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AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2205341

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2205341

mercredi 30 avril 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2205341
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation4ème Chambre
Avocat requérantFIORENTINO

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par Mme B d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Cagnes-sur-Mer du 27 juin 2022 s’opposant à sa déclaration préalable de lotissement. La requérante a finalement déclaré se désister purement et simplement de sa requête, désistement accepté par la commune. Par un jugement du 30 avril 2025, la 4ème chambre a donné acte de ce désistement et rejeté les conclusions de la commune au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Aucun texte de fond n’a été appliqué au-delà des dispositions procédurales du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés les 8 novembre 2022, 10 février et 6 mars 2023, Mme A B, représentée par Me Aubry, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'annuler l'arrêté du 27 juin 2022 par lequel le maire de Cagnes-sur-Mer s'est opposé à la déclaration préalable de travaux qu'elle a déposée en vue de procéder au lotissement de la parcelle cadastrée section AA n° 20, ensemble la décision implicite rejetant son recours gracieux ;

2°) d'enjoindre au maire de Cagnes-sur-Mer de lui délivrer la décision de non-opposition à déclaration préalable sollicitée dans un délai de 15 jours à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de condamner la commune de Cagnes-sur-Mer à lui verser une indemnité de 5 000 euros en réparation du préjudice qu'elle estime avoir subi en raison des fautes commises par la commune ;

4°) de mettre à la charge de la commune de Cagnes-sur-Mer la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la décision attaquée, qui doit s'analyser comme une décision de retrait d'une décision de non-opposition implicite, est entachée d'un vice de procédure en l'absence de procédure contradictoire préalable ;

- elle est entachée d'un défaut de motivation ;

- les motifs fondant le refus sont entachés d'illégalité dès lors que le projet en litige ne prévoit pas la création ou l'aménagement de voies, d'espaces ou d'équipements communs à plusieurs lots ;

- le projet ne nécessitait pas la consultation du gestionnaire de voirie ;

- le motif de refus tiré de la dangerosité du débouché sur le domaine public est entaché d'illégalité dès lors qu'il relève de la police de la circulation ;

- la décision attaquée est entachée d'illégalité dès lors que les avis sur lesquels elle se fonde sont entachés d'une dénaturation des pièces de la demande ;

- le projet aurait dû faire l'objet d'une décision de non-opposition assortie de simples prescriptions ;

- l'illégalité de la décision attaquée lui a causé un préjudice à hauteur de 5 000 euros.

Par des mémoires en défense, enregistrés les 23 janvier, 28 février et 17 mars 2023, la commune de Cagnes-sur-Mer, représentée par Me Fiorentino, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 2 000 euros soit mise à la charge de la requérante au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :

- la décision est légalement justifiée par un motif autre que ceux initialement indiqués et fondé sur la situation existant à la date de cette décision, tiré de la situation de compétence liée dans laquelle était le maire pour s'opposer à la déclaration préalable de travaux en litige dès lors que le projet était soumis à l'obligation d'obtenir un permis d'aménager ;

- elle est légalement justifiée par un motif autre que ceux initialement indiqués et fondé sur la situation existant à la date de cette décision, tiré de la méconnaissance de l'article 16 des dispositions générales du plan local d'urbanisme métropolitain ;

- les conclusions indemnitaires présentées par la requérante sont irrecevables en l'absence de demande indemnitaire préalable ;

- les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.

Par ordonnance du 20 mars 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 15 avril 2023.

Par un mémoire, enregistré le 11 mars 2025, Mme B déclare se désister de sa requête.

Par un mémoire, enregistré le 20 mars 2025, la commune de Cagnes-sur-Mer déclare accepter ce désistement et demande qu'une somme de 2 000 euros soit mise à la charge de la requérante au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Soler,

- et les conclusions de M. Beyls, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B est propriétaire de la parcelle cadastrée section AA n° 20 située sur le territoire de la commune de Cagnes-sur-Mer. Elle a déposé, le 2 mai 2022, une déclaration préalable de travaux en vue de procéder au lotissement de sa parcelle. Par un arrêté du 27 juin 2022, le maire de Cagnes-sur-Mer s'est opposé à cette déclaration préalable. Par un courrier, reçu le 11 août 2022 par la commune, Mme B a formé un recours gracieux contre cet arrêté. Aucune réponse n'a été apportée à sa demande. Par sa requête, Mme B demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 27 juin 2022, ensemble la décision implicite rejetant son recours gracieux.

2. Par un mémoire, enregistré le 11 mars 2025, Mme B déclare se désister de sa requête. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de la commune de Cagnes-sur-Mer présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : Il est donné acte à Mme B du désistement de sa requête.

Article 2 : Les conclusions de la commune de Cagnes-sur-Mer présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et à la commune de Cagnes-sur-Mer.

Délibéré après l'audience du 26 mars 2025, à laquelle siégeaient :

M. Myara, président,

Mme Soler, première conseillère,

M. Garcia, conseiller,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 avril 2025.

La rapporteure,

Signé

N. SOLER

Le président,

signé

A. MYARALe greffier,

Signé

D. CREMIEUX

La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour le greffier en chef,

Ou par délégation la greffière,

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