LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2204595

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2204595

mercredi 31 mai 2023

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2204595
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation4ème Chambre
Avocat requérantFRECHE & ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 26 septembre 2022 et 8 février 2023, Mme D E et M. F B, représentés par Me Persico, doivent être regardés comme demandant au tribunal, dans le dernier état de leurs écritures :

1°) d'annuler l'arrêté du 15 avril 2022 par lequel le maire de Vallauris Golfe-Juan a délivré à la société civile de construction vente (SCCV) Impasse des Champs un permis de construire un ensemble immobilier de trente-neuf logements, dont douze logements sociaux et valant division parcellaire, ensemble la décision née du silence gardé par le maire sur leur recours gracieux daté du 20 mai 2022 ;

2°) de mettre solidairement à la charge de la commune de Vallauris Golfe-Juan et de la société Impasse des Champs la somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- ils ont un intérêt à agir ;

- l'arrêté attaqué a été signé par une autorité incompétente faute pour le maire de Vallauris Golfe-Juan de justifier d'une délégation de pouvoir régulière au profit de sa signataire ;

- les conditions de desserte du projet sont insuffisantes en méconnaissance des dispositions de l'article 3 du règlement de la sous-zone UB du plan local d'urbanisme de la commune ;

- l'arrêté attaqué méconnait les dispositions de l'article 10 du règlement de la sous-zone UB du plan local d'urbanisme de la commune ;

- l'arrêté attaqué méconnait les dispositions de l'article 12 du règlement de la sous-zone UB du plan local d'urbanisme de la commune ;

- l'arrêté attaqué méconnait les dispositions de l'article 13 du règlement de la sous-zone UB du plan local d'urbanisme de la commune ;

Par deux mémoires en défense, enregistrés les 18 janvier et 20 février 2023, la société Impasse des Champs, représentée par Me Durand, conclut, à titre principal, à son rejet au fond, à titre subsidiaire, au prononcé d'une annulation partielle ou d'un sursis à statuer sur le fondement des dispositions des articles L. 600-5 et L. 600-5-1 du code de l'urbanisme et, en tout état de cause, à ce que la somme de 3 000 euros soit solidairement mise à la charge des requérants en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- les moyens présentés dans la requête ne sont pas fondés ;

- en tout état de cause, chacun des moyens invoqués pourrait faire l'objet d'une mesure de régularisation au sens des articles L. 600-5 et L. 600-5-1 du code de l'urbanisme.

Par un mémoire en défense, enregistré le 26 janvier 2023, la commune de Vallauris Golfe-Juan conclut, à titre principal, à l'irrecevabilité de la requête, à titre subsidiaire, à son rejet au fond et, en tout état de cause, à ce que la somme de 2 000 euros soit mise à la charge des requérants en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- les requérants ne démontrent pas leur intérêt à agir ;

- les moyens présentés dans la requête ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code général des collectivités territoriales ;

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative ;

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 10 mai 2023 :

- le rapport de M. Holzer,

- les conclusions de M. Beyls, rapporteur public,

- les observations de Me Persico, représentant les requérants,

- les observations de Me Marrot, représentant la société pétitionnaire,

- et les observations de M. C, représentant la commune de Vallauris Golfe-Juan.

Considérant ce qui suit :

1. Par leur requête, Mme E et M. B demandent au tribunal d'annuler l'arrêté du 15 avril 2022 par lequel le maire de Vallauris Golfe-Juan a délivré à la société Impasse des Champs un permis de construire un ensemble immobilier de trente-neuf logements dont douze logements sociaux et valant division parcellaire, sur les parcelles cadastrées section BV n°s 74, 211, 212, 213, 215 et 216, situées impasse des champs à Vallauris Golfe-Juan, ensemble la décision portant rejet de leur recours gracieux du 20 mai 2022 née du silence gardé par le maire sur ce recours.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne la compétence de la signataire de l'arrêté attaqué :

2. Aux termes de l'article L. 422-1 du code de l'urbanisme : " L'autorité compétente pour délivrer le permis de construire () est : / Le maire, au nom de la commune, dans les communes qui se sont dotées d'un plan local d'urbanisme () ; ". Selon l'article L. 2122-18 du code général des collectivités territoriales : " Le maire est seul chargé de l'administration, mais il peut, sous sa surveillance et sa responsabilité, déléguer par arrêté une partie de ses fonctions à un ou plusieurs de ses adjoints et à des membres du conseil municipal. / () ". Aux termes de l'article L. 2131-1 du même code, dans sa version applicable au litige : " Les actes pris par les autorités communales sont exécutoires de plein droit dès qu'il a été procédé à leur publication ou affichage () ainsi qu'à leur transmission au représentant de l'Etat dans le département ou à son délégué dans l'arrondissement () ". L'article L. 2131-2 de ce code, dans sa version applicable au litige, précise que : " Sont soumis aux dispositions de l'article L. 2131-1 les actes suivants : / () 3° Les actes à caractère réglementaire pris par les autorités communales dans tous les autres domaines qui relèvent de leur compétence en application de la loi ; / () ".

3. Il ressort des pièces du dossier que l'arrêté attaqué a été signé par Mme G A, adjointe au maire et déléguée à l'urbanisme. La commune de Vallauris Golfe-Juan verse aux débats l'arrêté du 31 juillet 2020 par lequel le maire a donné délégation à cette dernière à l'effet de signer notamment tous les arrêtés, actes et documents intervenant dans le cadre des demandes d'autorisation d'urbanisme. Cette délégation, suffisamment précise, a été transmise à la sous-préfecture de Grasse et réceptionnée par les services préfectoraux le 6 août 2020, a fait l'objet d'un affichage en mairie et d'une notification à l'intéressée le même jour. En outre, cet arrêté a été publié au recueil des actes administratifs de la commune n°104, ainsi que cela ressort de l'attestation du maire de la commune, établie le 11 juillet 2020. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de l'arrêté attaqué doit être écarté.

En ce qui concerne les conditions de desserte du projet :

4. Aux termes de l'article UB3 du règlement de la sous zone UB du plan local d'urbanisme de la commune : " () / Les caractéristiques des accès et des voies privées doivent être adaptées à l'opération et satisfaire à la fois aux exigences : / - de sécurité, / - de défense contre l'incendie, / - de ramassage des ordures ménagères. / Pour être constructible, tout terrain doit avoir accès à une voie, publique ou privée. / () Dans le cas de la réalisation d'une opération d'urbanisme groupée (lotissement, permis de construire valant division foncière, habitat en bande au-delà de deux logements, ZAC, ) et d'immeubles d'habitat collectif : les voies internes nouvellement créées (à double issue de préférence) ont des rayons de courbure supérieurs à 9 mètres, une pente en long inférieure à 15%, et une bande de roulement d'une largeur minimum de 5 mètres ou toute autre solution agréée par le SDIS / () ".

5. Pour l'application de règles relatives à la desserte des terrains, la conformité d'un immeuble aux prescriptions d'un plan local d'urbanisme s'apprécie non par rapport à l'état initial de la voie mais en tenant compte des prévisions inscrites dans le plan local d'urbanisme à l'égard de celle-ci et des circonstances de droit et de fait déterminantes pour leur réalisation.

6. En l'espèce, les requérants soutiennent que la configuration de la voie de desserte du terrain d'assiette du projet présente un risque pour la sécurité publique compte tenu du fait que cette voie, desservant déjà d'autres habitations, est particulièrement étroite et ne prévoit pas d'aménagements destinés à assurer la sécurité de la circulation des véhicules qui l'empruntent telles qu'une voie de retournement et ou qu'une zone d'attente au niveau de l'accès au parking.

7. En premier lieu, d'une part, il ressort des pièces du dossier que le projet litigieux est desservi par l'impasse des champs laquelle constitue une voie rectiligne ne présentant pas de dangerosité notable et où se trouvent déjà des habitations individuelles et collectives. Il ressort de ces mêmes pièces que le projet litigieux entend prévoir plusieurs aménagements destinés à favoriser la circulation sur cette voie tant des piétons que des véhicules. A cet effet, il est constant que le projet prévoit la mise en place de trottoirs le long de l'unité foncière concernée par le projet ainsi que d'une aire de retournement au niveau de l'accès piéton du bâtiment, ce que n'a d'ailleurs pas manqué de relever le service départemental d'incendie et de secours (SDIS) des Alpes-Maritimes dans son avis favorable du 21 février 2022.

8. D'autre part, le terrain d'assiette du projet est concerné par l'emplacement réservé n°41 destiné à l'élargissement à six mètres de l'impasse des champs. Dans ces conditions et alors qu'il appartenait au service instructeur d'apprécier la conformité du projet, non pas par rapport à l'état initial de la voie, mais en tenant compte des prévisions inscrites dans le plan local d'urbanisme parmi lesquelles figure l'emplacement réservé n°41 destiné à l'élargissement à six mètres de l'impasse des champs, il ressort des pièces du dossier que cet emplacement réservé sera de nature à améliorer les conditions de circulation sur ladite voie alors, qu'en tout état de cause, celle-ci répond déjà, en l'état, à l'importance et à la destination de la construction projetée.

9. En deuxième lieu, contrairement à ce que soutiennent les requérants, il ressort des pièces du dossier qu'une zone de dégagement d'une longueur de 2,50 mètres est prévue, devant le portail d'entrée du parking pour permettre, le cas échéant, aux véhicules entrants d'attendre l'ascenseur afin d'accéder au parking.

10. En troisième lieu, si les requérants se prévalent des dispositions de l'article UB3 du règlement de la sous-zone UB du plan local d'urbanisme préconisant la création de voies à double issue dans le cadre de projet portant sur la réalisation d'immeubles d'habitat collectif, ces dispositions ne concernent toutefois que la création de voies internes et non les voies d'accès extérieures au terrain d'assiette. En outre, contrairement à ce que soutiennent les requérants, il ressort des pièces du dossier qu'une zone de dégagement d'une longueur de 2,50 mètres est prévue, devant le portail d'entrée du parking, destinée à permettre, le cas échéant, l'attente des véhicules sortants et entrants du parking.

11. Dans ces conditions, il résulte de ce qui précède et dès lors qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que la voie d'accès au projet serait inadaptée au regard de la configuration des lieux et du flux de véhicules, que le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées de l'article UB 3 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune doit être écarté.

En ce qui concerne les règles de hauteur :

12. D'une part, aux termes de l'article UB10 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune, relatif aux règles de hauteur des constructions : " La hauteur des constructions est mesurée en tout point des façades, du sol naturel ou excavé jusqu'au niveau de l'égout du toit, ouvrages techniques, cheminées et autres superstructures exclus () / Dans le secteur Ube : / La hauteur des constructions ne devra pas excéder 12 mètres soit 4 niveaux / () ".

13. D'autre part, la circonstance que le dossier de demande de permis de construire ne comporterait pas l'ensemble des documents exigés par les dispositions du code de l'urbanisme, ou que les documents produits seraient insuffisants, imprécis ou comporteraient des inexactitudes, n'est susceptible d'entacher d'illégalité le permis de construire qui a été accordé que dans le cas où les omissions, inexactitudes ou insuffisances entachant le dossier ont été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable. En outre, un permis de construire n'a pas d'autre objet que d'autoriser des constructions conformes aux plans et indications fournis par le pétitionnaire. Ainsi, la circonstance que ces plans et indications pourraient ne pas être respectés n'est pas par elle-même, sauf le cas d'éléments établissant l'existence d'une fraude à la date de la délivrance du permis, de nature à affecter la légalité de celui-ci.

14. En l'espèce, les requérants soutiennent que les plans de coupe AA et BB joints à la demande de permis de construire ne matérialisent pas le terrain naturel de telle sorte que le service instructeur n'a pas été en mesure d'appréhender la hauteur réelle de la construction, ce qui a nécessairement faussé l'appréciation qu'il a portée sur la conformité du projet à la réglementation applicable. S'il ressort des pièces du dossier que ces plans de coupe ne matérialisent par le terrain naturel, ils délimitent, toutefois, par un tracé noir, la hauteur à l'égout de la construction projetée. En prenant ainsi en compte ces indications portées dans le dossier de demande de permis de construire s'agissant de la hauteur du bâtiment et eu égard au caractère déclaratif de la demande de permis de construire, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que le service instructeur n'a pas été en mesure d'appréhender la hauteur réelle de la construction. En tout état de cause, dans le cadre de cette instance, la commune de Vallauris Golfe-Juan a versé aux débats les plans de coupe AA et BB complétés par la société pétitionnaire et matérialisant le terrain naturel lesquels démontrent que la hauteur de la construction, mesurée en tout point des façades du sol naturel jusqu'au niveau de l'égout du toit, est bien inférieure à la limite de 12 mètres imposées par les dispositions précitées de l'article UB10 du règlement du plan local d'urbanisme. Par suite, ce moyen doit être écarté.

En ce qui concerne les règles de stationnement :

15. Aux termes de l'article UB12 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune, relatif aux règles de stationnement : " () / A l'exception du secteur UBg, les règles de stationnement sont les suivantes : / () Pour la création de plus de 2 logements, au minimum 2 places de stationnement par logement, 1 place de stationnement pour deux-roues pour 2 logements / () ".

16. En premier lieu, aucun principe ni aucune disposition textuelle pas même celles citées au point précédent du règlement du plan local d'urbanisme commune n'imposait à la société pétitionnaire de justifier des modalités pratiques d'accès aux places de stationnement et de fonctionnement de l'ascenseur pour véhicules.

17. En deuxième lieu, il ressort des pièces du dossier et plus particulièrement de la notice de présentation que le projet qui prévoit la création de quatre-vingt-une places de stationnement de véhicules respectent les prescriptions imposées par les dispositions précitées de l'article UB12 du règlement du plan local d'urbanisme. Si, comme le soutiennent les requérants, plusieurs de ces places de stationnement sont en enfilade, les dispositions précitées du plan local d'urbanisme n'interdisent toutefois pas une telle configuration. Par ailleurs, il ne ressort pas des plans d'aménagement intérieur des sous-sols de la construction projetée, cotés PC05 C, D et E, produits par la société pétitionnaire alors même qu'aucune disposition législative ou réglementaire n'impose au pétitionnaire de produire de tels plans, que les places en enfilade ne sont pas dédiées à un même logement, de façon à être accessible en toute circonstance.

18. Dans ces conditions, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que le projet méconnaît les dispositions précitées de l'article UB12 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune. Par suite, ce moyen doit être écarté.

En ce qui concerne les règles relatives aux espaces libres et plantations :

19. Aux termes de l'article UB13 du règlement du plan local d'urbanisme, relatif au traitement des espaces livres et des plantations : " () / Les surfaces libres de toute occupation du sol, ainsi que les dalles de couverture des aires de stationnement réalisées en sous-sol ne supportant pas de bâtiment en superstructure, devront être traitées en espaces verts. / Les espaces libres sont définis et calculés selon l'article 10 des dispositions générales du

présent règlement. / () ".

20. Si les requérants soutiennent qu'il n'est pas possible de vérifier les superficies déclarées dans la notice architecturale en l'absence de plan de masse végétaux, il résulte de ce qui a été dit au point 13 qu'un permis de construire n'a pas d'autre objet que d'autoriser des constructions conformes aux plans et indications fournis par le pétitionnaire. Ainsi, la circonstance que ces plans et indications pourraient ne pas être respectés n'est pas, par elle-même, sauf le cas d'éléments établissant l'existence d'une fraude à la date de la délivrance du permis, de nature à affecter la légalité de celui-ci. En tout état de cause, contrairement à ce qu'indiquent les requérants, il ressort des pièces du dossier qu'un plan de masse végétaux, coté PC02C, a bien été joint à la demande de permis de construire dès lors que cette pièce a été tamponnée par les services instructeurs le 20 décembre 2021, et qu'y figure la mention " vu pour être annexé à notre arrêté en date du 15 avril 2022 ". Ce document fait état, d'une part, d'un tableau de calcul des espaces verts du projet et, d'autre part, de la représentation graphique des arbres existants conservés, ceux qui seront déplacés ainsi que les arbres nouvellement plantés. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article UB13 du règlement du plan local d'urbanisme ne peut qu'être écarté.

21. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions présentées par les requérants tendant à l'annulation de l'arrêté du 15 avril 2022 doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, celles tendant à l'annulation de la décision résultant du silence gardé par le maire de Vallauris Golfe-Juan sur leur recours gracieux daté du 20 mai 2022, sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir opposée par la commune de Vallauris Golfe-Juan.

Sur les frais liés au litige :

22. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Vallauris Golfe-Juan et de la société Impasse des Champs, qui ne sont pas les parties perdantes dans cette instance, la somme que les requérants demandent au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Par ailleurs, il n'y a pas non plus lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge des requérants la somme demandée par la commune de Vallauris Golfe-Juan au titre de ces mêmes frais dès lors qu'elle n'est pas représentée par un avocat et ne justifie pas de frais particuliers de procédure.

23. Il y a lieu, en revanche, de faire application de ces dispositions et de mettre, solidairement, à la charge des requérants une somme de 1 500 euros à verser à la société Impasse des Champs au titre des frais exposés par cette dernière et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme E et M. B est rejetée.

Article 2 : Mme E et M. B verseront solidairement une somme de 1 500 (mille cinq cents) euros à la société Impasse des Champs en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Les conclusions présentées par la commune de Vallauris Golfe-Juan en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme D E, à M. F B, à la commune de Vallauris Golfe-Juan et à la société civile de construction vente Impasse des Champs.

Délibéré après l'audience du 10 mai 2023, à laquelle siégeaient :

M. Bonhomme, président,

Mme Soler, conseillère,

M. Holzer, conseiller,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 31 mai 2023.

Le rapporteur,

Signé

M. HOLZER

Le président,

Signé

T. BONHOMME

La greffière,

Signé

O. MOULOUD

La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour le greffier en chef,

Ou par délégation la greffière,

N°2204595

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions