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AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2205618

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2205618

mardi 14 janvier 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2205618
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation6ème chambre

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Nice a rejeté la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, qui demandait l'annulation de la décision implicite du préfet des Alpes-Maritimes refusant son admission au séjour. Le tribunal a considéré que les circonstances invoquées (résidence stable, présence de sa fille en situation régulière, ressources suffisantes) n'ouvraient pas droit au séjour et que la décision n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. La demande a été rejetée sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 25 novembre 2022, Mme B A, représentée par Me Darmon, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision implicite par laquelle le préfet des Alpes-Maritimes a rejeté sa demande de d'admission au séjour ;

2°) d'enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer un titre de séjour " vie privée et familiale " sous astreinte de cent euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- elle justifie d'une résidence stable sur le territoire français ; elle dispose de ressources suffisantes, sa fille réside régulièrement en France ;

- la décision attaquée est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Le rapport de M. Soli a été entendu au cours de l'audience publique du 17 décembre 2024.

Considérant ce qui suit :

1. Mme A, ressortissante ivoirienne demande au tribunal d'annuler la décision implicite née le 15 septembre 2022, par laquelle le préfet des Alpes-Maritimes a opposé un rejet à sa demande d'admission au séjour.

2. En premier lieu, si la requérante fait valoir qu'elle dispose d'une résidence stable en France, que sa fille réside régulièrement sur le territoire et qu'elle dispose de ressources suffisantes, ces circonstances, à les supposer établies, ne sont pas de nature à lui ouvrir un droit au séjour.

3. En second lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que la décision attaquée serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

4. Il résulte de ce qui précéde que la requête de Mme A doit être rejetée en toutes ses conclusions.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : Le jugement sera notifié à Mme B A et au préfet des Alpes-Maritimes.

Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur.

Délibéré après l'audience du 17 décembre 2024, à laquelle siégeaient :

M. Soli, président,

Mme Gazeau, première conseillère,

Mme Guilbert, première conseillère,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 janvier 2025.

Le Président-rapporteur,

signé

P. Soli

L'assesseure la plus ancienne,

signé

D. Gazeau La greffière,

signé

C. Ravera

La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier en chef,

Ou par délégation, la greffière

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