mercredi 30 avril 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2205341 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | FIORENTINO |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 8 novembre 2022, 10 février et 6 mars 2023, Mme A B, représentée par Me Aubry, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler l'arrêté du 27 juin 2022 par lequel le maire de Cagnes-sur-Mer s'est opposé à la déclaration préalable de travaux qu'elle a déposée en vue de procéder au lotissement de la parcelle cadastrée section AA n° 20, ensemble la décision implicite rejetant son recours gracieux ;
2°) d'enjoindre au maire de Cagnes-sur-Mer de lui délivrer la décision de non-opposition à déclaration préalable sollicitée dans un délai de 15 jours à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de condamner la commune de Cagnes-sur-Mer à lui verser une indemnité de 5 000 euros en réparation du préjudice qu'elle estime avoir subi en raison des fautes commises par la commune ;
4°) de mettre à la charge de la commune de Cagnes-sur-Mer la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision attaquée, qui doit s'analyser comme une décision de retrait d'une décision de non-opposition implicite, est entachée d'un vice de procédure en l'absence de procédure contradictoire préalable ;
- elle est entachée d'un défaut de motivation ;
- les motifs fondant le refus sont entachés d'illégalité dès lors que le projet en litige ne prévoit pas la création ou l'aménagement de voies, d'espaces ou d'équipements communs à plusieurs lots ;
- le projet ne nécessitait pas la consultation du gestionnaire de voirie ;
- le motif de refus tiré de la dangerosité du débouché sur le domaine public est entaché d'illégalité dès lors qu'il relève de la police de la circulation ;
- la décision attaquée est entachée d'illégalité dès lors que les avis sur lesquels elle se fonde sont entachés d'une dénaturation des pièces de la demande ;
- le projet aurait dû faire l'objet d'une décision de non-opposition assortie de simples prescriptions ;
- l'illégalité de la décision attaquée lui a causé un préjudice à hauteur de 5 000 euros.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 23 janvier, 28 février et 17 mars 2023, la commune de Cagnes-sur-Mer, représentée par Me Fiorentino, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 2 000 euros soit mise à la charge de la requérante au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- la décision est légalement justifiée par un motif autre que ceux initialement indiqués et fondé sur la situation existant à la date de cette décision, tiré de la situation de compétence liée dans laquelle était le maire pour s'opposer à la déclaration préalable de travaux en litige dès lors que le projet était soumis à l'obligation d'obtenir un permis d'aménager ;
- elle est légalement justifiée par un motif autre que ceux initialement indiqués et fondé sur la situation existant à la date de cette décision, tiré de la méconnaissance de l'article 16 des dispositions générales du plan local d'urbanisme métropolitain ;
- les conclusions indemnitaires présentées par la requérante sont irrecevables en l'absence de demande indemnitaire préalable ;
- les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.
Par ordonnance du 20 mars 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 15 avril 2023.
Par un mémoire, enregistré le 11 mars 2025, Mme B déclare se désister de sa requête.
Par un mémoire, enregistré le 20 mars 2025, la commune de Cagnes-sur-Mer déclare accepter ce désistement et demande qu'une somme de 2 000 euros soit mise à la charge de la requérante au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Soler,
- et les conclusions de M. Beyls, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B est propriétaire de la parcelle cadastrée section AA n° 20 située sur le territoire de la commune de Cagnes-sur-Mer. Elle a déposé, le 2 mai 2022, une déclaration préalable de travaux en vue de procéder au lotissement de sa parcelle. Par un arrêté du 27 juin 2022, le maire de Cagnes-sur-Mer s'est opposé à cette déclaration préalable. Par un courrier, reçu le 11 août 2022 par la commune, Mme B a formé un recours gracieux contre cet arrêté. Aucune réponse n'a été apportée à sa demande. Par sa requête, Mme B demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 27 juin 2022, ensemble la décision implicite rejetant son recours gracieux.
2. Par un mémoire, enregistré le 11 mars 2025, Mme B déclare se désister de sa requête. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de la commune de Cagnes-sur-Mer présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Il est donné acte à Mme B du désistement de sa requête.
Article 2 : Les conclusions de la commune de Cagnes-sur-Mer présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et à la commune de Cagnes-sur-Mer.
Délibéré après l'audience du 26 mars 2025, à laquelle siégeaient :
M. Myara, président,
Mme Soler, première conseillère,
M. Garcia, conseiller,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 avril 2025.
La rapporteure,
Signé
N. SOLER
Le président,
signé
A. MYARALe greffier,
Signé
D. CREMIEUX
La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
Ou par délégation la greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026