LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2203600

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2203600

vendredi 11 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2203600
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationMagistrat M.Myara

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. B, qui contestait les retraits de points sur son permis de conduire suite à trois infractions routières commises en 2020. Le juge a écarté le moyen tiré du défaut d'information prévu à l'article L. 223-3 du code de la route, considérant que le paiement des amendes forfaitaires pour les infractions des 6 juillet et 27 décembre 2020 établissait la réception de l'avis de contravention. Pour l'infraction du 6 novembre 2020, le paiement de l'amende forfaitaire majorée a été démontré par un bordereau de trésorerie, ce qui suffit à prouver l'information préalable, même en l'absence de signature du procès-verbal. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation des décisions de retrait de points.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés le 21 juillet 2022 et le 12 septembre 2022, M. A B, représenté par Me Cohen, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 8 mars 2022 par laquelle le ministre de l'intérieur lui a notifié l'ensemble des retraits de points affectant son permis de conduire, les décisions de retraits de points, ensemble la décision implicite portant rejet de son recours gracieux du 18 mai 2022 ;

2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur de lui restituer les points irrégulièrement retirés dans le délai d'un mois ;

3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- les infractions relevées les 6 juillet 2020, 6 novembre 2020, 27 décembre 2020 constatées par procès-verbaux électroniques n'ont pas fait l'objet des informations prévues à l'article R. 223-3 du code de la route ; il n'a pas signé le procès-verbal constatant l'infraction du 6 novembre 2020 ;

- la réalité de ces infractions constatées n'est pas établie en l'absence de paiement des amendes, plusieurs réclamations ayant été présentées devant l'officier du ministère public.

Par un mémoire enregistré le 29 août 2022, le ministre de l'intérieur conclut au rejet de la requête.

Il soutient à titre principal que la requête est tardive et à titre subsidiaire que les moyens invoqués par le requérant ne sont pas fondés.

Par une ordonnance du 17 janvier 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au 31 janvier 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de procédure pénale ;

- le code de la route ;

- le code de justice administrative.

En application des dispositions de l'article R. 222-13 du code de justice administrative, la présidente du Tribunal administratif a désigné M. Myara, vice-président, pour statuer sur les litiges relevant de cet article.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Le rapport de M. Myara, a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. B a commis les 6 juillet 2020, 6 novembre 2020 et 27 décembre 2020 et des infractions au code de la route ayant entraîné le retrait de huit points affectés à son permis de conduire. Par une décision en date du 12 juillet 2022, le ministre de l'intérieur a notifié à M. B le dernier retrait de points et a constaté, en lui rappelant les précédentes décisions portant retrait de points, qu'il avait perdu le droit de conduire. Par une décision du 8 mars 2022 ' M. B demande l'annulation de l'ensemble de ces décisions et du rejet implicite de son recours gracieux.

En ce qui concerne le moyen tiré du défaut d'information :

S'agissant des infractions commises les 6 juillet 2020 et 27 décembre 2020 :

2. Les dispositions portant application des articles R. 49-1 et R. 49-10 du code de procédure pénale en vigueur à la date des infractions litigieuses, notamment celles des articles A. 37-15 à A. 37-18 de ce code issues de l'arrêté du 13 mai 2011 relatif aux formulaires utilisés pour la constatation et le paiement des contraventions soumises à la procédure de l'amende forfaitaire, prévoient que lorsqu'une contravention soumise à cette procédure est constatée par un procès-verbal dressé avec un appareil électronique sécurisé, sans que l'amende soit payée immédiatement entre les mains de l'agent verbalisateur, il est adressé au contrevenant un avis de contravention, qui comporte une information suffisante au regard des exigences des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, une notice de paiement qui comprend une carte de paiement et un formulaire de requête en exonération. Dès lors, le titulaire d'un permis de conduire à l'encontre duquel une infraction au code de la route est relevée au moyen d'un appareil électronique sécurisé et dont il est établi, notamment par la mention qui en est faite au système national des permis de conduire, qu'il a payé, à une date postérieure à celle de l'infraction, l'amende forfaitaire correspondant à celle-ci, a nécessairement reçu l'avis de contravention. Eu égard aux mentions dont cet avis est réputé être revêtu, l'administration doit être regardée comme s'étant acquittée envers le titulaire du permis de son obligation de lui délivrer les informations requises préalablement au paiement de l'amende, à moins que l'intéressé, à qui il appartient à cette fin de produire l'avis qu'il a nécessairement reçu, ne démontre s'être vu remettre un avis inexact ou incomplet.

3. Il ressort de son relevé d'information intégral que, pour les infractions précitées, constatées par un procès-verbal dressé avec un appareil électronique sécurisé, le requérant s'est acquitté du paiement de l'amende forfaitaire prévue à l'article 529 du code de procédure pénale. Par suite, le moyen tiré de l'absence préalable de l'information prévue à l'article L 223-3 du code de la route doit être écarté.

S'agissant de l'infraction commise le 6 novembre 2020

4. Il résulte du relevé d'information intégral relatif à la situation de M. B, que l'infraction du 6 novembre 2020 a donné lieu à l'émission d'un titre exécutoire correspondant à l'amende forfaitaire majorée. Le ministre a versé au dossier un bordereau de situation du compte " amendes et condamnations pécuniaires " en date du 10 août 2022 émanant de la trésorerie des Alpes-Maritimes, qui précise, pour cette infraction, le numéro de l'avis de contravention correspondant, le montant de l'amende forfaitaire due et la date de son encaissement recouvrement par télépaiement. Il découle de cette seule constatation, alors même qu'il n'a pas signé le procès-verbal dont la copie est produite par le ministre, que M. B a nécessairement reçu l'avis de contravention pour cette infraction et ne démontre pas qu'il aurait reçu un avis d'amende forfaitaire majorée inexact ou incomplet. Si M. B soutient que cette amende a été payée par recouvrement forcé, il ne produit aucun élément de justification à l'appui de ses allégations. Dans ces conditions, il résulte de ce qui a été exposé au point précédent que le requérant doit être regardé comme ayant nécessairement reçu l'information exigée par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.

En ce qui concerne le moyen tiré du défaut de réalité des infractions :

5. En vertu de l'article L. 223-1 du code de la route, le nombre de points dont est affecté le permis de conduire est réduit de plein droit si le titulaire du permis a commis une infraction pour laquelle cette réduction est prévue. Il résulte du même article que la réalité d'une infraction entraînant retrait de points est établie par le paiement d'une amende forfaitaire ou l'émission du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée, l'exécution d'une composition pénale ou par une condamnation définitive.

6. Il ressort des mentions du relevé d'information intégral versé au dossier, que toutes les infractions en litige ont fait l'objet soit du paiement d'une amende forfaitaire ou de l'émission du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée.

7. Dans ces conditions, la réalité des infractions commises aux date précitées doit être regardée comme établie dans les conditions prévues à l'article L. 223-1 précité du code de la route, et le moyen tiré du défaut d'établissement de la réalité de ces infractions ne peut qu'être écarté.

8 Il résulte de tout ce qui précède, et sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir opposée en défense par le ministre, que la requête de M. B doit être rejetée en toutes ses conclusions.

D E C I D E :

--------------

Article 1 : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au ministre de l'intérieur.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 octobre 2024

Le magistrat désigné,

signé

A. MYARALa greffière,

signé

S. GENOVESE

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier en chef,

Ou par délégation le greffier.

N°2203600

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions