mercredi 5 février 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2203200 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | SOCIETE D AVOCATS PLENOT-SUARES-ORLANDINI |
Vu les procédures suivantes :
I. Par une requête, enregistrée le 30 juin 2022 sous le n° 2203200, la société à responsabilité limitée Loremag, représentée par Me Governatori, demande au tribunal :
1°) d'enjoindre à titre liminaire au maire de Mouans-Sartoux de communiquer l'avis émis par Enedis sur la demande de permis de construire en litige ;
2°) d'annuler l'arrêté du 28 mars 2022 par lequel le maire de Mouans-Sartoux a refusé de lui délivrer un permis de construire valant permis de démolir pour la réalisation d'un immeuble de 55 logements dont 16 logements sociaux et d'un commerce sur les parcelles cadastrées section BZ n° 197 à 199 ;
3°) d'enjoindre au maire de Mouans-Sartoux de réexaminer sa demande dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;
4°) de mettre à la charge de la commune de Mouans-Sartoux la somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'arrêté attaqué a été pris par une autorité incompétente ;
- le motif de refus tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article UB 6 du règlement du plan local d'urbanisme est entaché d'illégalité ;
- il en va de même pour celui tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article UB 11 du règlement du plan local d'urbanisme ;
- l'avis d'Enedis fondant l'application des dispositions de l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme ne lui a pas été communiqué.
Par un mémoire en défense, enregistré le 14 juin 2024, la commune de Mouans-Sartoux, représentée par Me Orlandini, conclut à titre principal à ce qu'il n'y ait pas lieu de statuer sur la requête, à titre subsidiaire à son rejet et en tout état de cause à ce qu'une somme de 1 800 euros soit mise à la charge de la société requérante au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- un arrêté du 24 juin 2022 portant sursis à statuer sur la demande s'est substitué à l'arrêté attaqué ;
- les moyens soulevés par la société requérante ne sont pas fondés.
La clôture immédiate de l'instruction a été prononcée par ordonnance du 2 août 2024.
Par une lettre du 10 janvier 2025, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de l'irrecevabilité de la requête enregistrée sous le n° 2203200 le 30 juin 2022 dès lors que l'arrêté contesté du 28 mars 2022 a été retiré avant l'introduction du recours contentieux par un arrêté du 24 juin 2022 reçu le 29 juin suivant par la société Loremag.
II. Par une requête, enregistrée le 4 juillet 2022 sous le n° 2203268, la société à responsabilité limitée Loremag, représentée par Me Governatori, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 24 juin 2022 par lequel le maire de Mouans-Sartoux a retiré l'arrêté du 28 mars 2022 par lequel il avait refusé de lui délivrer un permis de construire valant permis de démolir pour la réalisation d'un immeuble de 55 logements dont 16 logements sociaux et d'un commerce sur les parcelles cadastrées section BZ n° 197 à 199 et a sursis à statuer sur cette demande ;
2°) d'enjoindre au maire de Mouans-Sartoux de réexaminer sa demande dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Mouans-Sartoux la somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'arrêté attaqué a été pris par une autorité incompétente ;
- il est entaché d'un défaut de motivation ;
- il a pour effet de compromettre le projet qu'elle porte ;
- le retrait de l'arrêté du 28 mars 2022 est un aveu de ce que ce refus était d'entaché d'illégalité.
Par un mémoire en défense, enregistré le 14 juin 2024, la commune de Mouans-Sartoux, représentée par Me Orlandini, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 1 800 euros soit mise à la charge de la société requérante au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que les moyens soulevés par la société requérante ne sont pas fondés.
La clôture immédiate de l'instruction a été prononcée par ordonnance du 2 août 2024.
Vu les autres pièces des dossiers ;
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Soler,
- les conclusions de M. Beyls, rapporteur public,
- et les observations de Me Governatori, représentant la société Loremag, et de Me Gadd, substituant Me Orlandini, représentant la commune de Mouans-Sartoux.
Considérant ce qui suit :
1. La société Loremag a déposé, le 29 octobre 2021, une demande de permis de construire valant permis de démolir pour la démolition des constructions existantes et la réalisation d'un immeuble de 55 logements, dont 16 logements sociaux, et d'un commerce sur un terrain situé 9 avenue Marcel Journet à Mouans-Sartoux, correspondant aux parcelles cadastrées section BZ n° 197 à 199. Sa demande a été complétée le 24 février 2022. Par un arrêté du 28 mars 2022, le maire de Mouans-Sartoux a refusé de lui délivrer le permis de construire sollicité. Par un arrêté du 24 juin 2022, le maire a retiré cet arrêté et a sursis à statuer sur la demande de la société Loremag. Cette dernière demande au tribunal d'annuler les arrêtés des 28 mars et 24 juin 2022.
Sur la jonction :
2. Les requêtes susvisées enregistrées sous les n°ss2203200 et 2203268 concernent le même projet et ont fait l'objet d'une instruction commune. Par suite, il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
Sur les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 28 mars 2022 :
3. Il ressort des pièces du dossier que par un arrêté du 24 juin 2022, reçu le 29 juin suivant par la société Loremag soit antérieurement à l'introduction de sa requête enregistrée sous le n° 2203200 le 30 juin 2022, le maire de Mouans-Sartoux a retiré l'arrêté contesté du 28 mars 2022 et a sursis à statuer sur la demande de permis de construire déposée par la société pétitionnaire. Il en résulte que, l'arrêté du 28 mars 2022 ayant été retiré avant l'introduction du recours, la requête n° 223200 dirigée contre celui-ci est irrecevable et doit être rejetée comme telle.
Sur les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 24 juin 2022 :
4. En premier lieu, l'arrêté contesté du 24 juin 2022 a été signé pour le maire de Mouans-Sartoux par Mme B A, élue déléguée à l'urbanisme. La commune de Mouans-Sartoux a versé aux débats l'arrêté du 28 mai 2020 par lequel le maire a donné délégation de signature à Mme B A à l'effet de signer notamment les actes relatifs aux autorisations d'urbanisme. Il ressort des pièces du dossier, et notamment du tampon apposé sur cet arrêté, que celui-ci a été réceptionné par les services de la préfecture le 29 mai 2020 et, partant, qu'il a été transmis au contrôle de légalité, et qu'il a également été affiché le même jour. En outre, il ressort des mentions même de cet arrêté que le maire certifie sous sa responsabilité le caractère exécutoire de celui-ci. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'acte doit être écarté comme manquant en fait.
5. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 424-1 du code de l'urbanisme : " L'autorité compétente se prononce par arrêté sur la demande de permis ou, en cas d'opposition ou de prescriptions, sur la déclaration préalable. / () / Il peut également être sursis à statuer : / () / 3° Lorsque des travaux, constructions ou installations sont susceptibles de compromettre ou de rendre plus onéreuse la réalisation d'une opération d'aménagement, dès lors que le projet d'aménagement a été pris en considération par la commune ou l'établissement public de coopération intercommunale compétent et que les terrains affectés par ce projet ont été délimités, sauf pour les zones d'aménagement concerté pour lesquelles l'article L. 311-2 du présent code prévoit qu'il peut être sursis à statuer à compter de la publication de l'acte créant la zone d'aménagement concerté. / Le sursis à statuer ne peut être prononcé que si la décision de prise en considération prévue aux 2° et 3° du présent article et à l'article L. 102-13 a été publiée avant le dépôt de la demande d'autorisation. La décision de prise en considération cesse de produire effet si, dans un délai de dix ans à compter de son entrée en vigueur, l'exécution des travaux publics ou la réalisation de l'opération d'aménagement n'a pas été engagée. / Le sursis à statuer doit être motivé et ne peut excéder deux ans. () ". Aux termes de l'article R.*424-5 du même code : " () / Si la décision comporte rejet de la demande, si elle est assortie de prescriptions ou s'il s'agit d'un sursis à statuer, elle doit être motivée. / () ".
6. En l'espèce, l'arrêté attaqué, produit dans son intégralité par la commune en défense, vise les dispositions légales sur lesquelles il se fonde, notamment l'article L. 424-1 du code de l'urbanisme et la délibération du conseil municipal n° 65_75 en date du 15 juin 2021 portant création d'un périmètre d'études dans le centre-ville, le délimitant, définissant les terrains qu'il comprend, et prenant en considération un projet d'aménagement sur ledit périmètre, et comporte les éléments de fait relatifs à l'opération d'aménagement du centre-ville et au projet porté par la société pétitionnaire et notamment que les objectifs assignés au projet d'aménagement faisant l'objet du périmètre d'études du centre-ville portent sur la définition d'une programmation urbaine intégrant une offre mixte de logements, de services, d'équipements et de commerces, que ce projet doit également déterminer les formes urbaines et gabarits destinés à accueillir cette programmation en tenant compte des tissus constitués, que le projet de construction porté par la société Loremag représente à lui seul près de 63 % de la production moyenne annuelle de logements de la commune de Mouans-Sartoux et qu'un des objectifs assignés au projet d'aménagement mis à l'étude est de définir l'offre de logements admissible à l'échelle du centre-ville et de planifier son rythme de réalisation pour tenir-compte de la capacité d'accueil des équipements publics, que par ailleurs cette définition de la programmation de l'offre de logements intègre la question du logement social afin de déterminer la part et les types de logements sociaux devant être réalisés au centre-ville de Mouans-Sartoux pour garantir sa mixité sociale, que les études menées en lien avec la définition du projet d'aménagement du centre-ville abordent la question de la programmation commerciale et plus particulièrement celle de la localisation préférentielle des commerces et qu'en l'espèce il n'est pas déterminé si l'accueil d'une enseigne à ce niveau de l'avenue Marcel Journet s'avère pertinent, que le projet d'aménagement doit déterminer les gabarits admissibles à l'échelle du centre-ville et les modalités d'implantation des constructions nouvelles par rapport aux existantes et qu'en l'état il n'est pas possible d'apprécier l'adéquation du projet avec des gabarits et des modalités d'implantation restant à définir, que l'unité foncière du projet comporte actuellement environ 900 m² arborés et en pleine terre, constituant une respiration dans un environnement dense en constructions, que le projet d'aménagement mis à l'étude traite de la question de l'artificialisation des sols, de la gestion des eaux pluviales ou encore de la présence de la nature et de la végétation en ville, et que la réalisation du projet faisant l'objet du permis de construire pourrait obérer la mise en œuvre d'objectifs de réduction de l'artificialisation des terres ou de prescriptions accrues quant à la présence de végétation dans les projets de construction et enfin que le projet de construction objet du présent permis de construire, de par son implantation, pourrait empêcher d'opérer une requalification du carrefour entre les avenues Marcel Journet et Evelyne Bertrand, qui est partie intégrante du projet d'aménagement du secteur, en ne permettant pas de redresser l'angle obtus qui le caractérise et obère la visibilité des automobilistes et la fluidité des circulations. Dans ces conditions, contrairement à ce que soutient la société requérante, l'arrêté attaqué expose avec précision les raisons pour lesquelles le projet en litige est susceptible de compromettre ou de rendre plus onéreuse l'opération d'aménagement du centre-ville. Par suite, le moyen tiré de ce que cet arrêté serait insuffisamment motivé doit être écarté.
7. En troisième lieu, si la société requérante soutient que la décision portant sursis à statuer pour une durée de deux ans a pour effet de compromettre le projet qu'elle porte sur le terrain d'assiette en litige, cette circonstance est sans influence sur la légalité de l'arrêté du 24 juin 2022 par lequel le maire de Mouans-Sartoux a prononcé ce sursis à statuer.
8. En dernier lieu, aux termes de l'article L. 243-3 du code des relations entre le public et l'administration : " L'administration ne peut retirer un acte réglementaire ou un acte non réglementaire non créateur de droits que s'il est illégal et si le retrait intervient dans le délai de quatre mois suivant son édiction ".
9. Si la société pétitionnaire soutient que le retrait de l'arrêté du 28 mars 2022 par l'arrêté du 24 juin 2022 serait un aveu de ce que ce refus était d'entaché d'illégalité, ce moyen est inopérant à l'encontre de l'arrêté du 24 juin 2022 et ne peut qu'être écarté.
10. Il résulte de tout ce qui précède que la société Loremag n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté du 24 juin 2022 par lequel le maire de Mouans-Sartoux a retiré l'arrêté du 28 mars 2022 par lequel il avait refusé de lui délivrer un permis de construire et a sursis à statuer sur sa demande. Par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
11. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Mouans-Sartoux, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que la société Loremag demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de la société Loremag une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par la commune de Mouans-Sartoux et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : Les requêtes n°s 2203200 et 2203268 présentées par la société Loremag sont rejetées.
Article 2 : La société Loremag versera à la commune de Mouans-Sartoux une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la société à responsabilité limitée Loremag et à la commune de Mouans-Sartoux.
Délibéré après l'audience du 15 janvier 2025, à laquelle siégeaient :
M. Myara, président,
Mme Soler, première conseillère,
M. Bulit, conseiller,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 février 2025.
La rapporteure,
Signé
N. SOLER
Le président,
Signé
A. MYARALa greffière,
Signé
N. KATARYNEZUK
La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
Ou par délégation la greffière,
N°s 2203200, 2203268
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026