lundi 8 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2206058 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | SCP BERLINER DUTERTRE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire, respectivement enregistrés les 23 décembre 2022 et 11 janvier 2023, le syndicat des copropriétaires de la résidence " Les Arboulets ", pris en la personne de son syndic en exercice, MetA, représenté par Me Barbaro, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté n° PC 06120 21 P0016 du 8 juillet 2022 par lequel le maire de la commune de Saint-Etienne-de-Tinée (06660) a délivré un permis de construire au profit de la société civile de construction-vente Immalliance Montagne en vue de la réalisation d'un bâtiment d'habitation en R+2 de vingt-cinq logements, sur un terrain cadastré section AA n°0068, sis Route de Nabinas, à Auron Ouest, sur le territoire de la commune, ensemble la décision du 4 novembre 2022 par laquelle le maire de ladite commune a rejeté son recours gracieux du 6 septembre 2022 dirigé à l'encontre de l'arrêté en litige ;
2°) de mettre à la charge de la commune de de Saint-Etienne-de-Tinée la somme de 3 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 14 septembre 2023, la commune de Saint-Etienne-de-Tinée, prise en la personne de son maire en exercice et représentée par Me Pozzo di Borgo, conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge du syndicat des copropriétaires de la résidence " Les Arboulets " de la somme de 2 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire, enregistré le 14 février 2024, le syndicat des copropriétaires de la résidence " Les Arboulets ", qui indique qu'un protocole d'accord transactionnel a été conclu entre les parties à l'instance et que chacune d'elle conservera à sa charge ses frais et honoraires d'avocat, a déclaré par suite se désister purement et simplement des conclusions de sa requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements ; () 5 Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ; () ".
Sur le désistement :
2.Par la présente requête, le syndicat des copropriétaires de la résidence " les Arboulets " demandait initialement au tribunal d'annuler l'arrêté du 8 juillet 2022 par lequel le maire de la commune de Saint-Etienne-de-Tinée (Alpes-Maritimes) a délivré un permis de construire au profit de la société civile de construction-vente Immalliance Montagne en vue de la réalisation d'un bâtiment d'habitation de vingt-cinq logements, sur un terrain sis Route de Nabinas, à Auron Ouest, sur le territoire de la commune, ainsi que la décision du 4 novembre 2022 par laquelle le maire de ladite commune a rejeté son recours gracieux du 6 septembre 2022 dirigé à l'encontre de l'arrêté en litige. Par un mémoire, enregistré le 14 février 2024, le syndicat requérant a déclaré se désister de l'ensemble des conclusions de sa requête. Ce désistement d'instance et d'action est pur et simple. Rien ne s'oppose dès lors à ce qu'il en soit donné acte.
Sur les conclusions de la commune de Saint-Etienne-de-Tinée présentées sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative:
3.Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions présentées par la commune de Saint-Etienne-de-Tinée au titre des frais exposés par celle-ci et non compris dans les dépens.
ORDONNE :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête du syndicat des copropriétaires de la résidence " Les Arboulets ".
Article 2 : Les conclusions de la commune de Saint-Etienne-de-Tinée présentées au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée au syndicat des copropriétaires de la résidence " Les Arboulets ", à la commune de Saint-Etienne de Tinée et à la société civile de construction vente Immalliance Montagne.
Fait à Nice, le 8 avril 2024.
Le président de la 2ème chambre,
signé
F. Silvestre-Toussaint-Fortesa
La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
Ou, par délégation, la greffière.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026