel le maire du Tignet a refusé de délivrer à M. B le permis de construire sollicité ainsi que les nouveaux motifs invoqués en cours d'instance. Il ne résulte pas de l'instruction, que les dispositions en vigueur à la date de l'arrêté attaqué interdiraient d'accueillir la construction sollicitée par le requérant ni que la situation de fait existant à la date du présent jugement y ferait obstacle. Dès lors, il y a lieu d'enjoindre d'office au maire du Tignet de délivrer à M. B le permis de construire sollicité en vue de la réalisation d'un hangar agricole sur la parcelle cadastrée section B n°910 dans le délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement.
Sur les frais liés au litige :
16. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de M. B, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que la commune du Tignet demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de la commune du Tignet une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par M. B et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : L'arrêté du 17 mai 2022 par lequel le maire du Tignet a refusé de délivrer à M. B un permis de construire un hangar agricole sur la parcelle cadastrée section B n°910 est annulé.
Article 2 : Il est enjoint d'office au maire du Tignet de délivrer à M. B le permis de construire sollicité en vue de la réalisation d'un hangar agricole sur la parcelle cadastrée section B n°910 dans le délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : La commune du Tignet versera à M. B une somme de 1 500 (mille cinq cents) euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Les conclusions de la commune du Tignet présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à la commune du Tignet.
Délibéré après l'audience du 2 octobre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Taormina, président,
Mme Soler, première conseillère,
M. Garcia, conseiller,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 octobre 2024.
La rapporteure,
Signé
N. SOLER
Le président,
Signé
G. TAORMINALe greffier,
Signé
D. CREMIEUX
La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
Ou par délégation la greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026