Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2204840
lundi 10 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2204840 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 7 octobre 2022, M. B A, doit être regardé comme demandant au juge des référés d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, la délivrance d'un titre de résident.
Il soutient qu'il est porté atteinte à " son droit à la vie, à la sureté, à l'intégrité et à la liberté " dès lors qu'il attend depuis neuf mois la délivrance d'un titre de résident et que va lui être délivré un 7ème récépissé le 1er décembre 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme C pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. L'article L. 521-2 du code de justice administrative prévoit que : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures. ". Et en vertu de l'article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut rejeter une requête par une ordonnance motivée, sans instruction contradictoire ni audience publique, lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée. Enfin, aux termes du premier alinéa de l'article R. 522-1 dudit code : " La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit () justifier de l'urgence de l'affaire. ". D'autre part, aux termes de l'article L. 511-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés statue par des mesures qui présentent un caractère provisoire () ".
2. M. A soutient qu'il est marié avec une ressortissante française depuis le 18 décembre 2021, qu'il réside en France depuis trois ans, qu'il est porté atteinte à " son droit à la vie, à la sureté, à l'intégrité et à la liberté " dès lors qu'il attend depuis neuf mois la délivrance d'un titre de résident et que va lui être délivré un 7 ème récépissé le 1er décembre 2022. Ainsi que rappelé ci-dessus, il n'appartient pas au juge des référés saisi sur ce fondement, qui ne peut qu'ordonner des mesures à caractère provisoire, d'adresser une telle injonction au préfet, la délivrance d'un titre de séjour ne présentant pas le caractère d'une mesure provisoire. Les conclusions présentées par M. A étant manifestement irrecevables, elles ne peuvent qu'être rejetées selon la procédure prévue à l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.
Copie en sera adressée au préfet des Alpes-Maritimes.
Fait à Nice le 10 octobre 2022.
La juge des référés
signé
V. C
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne et à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
ou par délégation la greffière
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