LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2300663

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2300663

lundi 14 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2300663
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationMagistrat Mme POUGET

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme B, qui demandait l'annulation de la décision de la commission de recours amiable de la CAF des Alpes-Maritimes lui ayant accordé une remise partielle de 50 % sur un indu de prime d'activité de 1 518,13 euros, ainsi qu'une remise totale de sa dette. Statuant en plein contentieux sur le fondement des articles L. 845-3 et R. 846-5 du code de la sécurité sociale, le tribunal a estimé que la requérante, qui avait commis une erreur dans la déclaration des ressources de son époux, ne justifiait pas d'une situation de précarité suffisante pour justifier une remise totale. La solution retenue est le rejet de la requête.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 9 février 2023, Mme A B doit être regardée comme demandant au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 9 décembre 2022 par laquelle la commission de recours amiable lui a accordé une remise partielle de sa dette concernant un indu de prime d'activité, d'un montant de 1 518,13 euros pour la période allant de décembre 2021 à avril 2022 inclus ;

2°) de lui accorder une remise totale de sa dette.

Elle soutient qu'elle est dans une situation très précaire.

Par un mémoire en défense, enregistré le 10 mai 2023, la caisse d'allocations familiales des Alpes-Maritimes, représenté par son directeur général en exercice, conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Vu :

- le code de la sécurité sociale ;

- le code de justice administrative ;

La présidente du tribunal a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

A été entendu au cours de l'audience publique, le rapport de Mme Pouget, présidente.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience en application de l'article R. 772-9 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Par la présente requête, Mme B doit être regardée comme demandant au tribunal d'annuler la décision du 9 décembre 2022 par laquelle la commission de recours amiable lui a accordé une remise partielle de sa dette concernant un indu de prime d'activité, d'un montant de 1 518,13 euros pour la période allant de décembre 2021 à avril 2022 inclus, et de lui accorder une remise totale de sa dette.

2. Aux termes de l'article L. 842-1 du code de la sécurité sociale : " Toute personne résidant en France de manière stable et effective qui perçoit des revenus tirés d'une activité professionnelle a droit à une prime d'activité, dans les conditions définies au présent titre ". Aux termes de l'article L. 843-1 du même code : " La prime d'activité est attribuée, servie et contrôlée, pour le compte de l'Etat, par les caisses d'allocations familiales et par les caisses de mutualité sociale agricole pour leurs ressortissants ". Aux termes de l'article R. 846-5 du même code : " Le bénéficiaire de la prime d'activité est tenu de faire connaître à l'organisme chargé du service de la prestation toutes informations nécessaires à l'établissement et au calcul des droits, relatives à sa résidence, à sa situation de famille, aux activités, aux ressources et aux biens des membres du foyer () ".

3. Aux termes de l'article L. 845-3 de ce même code : " Tout paiement indu de revenu de prime d'activité est récupéré par l'organisme chargé de son service () / La créance peut être remise ou réduite par l'organisme mentionné au premier alinéa du présent article, en cas de bonne foi ou de précarité de la situation du débiteur, sauf si cette créance résulte d'une manœuvre frauduleuse ou d'une fausse déclaration ". Il résulte des dispositions de ce dernier texte qu'un allocataire ne peut bénéficier d'une remise gracieuse de la dette résultant d'un paiement indu d'allocations que s'il remplit les conditions, cumulatives, de bonne foi et de précarité.

4. Lorsqu'il statue sur un recours dirigé contre une décision refusant ou ne faisant que partiellement droit à une demande de remise gracieuse d'un indu de prime d'activité, il appartient au juge administratif, eu égard tant à la finalité de son intervention qu'à sa qualité de juge de plein contentieux, non de se prononcer sur les éventuels vices propres de la décision attaquée, mais d'examiner si une remise gracieuse totale ou partielle est susceptible d'être accordée, en se prononçant lui-même sur la demande au regard des dispositions applicables et des circonstances de fait dont il est justifié par l'une et l'autre parties à la date de sa propre décision.

5. Il résulte de l'instruction que Mme B, étant connue des services de la caisse d'allocations familiales des Alpes-Maritimes en tant que personne mariée, avec deux enfants qui ne sont plus à charge, salariée, et dont l'époux est retraité, a bénéficié de la prime d'activité à compter de sa demande formée en décembre 2021. A la suite d'un réexamen de son dossier, il est apparu que l'intéressée avait commis une erreur dans la déclaration des ressources de son époux, en indiquant qu'il percevait des revenus salariés au lieu d'une pension de retraite, laquelle n'est pas sujette à bonification, contrairement aux revenus salariés. La caisse d'allocations familiales des Alpes-Maritimes lui a notifié un indu de prime d'activité, d'un montant de 1 518,13 euros, pour la période allant de décembre 2021 à avril 2022 inclus. Par une décision du 9 décembre 2022, la commission de recours amiable a accordé à la requérante une remise partielle de sa dette à hauteur de 50%.

6. Mme B soutient qu'elle est dans une situation précaire l'empêchant de rembourser sa dette malgré la remise partielle accordée. Elle indique être à découvert, en situation de surendettement et avoir deux enfants adultes à charge sans emploi. Toutefois, elle ne verse au débat aucune pièce de nature à établir qu'elle serait dans une situation de précarité telle qu'elle aurait dû bénéficier d'une remise totale de sa dette.

7. Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme B doit être rejetée.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et au ministre des solidarités, de l'autonomie et de l'égalité entre les femmes et les hommes.

Copie en sera adressée au directeur général de la caisse d'allocations familiales des Alpes-Maritimes.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 octobre 2024.

La présidente,La greffière,

signésigné

M. C

La République mande et ordonne au ministre des solidarités, de l'autonomie et des personnes handicapées en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Pour expédition conforme,

Le greffier en chef,

Ou par délégation, la greffière,

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions